Cat.-5c

Retour à  la page principale

Menu du site ‘Mission de sainte Anne’


Catéchisme en Images

Catéchisme en Images (1908), en français (Cat-5c)


 

Pages 33 à 49 (Partie 3 de 4)


 

A- Catéchisme en Images, pages 01 à 15: Cliquez ici

B- Catéchisme en Images, pages 16 à 32: Cliquez ici

C- Catéchisme en Images, pages 33 à 49: Page actuelle

D- Catéchisme en Images, pages 50 à 66: Cliquez ici

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 33

Texte PDF no.33

33a  33b  picture-33b
LES COMMANDEMENTS

Troisième Commandement de Dieu (suite) :
Les dimanches tu garderas, En servant Dieu dévotement.

 

1. La profanation du dimanche est très nuisible à la société, parce que, dès cette vie, Dieu la punit souvent par de terribles châtiments.

2. On peut travailler le dimanche lorsqu’il y a une vraie nécessité et pour accomplir certains actes de charité, mais on n’est pas pour cela dispensé d’entendre la Messe.

3. Comme nous l’avons vu, les œuvres libérales, c’est-à-dire celles où l’esprit a plus de part que le corps, comme lire et écrire, ne sont pas défendues le dimanche.

4. Il est permis de se récréer le dimanche d’une manière honnête et modérée ; mais on doit éviter avec soin les divertissements dangereux, qui sont, surtout pour la jeunesse, la source des plus grands maux.

5. Outre l’assistance à la Messe, qui est d’obligation, l’Eglise nous recommande encore d’assister aux offices du soir et aux instructions.

6. L’Eglise nous conseille enfin, le dimanche, de pratiquer des œuvres de piété, comme la réception des sacrements, le chemin de la croix, de bonnes lectures et des œuvres de charité, comme la visite des pauvres et des malades.

7. Dans l’ancienne loi, la profanation du sabbat était punie de mort. Aussi les pharisiens et les scribes, qui cherchaient toutes les occasions de trouver Notre-Seigneur leur montrait que la charité envers le prochain l’emportait sur le sabbat. Voici à ce sujet, d’après les Evangiles, les accusations des pharisiens contre Notre-Seigneur :

    1 En ce temps-là, Jésus passait le long des blés un jour de sabbat, et ses disciples ayant faim se mirent à cueillir des épis et à les manger. 2 Les pharisiens, voyant cela, lui dirent : Voilà que vos disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire les jours de sabbat. 3 Mais il leur dit : N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, et ceux qui étaient avec lui ? 4 Comme il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de proposition, qu’il n’était permis de manger ni à lui ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls ? 5 Ou n’avez-vous pas lu dans la loi qu’aux jours de sabbat, les prêtres violent le sabbat dans le temple, et sont sans reproches ? 6 Or, je vous le dis : Il y a ici quelqu’