Cat.-5d

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Catéchisme en Images

Catéchisme en Images (1908), en français (Cat-5d)


 

Pages 50 à 66 (Partie 4 de 4)


 

A- Catéchisme en Images, pages 01 à 15: Cliquez ici

B- Catéchisme en Images, pages 16 à 32: Cliquez ici

C- Catéchisme en Images, pages 33 à 49: Cliquez ici

D- Catéchisme en Images, pages 50 à 66: Page actuelle

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 50

Texte PDF no.50

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LES COMMANDEMENTS

Troisième Commandement de l’Eglise :
Tous tes péchés confesseras, A tout le moins une fois l’an.

Quatrième Commandement de l’Eglise :
Ton Créateur tu recevras, Au moins à Pâques humblement.

 

1. Le troisième commandement de l’Eglise nous ordonne de nous confesser au moins une fois chaque année avec les dispositions nécessaires.

 

Exposé de la Doctrine

2. C’est un péché mortel de laisser passer une année entière sans se confesser, parce que c’est désobéir à l’Eglise en matière grave.

3. Celui qui ferait une mauvaise confession ne satisferait pas au précepte de la confession annuelle, parce que Jésus-Christ et l’Eglise n’ordonne pas seulement qu’on se confesse, mais encore qu’on fasse une bonne confession.

4. Il est à propos de faire cette confession dans le Carême, afin qu’elle serve de préparation à la communion pascale.

5. On doit commencer à se confesser quand on est capable d’offenser Dieu mortellement, c’est-à-dire vers l’âge de 7 ans.

6. Par le quatrième commandement, l’Eglise ordonne à tous les fidèles qui ont atteint l’âge de discrétion de communier au moins une fois chaque année au temps de Pâques.

7. Il faut faire la communion pascale dans sa paroisse, à moins qu’on n’ait la permission de le faire ailleurs.

8. C’est un grand péché de ne pas communier à Pâques, car c’est désobéir à Dieu en matière grave, mépriser le plus grand bienfait de Dieu et scandaliser le prochain.

9. Quand l’Eglise ordonne de se confesser au moins une fois l’an, et de communier au moins à Pâques, elle nous fait entendre qu’elle désire que les fidèles se confessent et communient plus d’une fois l’an.

10. L’Eglise le désire, parce qu’il est difficile de vivre chrétiennement si l’on ne se confesse et si l’on ne communie qu’une fois l’an. Elle conseille même à tous les fidèles de communier chaque jour.

 

Explication du Tableau

11. En haut du tableau, à droite, nous voyons s’ouvrir la série des fêtes que l’Eglise recommande aux chrétiens de sanctifier par la réception des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie. Ces jours sont : la Pentecôte, la Sainte Trinité, la Fête-Dieu, saint Pierre et saint Paul, l’Assomption, la Nativité de la Sainte Vierge, le Saint Rosaire, la Toussaint, la Commémoration des fidèles trépassés, l’Immaculée Conception, Noël, l’Epiphanie et la Présentation.

12. A gauche, on voit la Porte du Carême, que l’Eglise ouvre aux bons chrétiens pour les préparer par la prière et la pénitence à la confession et à la communion pascale. Tous les chrétiens ne se rendent pas à l’appel de l’Eglise : un grand nombre préfèrent les plaisirs du monde à l’accomplissement des devoirs religieux.

13. Nous voyons, au centre du tableau, un bal où se rendent ceux qui font passer les divertissements du monde avant le soin de leur salut.

14. Au-dessus de la Porte du Carême se trouve un confessionnal où des fidèles, se confessant, reçoivent le pardon de leurs fautes, recouvrent la paix de leur âme et l’amitié de Dieu. Du haut de la croix, qui s’élève au-dessus du confessionnal, Jésus-Christ leur applique les mérites de son sang et de sa mort. A droite du confessionnal, on voit des fidèles qui remplissent le devoir de la communion pascale, et qui reçoivent, avec la sainte Eucharistie, le gage de la vie éternelle. Aussi se dirigent-ils, après avoir communié, vers Jésus montant au ciel, comme pour prendre possession du bonheur qu’il leur a promis en disant : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle. »

15. Nous voyons, au bas du tableau, dans l’angle de droite, des Israélites réunis autour d’une table pour manger l’agneau pascal. Au-dessus d’eux, un ange, armé d’une épée flamboyante, s’élance pour aller frapper de mort les premiers-nés des Egyptiens. De même que les Israélites qui marquèrent leurs portes du sang de l’agneau pascal et se nourrirent de sa chair furent épargnés par l’ange exterminateur, de même les chrétiens qui, par le sacrement de Pénitence, purifient leurs âmes dans le sang de Jésus-Christ, et qui, dans l’Eucharistie, se nourrissent de sa chair, éviteront la mort éternelle de l’enfer.

16. On s’est toujours confessé dans l’Eglise, même du temps des apôtres. Dans l’angle de gauche, nous voyons des chrétiens venir tout à tour se confesser à saint Paul ; c’est ce qui arriva à Ephèse lorsque plusieurs de ceux qui avaient cru à la prédication de saint Paul vinrent confesser ce qu’ils avaient fait.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 51

Texte PDF no.51

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LES COMMANDEMENTS

Cinquième Commandement de l’Eglise :
Quatre-Temps, vigile jeûneras, Et le Carême entièrement.

Sixième Commandement de l’Eglise :
Vendredi chair ne mangeras Ni jours défendus mêmement.

1. Le cinquième commandement de l’Eglise nous ordonne de jeûner le Carême, les Quatre-Temps et les veilles de certaines fêtes.

2. Jeûner, c’est ne faire par jour qu’un seul repas, auquel on peut ajouter une légère collation.

3. Le repas doit se faire à midi et la collation le soir ; ou bien on peut faire la collation vers midi, et dîner le soir.

4. Le jeûne entraîne souvent l’obligation de l’abstinence.

5. L’abstinence consiste à ne pas faire usage d’aliments gras, tels que viandes, bouillon, etc., défendus par l’Eglise à certains jours : mercredi des Cendres, samedis de Carême, Quatre-Temps et Vigiles, et tous les vendredis de l’année (1).

6. Ceux qui ne sont pas tenus au jeûne doivent garder l’abstinence, aussi bien les jours de jeûne que les autres jours fixés par l’Eglise.

7. Tous ceux qui ont vingt et un ans accomplis sont obligés de jeûner.

8. L’Eglise dispense de cette obligation les malades et ceux à qui la vieillesse ou des travaux trop pénibles ne permettent pas de jeûner.

9. Le Carême est un jeûne de quarante jours qui précède la fête de Pâques. Il a été institué : 1° pour honorer le jeûne de Jésus-Christ dans le désert ; 2° pour nous faire expier nos péchés ; 3° pour nous préparer par la pénitence à célébrer dignement la fête de Pâques.

10. Le sixième commandement de l’Eglise nous défend d’user, sans nécessité ou sans permission, d’aliments gras le vendredi, sous peine de péché mortel.

11. L’Eglise a établi l’abstinence du vendredi pour honorer la mort de Notre-Seigneur et pour nous rappeler chaque semaine la nécessité de faire pénitence.

 

Explication du Tableau

12. Vers le haut de ce tableau, nous voyons Notre-Seigneur Jésus-Christ tenté par le démon dans le désert, après qu’il eût jeûné quarante jours et quarante nuits. « Si vous êtes le Fils de Dieu, commandez que ces pierres se changent en pain. » Jésus répondit : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu. »

13. A droite, un prêtre met des cendres sur la tête des fidèles le premier jour du Carême, en disant à chacun : « Souviens-toi, ô homme, que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière. »

14. L’Eglise a institué le jeûne des Quatre-Temps : 1° pour consacrer à Dieu, par la pénitence, toutes les saisons de l’année ; 3° pour appeler les grâces de Dieu sur les ministres de l’Eglise, qui reçoivent l’ordination habituellement le samedi des Quatre-Temps.

    A gauche, aux Quatre-Temps d’été, est représentée l’ordination des sous-diacres. En descendant, aux Quatre-Temps d’automne, est représentée l’ordination des diacres. En bas, aux Quatre-Temps d’hiver, est représentée l’imposition des mains dans l’ordination des prêtres. Plus haut, à droite, aux Quatre-Temps de printemps, est représentée la consécration des mains dans l’ordination des prêtres.

15. Par Vigile, il faut entendre un jour d’abstinence et de jeûne qui précède certaines fêtes. L’Eglise a institué les Vigiles pour nous disposer, par la mortification, aux fêtes qui les suivent.

16. Les Vigiles sont indiquées ici par des médaillons rectangulaires ou ronds. Les premiers indiquent les Vigiles anciennement obligatoires en France ; les seconds marquent les Vigiles qui n’obligeaient pas en France.

17. Les Vigiles obligatoires actuellement dans l’Eglise entière sont celles de la Pentecôte, de l’Assomption, de la Toussaint et de Noël.

18. En haut du tableau, à droite, nous voyons le vieillard Eléazar, un des plus illustres Israélites qui périrent durant la persécution d’Antiochus. On le pressait de manger des viandes défendues par la loi, et on voulait l’y contraindre en lui ouvrant la bouche de force.

19. Le haut de ce tableau représente un festin dans lequel on sert de la viande un jour de vendredi. Au centre, nous voyons des personnes des deux sexes prendre part à un bal en temps de Carême, Plus bas, on voit l’enfer, dans lequel tombent ces mêmes personnages.

20. En bas de ce tableau, dans l’angle de gauche, le prophète Jonas prédit la ruine de Ninive.

21. Dans l’angle de droite, on voit saint Jean-Baptiste prêchant la pénitence aux Juifs, pour les disposer à recevoir les grâces de salut que Jésus-Christ devait leur apporter. « Faites pénitence, disait-il, car le royaume des cieux est proche. »

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(I) L’abstinence des samedis de Carême est souvent reportée dans les diocèses à un autre jour.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 52

Texte PDF no.52

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LA PRIÈRE

DE LA PRIÈRE EN GÉNÉRAL

 

1. La prière est une élévation de notre âme vers Dieu pour lui rendre nos devoirs et lui demander ses grâces.

2. Les principaux devoirs que nous devons rendre à Dieu dans la prière sont : l’adoration, la louange, l’amour et l’action de grâce.

3. Nous sommes obligés de prier : 1° parce que Dieu l’a commandé dans tous les temps ; 2° parce que Jésus-Christ, dans l’Evangile, nous a enseigné à prier par ses paroles et par ses exemples ; 3° parce que nous avons continuellement besoin du secours de Dieu.

4. Il y a deux sortes de prières : la prière vocale et la prière mentale.

5. La prière vocale est celle qui se fait en employant des paroles.

6. La prière mentale, qu’on appelle aussi méditation, est celle qui ne se fait qu’en esprit, sans employer de paroles.

7. La méditation est un des exercices les plus utiles de la vie chrétienne : en nous portant à réfléchir sur les vérités de la religion, elle nous les fait goûter davantage et nous rend plus fervent dans l’accomplissement de tous nos devoirs.

8. Il faut prier pour soi-même, pour ses parents, pour ses supérieurs, pour tous les hommes et même pour ses ennemis.

9. Nous devons aussi prier pour les âmes du Purgatoire, afin qu’elles soient bientôt délivrées de leurs peines et admises à jouir du bonheur céleste.

10. Quand nos prières sont bien faites, Dieu les exauce toujours, mais de la manière et dans le temps qu’il juge convenable.

11. C’est Jésus-Christ lui-même qui nous a donné cette assurance en disant : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera. »

12. Nous devons demander dans nos prières ce qui a rapport à la gloire de Dieu, à notre salut et au salut du prochain.

13. On peut demander des biens temporels, comme la santé, le succès dans les entreprises, etc., pourvu qu’on les demande pour une bonne fin et avec soumission à la volonté de Dieu.

14. Il faut prier souvent, mais surtout le matin et le soir, avant et après les repas, avant le travail, quand on se trouve en quelque danger, ou en butte aux tentations.

15. C’est Jésus-Christ qui nous a recommandé de prier souvent, lorsqu’il a dit: « Il faut toujours prier et ne jamais se lasser. » On prie continuellement : 1° en élevant souvent son esprit et son cœur vers Dieu ; 2° en faisant toutes ses actions en vue de plaire à Dieu.

16. Il est bon de réciter les prières en commun dans les familles, parce que c’est le meilleur moyen d’honorer Dieu, d’attirer ses bénédictions sur les familles et d’élever chrétiennement les enfants. Jésus-Christ a dit que si deux ou trois personnes s’assemblent en son nom pour prier, il sera au milieu d’elles.

17. Il faut prier avec attention, humilité confiance et persévérance.

18. Prier avec attention, c’est prier en pensant à qui l’on parle et à ce qu’on lui dit.

19. Prier avec humilité, c’est reconnaître que nous ne sommes que néant devant Dieu, et que nous ne pouvons rien que par son secours.

20. Prier avec confiance, c’est avoir la ferme assurance que Dieu nous exaucera, selon sa promesse.

21. Prier avec persévérance, c’est de ne pas se lasser de prier, jusqu’à ce qu’on ait obtenu l’effet de sa demande.

22. Nous devons prier au nom de Jésus-Christ, parce que nos prières ne sont exaucées qu’à cause des mérites de Jésus-Christ.

 

Explication du Tableau

23. Ce tableau représente, dans sa partie centrale, Moïse priant sur une colline pendant que, dans la plaine, les Israélites combattaient contre les Amalécites. Lorsque Moïse tenait les mains élevées, Israël était victorieux ; mais lorsqu’il les abaissait un peu, Amalec avait l’avantage.

24. Ce tableau nous offre plusieurs exemples de la prière faite en commun dans les familles. En haut, à gauche, une famille chrétienne récite en commun, devant un crucifix et une image de la Sainte Vierge, la prière du matin et du soir. A droite, tous les membres d’une famille récitent, en commun, la prière avant le repas. En bas, à gauche, tous les membres d’une famille prient, en commun, avant le travail.

25. Ce tableau nous montre, en bas, à droite, le modèle d’une prière attentive dans la personne de saint Antoine. Les yeux constamment fixés sur le Crucifix, il prie avec ferveur pendant que les démons, sous toutes sortes de formes, cherchent à le distraire et à le porter au mal.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 53

Texte PDF no.53

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LA PRIÈRE

L’ORAISON DOMINICALE

 

Explication du Tableau

1. Le sujet de ce tableau est l’Oraison dominicale, ou prière du Seigneur. On l’appelle ainsi, parce que c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même qui nous l’a enseignée.

2. L’Oraison dominicale renferme une courte préface et sept demandes.
Dans les trois premières, nous demandons à Dieu ce qui contribue à sa gloire ; nous demandons à Dieu ce qui contribue à sa gloire ; dans les quatre dernières, nous demandons ce qui contribue à notre bonheur spirituel et temporel.

3. La préface de l’Oraison dominicale, Notre Père qui êtes aux cieux, est représentée dans le haut de ce tableau par le ciel, où Dieu manifeste sa gloire aux anges et aux saints.

4. L’Oraison dominicale commence par ces mots : Notre Père, pour nous rappeler que nous sommes les enfants de Dieu et qu’en cette qualité nous devons prier avec confiance et amour.

5. Nous ajoutons : Qui êtes aux cieux, pour nous exciter à prier avec respect, en pensant que nous parlons à celui qui est le souverain Maître du ciel et de la terre.

6. Première demande : Que votre nom soit sanctifié. Par ces paroles, nous demandons que Dieu soit connu et servi par tous les hommes.

7. Cette demande est représentée à gauche du tableau par la guérison d’un boiteux, à qui saint Pierre dit : « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. » Par ces paroles, suivies de la guérison du boiteux, saint Pierre a sanctifié le nom de Dieu en faisant connaître la sainteté et le pouvoir divin du nom de Jésus-Christ.

8. Deuxième demande : Que votre règne arrive. Par ces paroles, nous demandons à Dieu : 1° qu’il règne dans nos cœurs par sa grâce ; 2° qu’il nous fasse régner avec lui dans le ciel ; 3° que tous les peuples et ceux qui les gouvernent soient soumis à Dieu et à Notre-Seigneur Jésus-Christ, son Fils.

9. Cette demande est représentée, à droite par Tobie qui prédit l’avènement du règne de Dieu dans l’Eglise en disant : « Jérusalem, tu brilleras d’une lumière éclatante ; les nations adoreront en toi le Seigneur et considéreront ta terre comme une terre sainte. »

10. Troisième demande : Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Par ces paroles, nous demandons à Dieu la grâce de lui obéir sur la terre comme les anges lui obéissent dans le ciel.

11. Cette demande est représentée, au centre du tableau, par Jésus disant à son Père pendant son agonie : Mon Père, que ce calice s’éloigne de moi ; cependant, que votre volonté soit faite et non pas la mienne. »

12. Quatrième demande : Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour. Par ces paroles, nous demandons à Dieu ce qui nous est nécessaire pour la vie du corps et pour celle de l’âme.

13. Les choses qui nous sont nécessaires pour la vie du corps sont : la nourriture, le vêtement et le logement.

14. Jésus-Christ nous ordonne de ne demander que du pain, pour nous avertir de nous contenter du nécessaire, sans demander ni désirer le superflu.

15. Les choses nécessaire pour la vie de l’âme sont : 1° la parole de Dieu ; 2° la grâce habituelle et la grâce actuelle ; 3° la sainte Eucharistie, qui est le « Pain vivant descendu du ciel ».

16. La quatrième demande est représentée, à gauche, par un ange qui apporte un pain au prophète Elie dans le désert.

17. Cinquième demande : Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ces paroles nous apprennent que, si nous voulons que Dieu nous pardonne, nous devons pardonner nous-mêmes les offenses que nous avons reçu de notre prochain.

18. Cette demande est ici représentée : 1° par Jésus-Christ sur la croix, pardonnant à ses bourreaux et au bon larron ; 2° par David, épargnant Saül qui le poursuivait pour le faire mourir.

19. Sixième demande : Ne nous laissez pas succomber à la tentation. La tentation est un mouvement intérieur qui nous porte au péché, et qui est causé en nous par le démon ou par la concupiscence.

20. Dieu permet que nous soyons tentés, pour nous faire connaître notre misère, et pour nous donner lieu d’acquérir des mérites en résistant aux tentations avec le secours de sa grâce.

21. La sixième demande est ici représentée par Jésus, tenté dans le désert par le démon, mais ne succombant pas à la tentation.

22. Septième demande : Mais délivrez-nous du mal. Par ces paroles, nous demandons à Dieu qu’il nous délivre des maux de l’âme et du corps, du péché et de la damnation éternelle.

23. Cette demande est ici représentée par le prophète Daniel, qui fut jeté dans la fosse aux lions et miraculeusement préservé de tout danger.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 54

Texte PDF no.54

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LA PRIÈRE
LA SALUTATION ANGÉLIQUE

 

Explication du Tableau

1. Le sujet de ce tableau est la Salutation angélique, ainsi appelée parce qu’elle commence par les paroles avec lesquelles l’ange salua la Sainte Vierge, en lui annonçant qu’elle serait la mère du Sauveur. Voici ces paroles : Je vous salue (Marie), pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes.

2. Les paroles qui suivent : Et (Jésus) le fruit de vos entrailles est béni, ont été prononcées par sainte Elizabeth. L’Eglise a ajouté l’invocation suivante : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.

3. Les paroles : Je vous salue, Marie, signifiant : Je vous honore, je vous félicite et je me réjouis avec vous de vos glorieux privilèges. Elles sont représentées, dans le haut du tableau, par l’ange Gabriel annonçant à Marie que Dieu l’avait choisie pour être la Mère de son Fils.

4. Les mots : Pleine de grâces, signifient que l’âme de Marie n’a jamais été souillée du péché originel ou du moindre péché actuel, et que, dès le premier moment de son existence, elle a été ornée de la grâce sanctifiante, de toutes les vertus et de tous les dons célestes. Ces paroles sont ici représentées par Marie immaculée dès le premier moment de sa conception.

5. Les paroles : Le Seigneur est avec vous, signifient que Dieu habitait dans l’âme de Marie par sa grâce et dans son corps en y opérant, par sa toute-puissance, le mystère de l’incarnation. Ces paroles sont ici représentées par le Saint-Esprit habitant dans le cœur de Marie comme dans son temple.

6. Les paroles : Vous êtes bénie entre toutes les femmes, signifient que Marie a été élevée au-dessus de toutes les autres femmes, en devenant mère sans cesser d’être vierge, et en mettant au monde un fils qui est Dieu. Ces paroles sont ici représentées par Marie placée au-dessus d’un grand nombre de saintes femmes, et les surpassant toutes en sainteté, en gloire et en puissance. L’une de ces femmes, à droite, tient un glaive à la main : c’est Judith, qui trancha la tête d’Holopherne et, par-là, figura Marie, victorieuse du serpent infernal.

7. Les paroles : Le fruit de vos entrailles est béni, signifient que Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme dans le sein de marie, a été comblé par son Père de bénédictions infinies, et qu’en lui ont été bénies toutes les nations.

    Ces paroles sont représentées, à droite, par sainte Elizabeth, qui les adresse à Marie, et à gauche, par l’Enfant Jésus, qui bénit saint Jean-Baptiste.

8. L’Eglise a ajouté les paroles : Sainte Marie, Mère de Dieu, pour venger Marie de l’impiété de Nestorius, qui lui refusait ce titre glorieux.

    Ces paroles sont ici représentées par Marie, Mère de Dieu, couronnée dans le ciel Reine des anges et des hommes par les trois personnes divines.

9. Nous disons : Priez pour nous, pauvres pécheurs, parce que la Sainte Vierge, qui est pour tous les hommes le canal des grâces de Dieu, est particulièrement l’avocate et le refuge des pécheurs.

    Ces paroles sont ici représentées par Marie, intercédant pour nous auprès de son fils dans le ciel.

10. Nous demandons à Marie de prier pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort, parce que nous avons besoin de son secours pendant toute notre vie, et plus encore au moment de quitter ce monde pour entrer dans l’éternité.

    Ces paroles sont ici représentées par Marie apparaissant à un malade et le protégeant à l’heure de sa mort.

11. Il y a des pratiques de piété dans lesquelles on récite plusieurs fois la Salutation angélique : les principales sont l’Angélus, qu’on récite trois fois le jour, et le Rosaire.

12. Le rosaire se compose de quinze dizaines d’Ave Maria, précédées chacune d’un Pater, et accompagnées de la méditation d’un des quinze principaux mystères ou joyeux, ou glorieux, ou douloureux de Notre-Seigneur et de la Sainte Vierge.

13. Les mystères joyeux sont : l’Annonciation, la Visitation, la Naissance de Notre-Seigneur, sa Présentation au Temple, son Recouvrement au milieu des docteurs.

14. Les mystères douloureux sont : l’Agonie de Notre-Seigneur au jardin des Oliviers, la Flagellation, le Couronnement d’épines, le Portement de Croix, le Crucifiement.

15. Les mystères glorieux sont : la Résurrection de Notre-Seigneur, son Ascension, la Descente du Saint Esprit sur les apôtres, l’Assomption de la Sainte Vierge, son Couronnement dans le ciel.

16. Le rosaire se compose de trois chapelets.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 55

Texte PDF no.55

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LES FINS DERNIÈRES

LES FINS DERNIÈRES EN GÉNÉRAL – LA MORT

 

1. Les fins dernières de l’homme sont : la mort, le jugement, le ciel, l’enfer.

2. Il est bon de penser souvent à nos fins dernières ; cette pensée nous éloigne du péché et nous inspire la ferveur dans le service de Dieu. Aussi la Sainte Ecriture nous dit-elle : « Souvenez-vous de vos fins dernières et vous ne pécherez jamais. »

 

La mort

3. La mort est la séparation de l’âme d’avec le corps et le passage du temps à l’éternité.

4. Car c’est par le péché de nos premiers parents que la mort est entrée dans le monde. « Si vous mangez du fruit de l’arbre qui est au milieu du paradis, avait dit Dieu à Adam et à Eve, vous mourrez de mort. » Adam et Eve n’obéirent pas à Dieu, et par les conseils perfides du démon, mangèrent du fruit défendu. Dieu les chassa du paradis, et eux et leurs descendants furent sujets aux misères de la vie et à la mort.

5. Il est donc certain que nous mourrons tous en punition du péché de notre premier père : « L’arrêt en est porté dit saint Paul, tous les hommes mourront une fois. »

6. Nous mourrons quand il plaira à Dieu ; notre mort est certaine, mais nous n’en savons ni le jour ni l’heure.

7. Dieu a voulu que l’heure de notre mort nous fût cachée, afin que nous nous y préparions sans cesse, puisque chaque jour peut être le dernier de notre vie.

8. On doit se préparer à la mort par une vie vraiment chrétienne et par la réception des derniers sacrements.

9. Il ne faut pas attendre le temps de la maladie pour se disposer à bien mourir. Attendre ce temps, c’est agir en insensé et exposer beaucoup son salut éternel. C’est ce que fit le mauvais riche, dont l’Evangile nous parle dans la parabole suivante :

13 Quelqu’un, du milieu de la foule, lui dit : Maître, dites à mon frère de partager avec moi notre héritage. 14 Mais Jésus lui dit : Homme, qui m’a établi sur vous pour juger et faire les partages ? 15 Et il leur dit : Voyez et gardez-vous de toute avarice ; car, dans l’abondance même des choses, la vie d’un homme ne dépend pas des biens qu’il possède.

    16 Puis il leur dit cette parabole : Un homme riche avait un champ qui lui rapporta des fruits abondants. 17 Et il pensait en lui-même, disant : Que ferai-je, car je n’ai point où serrer mes fruits ? 18 Et il dit : Voici ce que je ferai : je détruirai mes greniers, et j’en ferai de plus grands, et j’y rassemblerai tous mes produits et tous mes biens. 19 Et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as de grands biens en réserve pour de longues années, repose-toi, mange, bois, fais bonne chère. 20 Mais Dieu lui dit : Insensé, cette nuit même on te redemandera ton âme, et les biens que tu as amassés, à qui seront-ils ? 21 Ainsi en est-il de celui qui amasse des trésors pour soi-même et qui n’est point riche en Dieu. (Luc, XII)

 

Explication du tableau

10. Ce tableau représente la mort ; il nous fait voir qu’il est utile de penser à la mort, pour se pénétrer de la vanité des choses de la terre et s’attacher uniquement aux biens de l’autre vie.

11. Au milieu du tableau, nous voyons François de Borgia, gentilhomme à la cour de Charles-Quint, et, devant lui, le cadavre de l’impératrice Isabelle. Après la mort de celle-ci, François fut chargé de conduire son corps à Grenade, où il devait être enterré. Quand le convoi fut entré dans cette ville, on ouvrit le cercueil, selon l’usage, afin que François jurât que le visage que l’on voyait était celui de l’impératrice ; mais ce visage était si défiguré, qu’il ne fut pas possible de le reconnaître ; le cadavre, d’ailleurs, exhalait une odeur si infecte que personne que personne ne pouvait la supporter. Vivement impressionné par ce hideux spectacle, François pris la résolution de renoncer au monde et à ses vanités ; plus tard, il entre dans la compagnie de Jésus et devint un grand saint.

12. En haut du tableau, on voit une femme et un homme pleins de santé qui se regardent dans un miroir. Au-dessus de leur tête, on lit ce mot : Aujourd’hui ; et, au-dessous de la Mort, qui leur apparaît dans le miroir, on lit cet autre mot : Demain. Ce contraste entre l’état d’un homme en bonne santé et celui où il tombera après la mort doit nous exciter à préférer les biens de l’âme, qui dureront toujours, aux biens du corps, que la mort doit nous enlever.

13. Le bas du tableau représente un cimetière parsemé de croix, de monuments funèbres, d’écriteaux funéraires ; des tombes ouvertes laissent voir des squelettes.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 56

Texte PDF no.56

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LES FINS DERNIERES

LA MORT DU JUSTE ET DU PÉCHEUR

 

1. Une bonne mort est la mort en état de grâce ; elle est le suprême bonheur de l’homme.

2. Une mauvaise mort est la mort en état de péché mortel : elle est le souverain malheur de l’homme.

3. La Sainte Ecriture dit que la mort du pécheur est très mauvaise.

4. La mort du pécheur est très mauvaise :

1° Parce qu’il éprouve une grande peine à quitter les biens de ce monde, auxquels il est uniquement attaché, par le souvenir de ses péchés ;

    2° Parce qu’il va bientôt subir dans l’enfer le châtiment de sa vie criminelle.

5. Une mort très mauvaise fut celle d’Hérode, dont le récit nous est fait dans les Actes :

    19 Hérode ayant fait chercher Pierre et ne l’ayant point trouvé, après avoir fait donner la question aux gardes, commanda qu’ils fussent menés au supplice ; puis il s’en alla de Judée à Césarée, où il demeura.    20 Or, il était en hostilité avec les Tyriens et les Sydoniens, mais ils vinrent le trouver d’un commun accord ; et ayant gagné Blaste, qui était chambellan du roi, ils demandèrent la paix, parce que leur pays tirait sa subsistance des terres du roi. 21 Hérode donc, ayant pris pour leur parler, parut, vêtu d’une robe royale ; et, étant assis sur son trône, il les haranguait. 22  Et le peuple s’écriait dans ses acclamations : C’est la voix d’un Dieu et non d’un homme. 23 Mais, au même instant, un ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas rendu gloire à Dieu, et, rongé des vers, il mourut. (Act., XII.)

6. Ce fut aussi la mort de Judas, dont voici le récit d’après les Actes :
13 Et étant entrés dans une maison, ils montèrent à une chambre où demeuraient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélémi, Mathieu, Jacques, fils d’Alphée, Simon, appelé le Zélé, et Jude, frère de Jacques, 14 qui persévéraient tous unanimement en prières avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et ses frères.
15 Pendant ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères (qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt), et il leur dit :

    16 Il faut que ce que le Saint-Esprit a prédit dans l’Ecriture par la bouche de David, touchant Judas, qui a été le conducteur de ceux qui ont pris Jésus, soit accompli. 17 Il nous était associé, et il avait été appelé aux fonctions du même ministère.

    18 Et il a possédé un champ acquis du prix de son péché, car, s’étant pendu, il a crevé par le milieu du ventre ; et toutes ses entrailles se sont répandues. 19 Ce qui a été si connu de tous les habitants de Jérusalem, que ce champ a été nommé en leur langue Haceldama, c’est-à-dire le champ du sang.

    20 Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : que sa demeure devienne déserte ; qu’il n’y ait personne qui l’habite, et qu’un autre prenne sa place dans l’épiscopat. 21 Il faut donc qu’entre ceux qui ont été en notre compagnie pendant que le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, 22 à commencer depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où nous l’avons vu monter au ciel, on en choisisse un qui soit avec nous témoin de sa résurrection.

    23 Alors, ils en présentèrent deux : Joseph, appelé Barsabas, surnommé le Juste, et Mathias. 24 S’étant mis en prières, ils dirent : Seigneur, vous connaissez les cœurs de tous les hommes, montrez lequel de ces deux vous avez choisi 25 pour remplir ce ministère et l’apostolat dont Judas est déchu par son crime pour s’en aller en son lieu. 26 Aussitôt ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Mathias ; et il fut associé aux onze. (Act., I.)

7. La Sainte Ecriture dit que la mort du juste est précieuse devant le Seigneur.

8. La mort du juste est précieuse : 1° parce qu’elle le délivre de tous les maux de cette vie ; 2° parce qu’il aime Dieu et qu’il a la conscience en repos ; 3° parce qu’il va recevoir dans le ciel la récompense des bonnes œuvres qu’il a pratiquées dans sa vie.

 

Explication du tableau

9. Ce tableau représente la mort du juste et la mort du pécheur. Le juste est représenté, en haut du tableau, dans son lit de douleur, résigné et recevant les dernières consolations de la religion. Son ange gardien veille sur lui et l’encourage ; ses parents prient pour lui ; Jésus-Christ et la Sainte Vierge le regardent du haut du ciel et lui tendent les bras ; le démon, plein de rage et de honte, s’enfuit dans les enfers.

10. Au bas du tableau, le pécheur mourant repousse le prêtre avec mépris. Son ange gardien se voile la face et s’en va en pleurant. Le prêtre, avant de le quitter, lui montre encore une fois le Crucifix. Ses parents sont dans la consternation et l’épouvante. Jésus-Christ lui apparaît et lui montre la croix où il est mort pour le sauver et devant laquelle il le jugera. Les démons entourent son lit et attendent qu’il rende le dernier soupir pour s’emparer de son âme.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 57

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LES FINS DERNIERES

LE JUGEMENT

 

1. D’après l’opinion commune, le jugement particulier a lieu à l’endroit même où l’homme rend le dernier soupir.

2. Après notre mort, notre âme se trouvera donc en présence de Jésus-Christ, pour être jugée selon ses œuvres, et entendre la sentence qui réglera à jamais son sort heureux ou malheureux.

3. L’Evangile, dans les passages suivants, nous montre combien nous devons penser à ce jugement et nous y préparer :

    1 Cependant, une grande multitude s’étant assemblée autour de lui, à ce point qu’ils se foulaient les uns les autres, ils se mit à dire à ses disciples : Gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie. 2 Car rien de secret qui ne soit révélé, rien de caché qui ne soit su. 3 Ce que vous avez dit dans les ténèbres, on le dira dans la lumière ; et ce que vous avez dit à l’oreille, dans l’intérieur de la maison, sera publié sur les toits. 4 Je vous dis donc à vous, qui êtes mes amis : Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et après ne peuvent rien faire de plus. 5 Mais je vous montrerai qui vous devez craindre : Craignez celui qui, après avoir ôté la vie, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui je vous le dis, celui-là, craignez-le. 6 Cinq passereaux ne se vendent-il pas deux as ? et pas un d’eux n’est en oubli devant Dieu. 7 Les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point, vous valez mieux que beaucoup de passereaux.

    8 Or, je vous le dis : Quiconque m’aura confessé devant les hommes, le fils de l’homme le confessera devant les anges de Dieu. 9 Mais qui m’aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. 10 Et quiconque parle contre le fils de l’homme, il lui sera remis ; mais à celui qui aura blasphémé contre l’Esprit-Saint, il ne lui sera point remis…

    35 Que vos reins soient ceints, et ayez en vos mains des lampes allumées, 36 semblables vous-même à des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que dès qu’il arrivera et frappera à la porte, ils lui ouvrent aussitôt. 37 Heureux ces serviteurs, que le maître, à son retour, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dis, il se ceindra et les fera mettre à table, et, passant de l’un après l’autre, il les servira. 38 Et s’il vient à la seconde veille, et s’il vient à la troisième veille, et il les trouve ainsi, heureux sont ces serviteurs ! 39 Or, sachez que, si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait certainement et ne laisserait point percer sa maison. 40 Et vous aussi, soyez prêts, parce qu’à l’heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme viendra.

    41 Pierre lui dit : Seigneur, est-ce pour nous que vous dites cette parabole ou bien pour tout le monde ? 42 Le Seigneur dit : Quel est, pensez-vous, le dispensateur fidèle et prudent que le maître a établi sur les gens de sa maison, pour leur donner, au temps fixé, la mesure de froment ? 43 Heureux ce serviteur que le maître à son arrivée, trouvera agissant de la sorte. 44 En vérité, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens. 45 Que si ce serviteur dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu’il se mette à battre les serviteurs et les servantes, et à manger, et à boire, et à s’enivrer, 46 le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s’y attend point, et à l’heure qu’il ignore, et il le mettra à part et il lui assignera son lot avec les infidèles. (Luc., XII.)

 

Explication du tableau

4. Ce tableau représente le jugement particulier, qui aura lieu à notre mort.

5. Nous voyons sur ce tableau, à gauche, le jugement du juste, et, à droite celui du pécheur. Le tribunal de Jésus-Christ est dressé au-dessus de leurs cadavres, dans l’appartement même où ils viennent d’expirer. Les parents du juste sont encore en prière près du lit de leur cher défunt.

6. L’âme du juste est présentée à Jésus-Christ par son ange gardien, précédé de la Sainte Vierge et de saint Joseph. Un ange tient d’une main la couronne qui lui est réservée et, de l’autre, la balance de la justice, où ses mérites sont pesés, et dans laquelle le plateau du bien l’emporte. Jésus-Christ l’accueille avec bonté et prononce sur elle un jugement favorable.

7. L’âme du pécheur comparaît aussi devant le souverain Juge, mais elle se voile la face, ne pouvant soutenir son regard. Elle est escortée par les démons et liée par une chaîne que tire Lucifer. Le plateau du mal l’emporte sur celui du bien dans la balance de sa justice ; et, aucune bonne œuvre n’étant écrite sur le livre de vie tenu par l’ange, Jésus-Christ la repousse et prononce contre elle la terrible sentence de l’éternelle réprobation.

N.B. – On a vu, dans le dernier article du Symbole des Apôtres, les tableaux du jugement dernier, du Ciel et de l’Enfer.


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 58

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LES PÉCHÉS

DU PÉCHÉ EN GÉNÉRAL – LE PÉCHÉ ORIGINEL

 

1. Le péché est une désobéissance à la loi de Dieu.

2. Pour qu’il y ait véritablement désobéissance à la loi de Dieu et par conséquent péché, il faut savoir si l’acte que l’on va accomplir est bon ou mauvais ; il faut, en second lieu, qu’il y ait consentement de la volonté à l’acte jugé mauvais. Sans ces deux conditions, ce ne serait plus un acte humain ni responsable.

3. Le péché est le plus grand de tous les maux : 1° parce qu’il offense Dieu, tandis que les autres maux n’attaquent que les créatures ; 2° parce qu’il est la cause de tous les maux que l’on souffre dans ce monde et dans l’autre.

4. Il y a deux sortes de péchés : le péché originel et le péché actuel.

5. Le péché originel est celui avec lequel nous venons au monde, et dont nous sommes devenus coupables par la désobéissance de notre premier père, Adam.

6. Le péché d’Adam a passé jusqu’à nous, et nous naissons tous pécheurs, sujets aux mêmes misères que lui, et indignes du bonheur du ciel.

7. Le péché d’Adam a attiré sur nous tous ces maux, parce que, par un juste jugement de Dieu, son péché est devenu celui de tous les hommes.

8. Nous trouvons dans la justice humaine quelque image de ce juste jugement de Dieu : ainsi, par exemple, lorsqu’un homme est condamné par la justice humaine à perdre ses biens, il les perd non seulement pour lui, mais pour ses enfants.

9. Il est certain que nous naissons avec la tache du péché originel, parce que : 1° l’Eglise nous l’enseigne ; 2° s’il en était autrement, on pourrait être sauvé sans être baptisé, ce qui est impossible.

10. Le péché originel est un mystère au-dessus de la raison. Tout ce qu’on en peut dire, c’est que ce péché, qui fut en nos premiers parents un péché actuel, n’est, pour leurs descendants, qu’un péché habituel ; ce qui n’empêche pas qu’il soit en nous un état de mort à la grâce et par conséquent tout à la fois une souillure et un châtiment.

11. La Très Sainte Vierge a été exempte du péché originel par un privilège spécial, et pour l’honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ dont elle devait être la Mère.

12. Les suites du péché originel, même dans ceux qui en ont été purifiés par le Baptême, sont : 1° l’ignorance ; 2° la faiblesse du libre arbitre ; 3° la concupiscence ou l’inclinaison au péché ; 4° les misères de la vie ; 5° la nécessité de mourir.

13. L’ignorance, suite du péché originel, consiste en ce que ce péché a diminué en nous la connaissance de Dieu, de nos âmes, de nos devoirs et de la fin pour laquelle nous avons été créés.

14. La faiblesse du libre arbitre consiste en ce que le péché originel a tellement affaibli notre liberté, que, dans beaucoup de circonstances, nous ne saurions faire le bien ni éviter le mal sans le secours de la grâce de Dieu.

15. La concupiscence nous porte à l’amour déréglé de nous-mêmes, des richesses et des plaisirs.

16. Dieu a laissé subsister ces suites funestes après que le péché originel a été effacé, pour nous faire pratiquer la vertu et augmenter ainsi nos mérites.

17. L’ignorance nous fait pratiquer l’application à l’étude ; l’inclinaison au péché nous fait pratiquer la vigilance ; les misères de la vie nous font pratiquer la patience ; la nécessité de mourir nous fait pratiquer le détachement au monde et de la vie.

 

Explication du tableau

18. Ce tableau représente la désobéissance d’Adam et d’Eve. Dieu leur avait défendu, sous peine de mort, de manger du fruit de l’arbre de la science du bien et du mal. Eve, trompée par le démon qui s’était caché sous la figure d’un serpent, mangea du fruit défendu et en donna à son mari qui en mangea pareillement.

19. Adam et Eve, ayant perdu la grâce de Dieu par leur péché, devinrent sujets à l’ignorance, aux passions déréglées, à la douleur et à la mort, et ils furent chassés du paradis terrestre.

20. Nous voyons, au bas du tableau, l’ange du Seigneur, armé d’une épée flamboyante, chasser Adam et Eve du paradis terrestre. Assujettis aux misères de la vie, ils finiront par tomber sous le coup de la Mort qui les attend, une faux à la main.

21. La croix de Jésus-Christ, qu’on voit en haut du tableau, à gauche, signifie que Notre-Seigneur nous a délivrés, par sa mort, du péché originel. Dieu avait promis cette délivrance à nos premiers parents, en leur annonçant qu’un jour un fils de la femme écraserait la tête du serpent infernal.

22. Nous voyons, à droite, un prêtre baptiser un petit enfant : on montre par-là que le Baptême efface en nous la tache du péché originel.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 59

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LES PÉCHÉS

LES PÉCHÉS CAPITAUX – L’ORGUEIL

 

 Le péché actuel

1. Le péché actuel est celui que nous commettons de notre propre volonté.

2. Ce péché est actuel, parce qu’en le commettant notre volonté agit par elle-même, fait un acte qui lui est propre, à la différence du péché originel, que nous avons contracté sans agir par nous-même.

3. On se rend coupable de péché en quatre manières : par pensée, par parole, par action et par omission.

4. Juger témérairement est un péché de pensée ; blasphémer, un péché de parole ; travailler le dimanche, un péché d’action ; ne pas communier à Pâques, un péché d’omission.

5. Il y a deux sortes de péchés actuels : le péché mortel et le péché véniel.

6. Le péché mortel est celui qui nous fait perdre la grâce de Dieu, et qui nous rend dignes de la damnation éternelle.

7. On l’appelle mortel, parce qu’il donne la mort à notre âme en lui ôtant la vie de la grâce, et qu’il mérite la mort éternelle de l’enfer.

8. Un péché est mortel, quand on désobéit à Dieu en matière grave et avec un plein consentement.

9. Le péché mortel est effacé : 1° par le sacrement de Pénitence ; 2° par un acte de contrition parfaite, joint au désir de la confession.

10. Le péché véniel est celui qui affaiblit en nous la grâce de Dieu et qui nous rend digne de peines temporelles dans ce monde ou dans le purgatoire.

11. On commet le péché véniel quand on désobéit à Dieu en chose légère, ou, si la chose est grave, sans un entier consentement.

12. Nous devons éviter avec soin le péché véniel ; 1° parce qu’il offense Dieu ; 2° parce qu’il conduit souvent au péché mortel ; 3° parce que Dieu le punit dans ce monde et dans l’autre.

13. Nous devons éviter avec soin le péché véniel ; par le sacrement de Pénitence, par des actes de contrition, par la pieuse assistance à la messe, par l’aumône et par d’autres bonnes œuvres faites en état de grâce.

14. Il y a sept péchés capitaux : 1° l’orgueil ; 2° l’avarice ; 3° la luxure ; 4° la gourmandise ; 5° l’envie ; 6° la colère ; 7° la paresse.

15. On appelle ces péchés capitaux, parce qu’ils sont la source de beaucoup d’autres péchés.

16. Les péchés capitaux sont mortels ou véniels, selon qu’on s’y laisse aller en chose grave ou légère, et avec plus ou moins de consentement.

 

L’Orgueil

17. L’orgueil est une estime déréglée de soi-même, qui fait qu’on se préfère aux autres et qu’on veut s’élever au-dessus d’eux.

18. C’est le démon qui a commis le premier péché d’orgueil lorsqu’il s’est révolté contre Dieu.

19. Les effets de l’orgueil sont : l’ostentation, la présomption, l’hypocrisie, la désobéissance et le mépris des autres : 1° l’orgueilleux cherche à faire parade des qualités qu’il croit avoir : c’est l’ostentation ; 2° il se croit capable de tout : c’est la présomption ; 3° il veut paraître meilleur qu’il n’est en effet : c’est l’hypocrisie ; 4° il désobéit à ses parents et à ses supérieurs ; 5° il méprise ses égaux et ses inférieurs.

 

Explication du tableau

20. Ce tableau représente le combat des bons anges et des mauvais anges. Au centre, nous voyons saint Michel, chef des bons anges, luttant contre Lucifer, chef des mauvais anges. Celui-ci avait poussé avec ses partisans le cri de la révolte : Je serai semblable à Dieu. Saint Michel et tous les bons anges après lui répondirent : Qui est semblable à Dieu ? Aussitôt Lucifer tomba avec la rapidité de l’éclair, entraînant avec lui au fond des enfers tous ceux qui l’avaient suivi.

21. Au bas du tableau, à gauche, nous voyons la tour de Babel, que les descendants de Noé voulaient élever jusqu’au ciel pour rendre leur nom célèbre. Mais Dieu, pour les punir de leur fol orgueil, confondit leur langage, et ils furent obligés de se disperser. En souvenir de cet évènement, la tour inachevée fut appelée Babel, c’est-à-dire confusion.

22. A droite, on voit le pharisien et le publicain de l’Evangile, qui se rendirent au Temple pour prier. Le pharisien, debout, fit une prière pleine d’orgueil dans laquelle il osa se préférer au reste des hommes. Le publicain, dans une attitude modeste, priait avec un profond sentiment d’humilité et de pénitence. Sa prière le justifia devant Dieu, mais celle du pharisien ne servit qu’à le rendre plus coupable : « Car, ajoute Notre-Seigneur, quiconque s’élève sera abaissé et quiconque s’abaisse sera élevé. »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 60

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LES PÉCHÉS

L’AVARICE — LA LUXURE — LA GOURMANDISE

 

 L’Avarice

1. L’avarice est un amour déréglé des biens de la terre, et principalement de l’argent.

2. Il n’est pas absolument défendu d’aimer les biens de la terre : il est seulement défendu de les aimer avec excès et pour eux-mêmes, mais on peut les aimer en vue de Dieu, en les regardant comme des moyens de travailler à notre salut.

3. On reconnaît qu’on aime les biens de la terre avec excès lorsqu’on est disposé à offenser Dieu pour les acquérir, les conserver ou les augmenter.

4. L’avarice est un grand péché : saint Paul l’appelle une idolâtrie et déclare que les avares n’entreront pas dans le royaume des cieux.

5. Les pauvres peuvent se rendre coupable d’avarice, car ce péché consiste non seulement dans l’amour déréglé des biens qu’on possède, mais encore dans le désir déréglé des biens qu’on n’a pas.

6. L’avarice nous rend durs envers les pauvres, indifférents pour les biens du ciel, et nous porte même quelques fois à nous emparer du bien d’autrui.

7. La vertu opposé à l’avarice est le détachement des biens de la terre.

8. Les principaux remèdes contre l’avarice sont : 1° de se rappeler que Notre-Seigneur était pauvre et n’avait pas où reposer sa tête ; 2° de penser à la mort qui bientôt nous dépouillera de tous nos biens ; 3° de faire l’aumône aux pauvres selon nos moyens.

 

La Luxure

9. La luxure est le vice honteux de l’impureté, défendu par le sixième et le neuvième commandement de Dieu.

10. La luxure nous dégoûte des devoirs de la religion ; elle aveugle l’esprit, endurcit le cœur, ruine la santé et les plus belles qualités de l’âme, et conduit souvent à l’impénitence finale.

11. La vertu opposée à la luxure est la chasteté.

 

La Gourmandise

12. La gourmandise est un amour déréglé du boire et du manger.

13. L’amour du boire et du manger est déréglé lorsqu’on mange ou qu’on boit avec excès, ou pour le seul plaisir de satisfaire sa sensualité.

14. On doit se proposer pour fin, en prenant ses repas, de conserver sa vie pour l’employer à servir Dieu et à remplir ses devoirs.

15. La gourmandise est un vice qui dégrade ; saint Paul compare ceux qui s’y livrent à des idolâtres, en disant qu’ils font un dieu de leur ventre.

16. La gourmandise la plus dangereuse est l’ivrognerie, qui consiste à boire jusqu’à perdre la raison.

17. Les effets de la gourmandise sont : la violation de la loi du jeûne et de l’abstinence, l’abrutissement, les paroles indiscrètes, les querelles et l’impureté.

18. L’ivrognerie a encore pour effet de ruiner la santé, la réputation et la fortune ; souvent aussi elle cause une mort prématurée et funeste.

19. La vertu opposée à la gourmandise est la tempérance.

20. Les remèdes contre la gourmandise sont : 1° de réciter les prières avant et après les repas ; 2° de pratiquer chaque jour quelques mortifications dans les repas ; 3° d’éviter la fréquentation des cabarets et des personnes qui pourraient nous y entraîner.

 

Explication du tableau

21. L’avarice a porté Judas à livrer Jésus-Christ à ses ennemis pour trente pièces d’argent.
Nous voyons, dans le haut du tableau, l’apôtre infidèle, oublieux de toutes les bontés du Maître, qui se présente, une bourse à la main, devant les princes des prêtres et les scribes, au moment où ceux-ci délibéraient sur la manière de prendre Jésus et de le faire mourir. Il se place devant le président de l’assemblée pour traiter avec lui du prix de la trahison de son maître.

22. La gourmandise a porté Esaü à vendre son droit d’aînesse à Jacob pour un plat de lentilles. C’est ce fait que nous voyons représenté au bas du tableau. Un jour que Jacob s’était préparé un plat de lentille, Esaü, arrivant tout fatigué de la chasse, le lui demanda, et, pour l’obtenir, lui céda son droit d’aînesse, auquel était attaché l’héritage des promesses faites à Abraham.

23. Nous voyons, au milieu du tableau, l’enfant prodigue réduit à garder les pourceaux par suite de l’affreuse misère où l’a conduit sa vie de plaisirs et de débauches.

24. Un peu plus haut, à droite, on voit, dans le lointain, le bourg de Béthanie, et Jésus, à table avec ses disciples, dans la maison de Simon le Lépreux, ainsi que la place inoccupée de l’avare Judas.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 61

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LES PÉCHÉS

L’ENVIE — LA COLÈRE — LA PARESSE

 

L’Envie

1. L’envie est une tristesse qu’on ressent à la vue du bien du prochain, ou une joie coupable du mal qui lui arrive.

2. L’envie est un grand péché, parce que : 1° elle est directement opposée à l’amour du prochain ; 2° elle rend celui qui en est esclave semblable au démon, car c’est par l’envie de Satan que le péché est entré dans le monde, et c’est par envie que Satan cherche encore à nous nuire.

3. L’envie est une torture et un supplice continuel. Elle ronge et dévore le cœur de celui qui a le malheur de s’y laisser aller.

4. L’envie engendre un grand nombre d’autres péchés : les soupçons injustes, les calomnies, les médisances, les discordes, la haine et même l’homicide.

5. La vertu opposée à l’envie est la charité fraternelle, qui nous fait prendre part aux peines et aux joies du prochain comme si c’était les nôtres.

6. Les remèdes contre l’envie sont : 1° de se rappeler que nous sommes tous frères en Jésus-Christ ; 2° de prier pour ceux à qui l’on porte envie et de leur faire du bien ; 3° de s’appliquer à pratiquer l’humilité en toutes choses.

 

La Colère

7. La Colère est un mouvement déréglé de l’âme, qui nous porte à repousser avec violence ce qui nous déplaît.

8. La colère n’est pas un péché lorsqu’elle a pour fin de s’opposer au mal et qu’elle est réglée par la modération.

9. Le premier mouvement de colère n’est pas un péché lorsqu’il arrive sans réflexion, mais on doit le réprimer aussitôt qu’on s’en aperçoit.

10. Les causes ordinaires de la colère sont : l’orgueil et l’attachement opiniâtre à ses propres idées.

11. La colère nous porte à blasphémer le saint nom de Dieu, à nous venger du prochain, à l’injurier, à le frapper, et quelquefois même à lui donner la mort.

12. La vertu opposée à la colère est la douceur, qui nous fait supporter avec patience ce qui nous contrarie.

13. Les remèdes contre la colère sont : 1° de se représenter souvent la douceur et la patience de Notre-Seigneur durant sa vie, dans sa Passion et sur la croix ; 2° de s’accoutumer à ne rien dire et à ne rien faire quand on se sent vivement ému.

14. Il y a une colère légitime et sainte, c’est celle qui arma Notre-Seigneur contre les profanateurs du Temple, celle d’un père ou d’une mère à l’égard d’enfants rebelles.

 

La Paresse

15. La Paresse est un amour déréglé du repos et une lâcheté qui fait que nous négligeons nos devoirs plutôt que de nous faire violence.

16. Il y a deux sortes de paresse : 1° la paresse spirituelle, qui nous porte à négliger nos devoirs religieux ; 2° la paresse temporelle, qui nous porte à négliger nos devoirs d’état.

17. La paresse nous amollit, nous expose à toutes sortes de maux en nous faisant omettre nos devoirs, même les plus essentiels.
Elle est la mère de tous les vices ; elle engendre principalement l’oisiveté et la perte de temps, source de l’ignorance et de l’incapacité ; elle produit l’inconstance et l’inutilité de la vie.

18. La vertu opposée à la paresse est la diligence chrétienne, qui nous porte à remplir tous nos devoirs avec courage et exactitude.

19. Pour vaincre la paresse, il faut : 1° se rappeler que le travail est une loi imposée par Dieu à tous les hommes ; 2° se faire un règlement de vie et y être fidèle ; 3° ne pas rester trop longtemps au lit ; 4° ne pas perdre inutilement la moindre partie de son temps.

 

Explication du tableau

20. Le haut de ce tableau représente Joseph vendu par ses frères. Ceux-ci, jaloux de sa vertu, le jetèrent un jour dans une citerne, avec l’intention de l’y laisser périr. Mais, peu après, ils l’en retirèrent et le vendirent à des marchands ismaélites qui l’emmenèrent en Egypte.

21. Nous voyons, au milieu du tableau, Esaü revenant de la chasse et apportant du gibier à Isaac, son père, pour recevoir sa bénédiction. Apprenant que cette bénédiction venait d’être donnée à son frère Jacob, Esaü entra dans une grande colère contre lui et résolut de le tuer.

22. Le paresseux est représenté, en bas de ce tableau, couché nonchalamment dans son champ qui est couvert de pierres, de ronces et d’épines.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 62

Texte PDF no.62

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LES VERTUS

LES VERTUS THÉOLOGALES

 

1. Une vertu est une disposition habituelle de l’âme, qui nous porte à faire le bien et à éviter le mal.

2. On appelle vertus naturelles celles qui nous portent à faire le bien par des motifs tirés de la raison. Par exemple, faire l’aumône à un pauvre, parce que la raison nous dit qu’il faut soulager son semblable, c’est pratiquer une vertu purement naturelle.

3. On appelle vertus surnaturelles celles que nous ne pouvons pas acquérir par nos propres forces, et qui nous porte à faire le bien par des motifs tirés de la foi, comme faire l’aumône à un pauvre, parce que la foi nous fait voir en lui la personne même de Jésus-Christ

4. Les vertus surnaturelles se divisent en vertus théologales et vertus morales.

5. Il y a trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité. Ces trois vertus sont appelées théologales ou divines, parce qu’elles se rapportent immédiatement à Dieu.

 

La Foi

6. La foi est une vertu surnaturelle par laquelle nous croyons fermement toutes les vérités que Dieu a révélées, et qu’il nous enseigne par son Eglise.

7. Il faut croire toutes les vérités que Dieu a révélées, parce qu’il est la vérité même, et qu’il ne peut ni se tromper ni nous tromper.

8. La foi est absolument nécessaire pour être sauvé, car Jésus-Christ a dit que celui qui ne croira pas sera condamné.

 

L’Espérance

9. L’espérance est une vertu surnaturelle, par laquelle nous attendons de Dieu, avec une ferme confiance, la vie éternelle et les grâces nécessaires pour y arriver.

 

La Charité

10. La charité est une vertu surnaturelle par laquelle nous aimons Dieu par-dessus toutes choses, et notre prochain comme nous-même, pour l’amour de Dieu.

11. Aimer Dieu par-dessus toutes choses, c’est l’aimer plus qu’aucune créature, plus que nous-même, et vouloir plutôt mourir que de l’offenser.

12. Nous devons aimer Dieu : 1° parce qu’il est infiniment bon et infiniment parfait ; 2° parce qu’il nous l’ordonne ; 3° parce qu’il nous a donné de grands biens ; 4° parce qu’il nous en promet encore de plus grands ; 5° parce que, sans l’amour de Dieu, les autres vertus et les meilleures actions ne pourraient nous sauver.

 

Explication du tableau

13. La foi est symbolisée, en haut de ce tableau, par une vierge appuyée de la main droite sur la croix, et portant de la gauche un flambeau allumé. La croix signifie que le mystère de la Rédemption est une des principales vérités que nous devons croire ; le flambeau, que la foi est comme une vive lumière qui éclaire nos âmes.

14. Au-dessous de cette vierge nous voyons Abraham immolant son fils Isaac. Ce saint patriarche pratiqua la foi de manière héroïque, en croyant que Dieu, qui lui avait ordonné, accomplirait néanmoins la promesse qu’il lui avait faite de lui donner une nombreuse postérité.

15. L’espérance est symbolisée, à gauche de ce tableau, par une vierge tenant de la main droite une couronne, et, de la gauche, une ancre. La couronne représente la gloire du ciel. L’ancre signifie l’espérance des biens du ciel.

16. Au-dessous de cette vierge, nous voyons Job sur son fumier, maigre et couvert de plaies des pieds à la tête. Au milieu de ses plus grandes afflictions, il montrait une espérance héroïque en disant : « Quand Dieu me ferait périr, j’espérerais encore en lui. »

17. La charité est symbolisée, à droite du tableau, par une vierge montrant de la main gauche son cœur enflammé, en tenant de la main droite un calice surmonté d’une grande hostie. Le cœur enflammé marque que nous devons aimer Dieu de tout notre cœur ; le calice et l’hostie signifie que l’Eucharistie est le principal foyer où s’alimente l’amour de Dieu dans les âmes.

18. Nous voyons, au-dessous de la vierge qui représente la charité, Notre-Seigneur à table chez Simon le pharisien, et Marie-Madeleine, avec un vase de parfum, lui arrosant les pieds de ses larmes et les essuyant avec ses cheveux. Notre-Seigneur fait l’éloge de sa charité en disant à Simon : « Je te déclare que beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé. »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 63

Texte PDF no.63

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LES VERTUS

LES VERTUS CARDINALES

 

1. On appelle vertus morales celles qui tendent directement à régler nos mœurs et à diriger notre conduite.

2. Les principales vertus morales sont les quatre vertus cardinales : la prudence, la justice, la force et la tempérance.

3. Les quatre vertus cardinales ont été connues et enseignées par les philosophes païens, en tant que vertus naturelles. Le christianisme les ayant surnaturalisées et fortifiées en nous par la grâce, elles ont tendu vers un but meilleur.

 

La Prudence

4. La prudence surnaturelle est une vertu qui éclaire notre esprit et qui nous fait choisir les moyens les plus sûrs pour opérer notre salut.

 

La Justice

5. La justice surnaturelle est une vertu qui porte à rendre à Dieu et au prochain ce qui leur est dû. Elle règle aussi nos pensées et nos sentiments vis-à-vis des autres, nous rend vis-à-vis de nous-même humbles et défiants, comme l’absolue justice le commande aux pécheurs. « Si votre justice n’abonde pas plus que celle des scribes et des pharisiens, nous dit Notre-Seigneur dans l’Evangile, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. »

 

La Force

6. La force surnaturelle est une vertu qui nous donne le courage de pratiquer tous les devoirs que Dieu nous impose.

 

La Tempérance

7. La tempérance chrétienne est une vertu qui nous porte non seulement à éviter les excès et à user de toutes choses avec modération, mais, dans cet usage même, elle nous demande de ne point y chercher notre bonheur et notre fin.

 

Explication du tableau

8. La prudence est représentée, en haut de ce tableau, à gauche, par le jugement de Salomon. Deux femmes demeurant dans une même maison avaient chacune un enfant nouveau-né. L’un d’eux étant mort dans une nuit, sa mère le mit à la place de l’autre, et plaça celui-ci auprès d’elle, comme s’il était son enfant. L’autre mère, s’étant aperçue de cette fraude, porta l’affaire devant Salomon. Nous voyons ce sage prince assis sur son trône et les deux mères devant lui. L’enfant mort est déposé aux pieds du roi. Un soldat, armé d’un glaive, tient l’enfant vivant réclamé par les deux mères. « Qu’on le coupe en deux, et qu’il ne soit ni à toi ni à moi. » Alors le roi dit : « Donnez l’enfant à la première et ne le tuez pas, car c’est la vraie mère. »

9. Ce tableau nous montre, à droite, comment Jésus-Christ enseigna un jour la justice aux pharisiens et aux hérodiens. Ceux-ci lui ayant demandé, pour le tenter, s’il était permis de payer le tribut à César, Notre-Seigneur se fit présenter une pièce de monnaie et la leur montra en disant : « De qui sont cette image et cette inscription ? – De César », répondirent-ils. Alors
Jésus leur dit : « Rendez donc à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. »

10. Ce tableau nous offre, en bas, à gauche, un trait de force admirable dans la personne de Judith. Cette sainte femme, voyant que la ville de Béthulie, où elle demeurait, était sur le point d’être prise par Holopherne, général assyrien, résolut de sauver sa patrie ou de périr. Elle se para de ses plus beaux vêtements et se rendit au camp d’Holopherne, comme pour se soustraire au désastre qui menaçait Béthulie. Le général, frappé de sa beauté et plus encore de la sagesse de ses discours, donna en son honneur un grand festin, dans lequel il but avec excès. Après le repas, Judith resta seule avec lui. Lorsqu’elle le vit plongé dans un profond sommeil, elle prit son épée qui était suspendue près de lui et lui coupa la tête.

11. Ce tableau nous montre, à droite, un exemple remarquable de tempérance donné par David. Un jour ce prince faisait la guerre aux Philistins, qui occupaient Bethléem. Pressé par la soif, il s’écria : « Qui me donnera à boire de l’eau de la citerne qui est près de la porte de Bethléem ? » Aussitôt trois vaillants hommes passèrent au travers du camp des Philistins, allèrent puiser de l’eau dans la citerne et l’apportèrent à David. Mais celui-ci n’en voulut point boire, et il l’offrit au Seigneur en disant : « Dieu me garde de le faire ! Boirai-je le sang de ces hommes et ce qu’ils ont acheté au prix de leur vie ? »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 64

Texte PDF no.64

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LES VERTUS

LES VERTUS ÉVANGÉLIQUES

 

1. Les vertus évangéliques sont des vertus qui se rapportent aux vertus cardinales, et qui sont particulièrement recommandées dans l’Evangile.

2. Il y a quatre vertus évangéliques : l’humilité, la pauvreté, la chasteté et l’obéissance.

 

L’Humilité

3. L’humilité est une vertu qui nous fait reconnaître nos défauts et rapporter à Dieu le peu de bien qui est en nous.

 

La Pauvreté

4. La pauvreté est une vertu qui nous porte à détacher notre cœur des biens de la terre, pour l’attacher à Dieu seul.

 

La Chasteté

5. La chasteté est une vertu qui nous porte à éviter les plaisirs défendus, et à user avec modération de ceux qui sont permis.

 

L’Obéissance

6. L’obéissance est une vertu qui nous porte à obéir aux ordres légitimes de tous nos supérieurs, en les considérant comme les enfants de Dieu.

7. C’est sur cette base qu’a été élevé l’édifice de la perfection chrétienne. L’Evangile a surnaturalisé ces vertus, les a perfectionnées et a proposé, non comme un devoir mais comme un conseil, non comme une obligation générale mais comme fidélité à une vocation privilégiée, de les porter jusqu’à l’héroïsme dans ce qu’elle appelle la vie religieuse. L’état religieux repose sur 3 vœux ou engagements, qui sont la pratique suréminente des vertus morales, à savoir : les vœux de pauvreté, de chasteté, d’obéissance et la pratique constante de l’humilité.

8. Voici comment Jésus-Christ, dans l’Evangile, appelle un jeune homme à cette voie de perfection :

    18 Et un homme de qualité l’interrogea, disant Bon Maître, que ferai-je pour posséder la vie éternelle ? 19 Jésus lui dit : Pourquoi m’appelez-vous bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. 20 Vous connaissez les commandements : Tu ne tueras point ; tu ne seras point adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne porteras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. 21 Il répondit : Tous ces commandements, je les ai gardés depuis ma jeunesse. 22 Jésus l’ayant entendu, lui dit : Une chose encore vous manque : Tout ce que vous avez, vendez-le et donnez-le aux pauvres, et vous aurez un trésor dans le ciel ; venez alors et suivez-moi.

    23 Mais lui, à ces paroles, fut attristé, parce qu’il était fort riche. 24 Et voyant qu’il était devenu triste, Jésus dit : Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu. 25 Il est plus facile qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille, qu’il ne l’est à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. 26 Ceux qui l’écoutaient dirent : Et qui peut donc être sauvé ? 27 Il leur dit : Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. (Luc. 18.)

 

Explication du tableau

9. Ce tableau nous offre, en haut, à gauche, un bel exemple d’humilité dans la personne de saint Jean-Baptiste. Un jour, les juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui êtes-vous ? » Jean leur déclara qu’il n’était ni le Christ, ni Elie, ni prophète. Ils lui dirent alors : « Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n’êtes ni le Christ, ni Elie, ni prophète ? » Jean leur répondit : « Pour moi, je baptise dans l’eau : mais il y en a un au milieu de vous que vous ne connaissez pas. C’est lui qui doit venir après moi, qui est au-dessus de moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure. »

10. Les premiers chrétiens pratiquaient parfaitement la vertu de pauvreté. Tous ceux qui avaient des terres et des maisons les vendaient et, comme on le voit sur ce tableau, en haut, à gauche, en apportaient le prix aux pieds des apôtres, qui les distribuaient ensuite aux fidèles.

11. Ce tableau nous offre, en bas, à gauche, un exemple de parfaite obéissance dans la conduite de saint Jacques et de saint Jean, fils de Zébédée. Un jour qu’ils étaient occupés à raccommoder leurs filets, Jésus leur dit : « Suivez-moi. » Ils le suivirent aussitôt, laissant dans leur barque Zébédée et ceux qui travaillaient avec lui.

12. Ce tableau représente, à droite, Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’ami des âmes pures, et auprès de lui, quatre saints qui se sont particulièrement distingués par la chasteté la plus parfaite, qui est la chasteté virginale. Ce sont, à droite : la Sainte Vierge et saint Jean-Baptiste ; à gauche : saint Joseph et saint Jean l’Evangéliste.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 65

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OEUVRES DE MISÉRICORDE

LES OEUVRES TEMPORELLES DE MISÉRICORDE

 

 Explication du tableau

1. La miséricorde est une vertu qui nous porte à compatir aux misères d’autrui et à les soulager.

2. Il y a deux sortes d’œuvres de miséricorde : les corporelles et les spirituelles.

3. Les œuvres corporelles de miséricorde sont celles qui s’exercent à l’égard du prochain, pour le soulager en ses diverses souffrances ou nécessités corporelles.

4. Les principales sont : de secourir les pauvres, de visiter les malades, de recevoir les pèlerins et d’ensevelir les morts.

5. Ce tableau représente les œuvres corporelles de miséricorde.

 

Secourir les pauvres

6. La première œuvre corporelle de miséricorde est de secourir les pauvres.

7. Le haut de ce tableau représente le prophète Elie multipliant la farine et l’huile de la veuve de Sarepta. Voici le fait:

    Pendant que la famine désolait le royaume d’Israël, Elie, par ordre de Dieu, alla à Sarepta, dans le pays des Sidoniens. Arrivé à la porte de la ville, il aperçut une femme veuve qui ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Donnez-moi un peu d’eau dans un vase, afin que je boive. » Lorsqu’elle allait lui en chercher, il lui cria derrière elle : « Apportez-moi aussi, je vous prie, une bouchée de pain. » Elle lui répondit : « Vive le Seigneur votre Dieu ! Je n’ai pour tout pain qu’un peu de farine dans un pot, autant qu’il en peut tenir dans le creux de la main, et un peu d’huile dans un vase. Je viens de ramasser ici deux morceaux de bois pour aller apprêter à manger à moi et à mon fils, afin que nous mangions et que nous mourions ensuite. » Elie lui dit : » Ne craignez point ; faites comme vous avez dit : mais faites pour moi auparavant de ce petit reste de farine un petit pain cuit sous la cendre, et apportez-le-moi, et vous en ferez après cela pour vous et pour votre fils. Car voici ce que dit le Seigneur, le Dieu d’Israël : La farine qui est dans ce pot ne finira point jusqu’au jour auquel le Seigneur doit faire tomber la pluie sur la terre. »

8. Cette histoire nous montre que Dieu aime à récompenser, même par des biens temporels, ceux qui pratiquent la charité envers les pauvres.

9. Le médaillon de l’angle supérieur de gauche représente une personne qui fait l’aumône à un pauvre.

 

Visiter les malades

10. La deuxième œuvre corporelle de miséricorde est de visiter les malades.

11. Cette œuvre est représentée, à gauche du tableau par le bon Samaritain de l’Evangile. Un jour, dit Notre Seigneur, un homme allant de Jérusalem à Jéricho tomba entre les mains des voleurs, qui le dépouillèrent et, après l’avoir chargé de coups, le laissèrent à demi mort. Or, il arriva qu’un prêtre descendait par le même chemin ; il vit cet homme et passa outre. Un lévite étant venu près de là le vit aussi, et passa de même. Mais un Samaritain, qui était en voyage, vint près de lui, et, le voyant, il fut touché de compassion. S’étant approché, il versa de l’huile et du vin dans ses plaies, les banda, et, le mettant sur son cheval, le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira de sa bourse deux deniers qu’il donna à l’hôte, en disant : « Ayez soin de cet homme, et tout ce que vous aurez dépensé de plus, je vous le rendrai à mon retour. »

12. Le médaillon de l’angle inférieur de gauche représente une Sœur de Charité soignant un malade.

 

Recevoir les pèlerins

13. La troisième œuvre corporelle de miséricorde est de recevoir les pèlerins.

14. Cette œuvre est représentée, dans le bas du tableau, par Abraham offrant l’hospitalité aux anges qui allaient détruire les villes de Sodome et de Gomorrhe.

15. Le médaillon de l’angle inférieur de droite représente un religieux donnant l’hospitalité à un pèlerin.

 

Ensevelir les morts

16. La quatrième œuvre corporelle de miséricorde est d’ensevelir les morts.

17. Cette œuvre est représentée, à droite du tableau, par le saint homme Tobie, ensevelissant un de ses compagnons de captivité. Il rendait ce dernier devoir à ses frères persécutés au péril de sa vie.

18. Le médaillon de l’angle supérieur de droite représente un prêtre répandant de l’eau bénite sur le mort qu’on vient de mettre en terre.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 66

Texte PDF no.66

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OEUVRES DE MISÉRICORDE

LES OEUVRES SPIRITUELLES DE MISÉRICORDE

 

1. Les œuvres spirituelles de miséricorde sont celles qui s’exercent à l’égard de l’âme du prochain.

2. Il y en a quatre principales, savoir : instruire les ignorants, donner de bons conseils, consoler les affligés, prier et faire prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

3. C’est sur la pratique des œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle que l’Evangile nous dit que nous serons jugés au dernier jour :

    31 Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa majesté, avec tous ses anges, alors il s’assiéra sur le trône de sa majesté. 32 Et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis des boucs à sa gauche ; 33 et il placera les brebis à sa droite, les boucs à sa gauche. 34 Alors le Roi dira à ceux qui sont à sa droite : Venez les bénis de mon Père, possédez le royaume préparé pour vous dès l’origine du monde, 35 car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais sans abri, et vous m’avez recueilli ; 36 j’étais nu et vous m’avez vêtu ; infirme, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venu à moi.

    37 Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu avoir faim, et que nous vous avons donné à manger ; avoir soif, et que nous vous avons donné à manger ; avoir soif, et que nous vous avons donné à boire ? 38 Quand est-ce que nous vous avons vu sans abri, et que nous vous avons recueilli ; ou sans vêtement, et que nous vous avons couvert ? 39 Et quand est-ce que nous vous avons vu infirme ou en prison, et que nous sommes venus à vous ?
40 Et le Roi leur répondra : En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits d’entre mes frères, vous l’avez fait à moi-même. (Matth., 25.)

 

Explication du tableau

4. Ce tableau représente les œuvres spirituelles de miséricorde.

 

Instruire les ignorants

5. La première œuvre spirituelle de miséricorde est d’instruire les ignorants.

6. Cette œuvre est représentée, dans le haut du tableau, par saint Jean-Baptiste instruisant le peuple et donnant de sages conseils à la multitude qui l’interroge. Il préparait ainsi les cœurs à recevoir Notre-Seigneur.

7. A l’angle supérieur de gauche, on voit un frère des Écoles chrétiennes qui instruit ses élèves.

 

Donner de bons conseils

8. La deuxième œuvre spirituelle de miséricorde est de donner de bons conseils.

9. Cette œuvre est représentée, à gauche, du tableau, par saint Jean-Baptiste reprochant à Hérode son inconduite. « Il ne vous est pas permis, lui dit-il, d’avoir la femme de votre frère. »

10. A l’angle inférieur, on voit un porteur de la Croix, ce journal destiné à combattre la mauvaise presse et à faire mieux connaître et aimer la religion.

 

Consoler les affligés

11. La troisième œuvre spirituelle de miséricorde est de consoler les affligés.

12. Cette œuvre est représentée, à droite du tableau, par Jésus-Christ consolant la veuve de Naïm et ressuscitant son fils. Un jour que Notre-Seigneur approchait de cette ville avec ses disciples, il arriva qu’on portait en terre un mort, fils unique d’une veuve. Jésus, touché de compassion  pour elle, lui dit : « Ne pleurez point. » Puis il s’approcha et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’étant arrêté, il dit : « Jeune homme, je vous le commande, levez-vous. » Aussitôt le mort se leva sur son séant et commença à parler, et Jésus le rendit à sa mère.

13. Le médaillon qu’on voit plus haut représente un jeune homme qui va s’éloigner de sa famille, et qui console son frère en lui montrant le ciel où ils se retrouveront un jour.

 

Prier pour les vivants et les morts

14. La quatrième œuvre spirituelle de miséricorde est de prier et de faire prier pour les vivants et pour les morts.

15. Cette œuvre est représentée, au bas du tableau, par Judas Machabée priant avec son armée pour les soldats qui avaient péri dans un combat. Après avoir achevé sa prière, il fit faire une quête et en envoya le produit à Jérusalem, afin qu’on offrît un sacrifice pour les péchés de ceux qui étaient morts.

16. Le médaillon qu’on voit à droite représente une personne qui prie, devant une tombe, pour ses parents défunts.

 

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– Fin –


 

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B- Catéchisme en Images, pages 16 à 32: Cliquez ici

C- Catéchisme en Images, pages 33 à 49: Cliquez ici

D- Catéchisme en Images, pages 50 à 66: Page actuelle

 


 

publié 5 décembre 2017 par missiondesainteanne

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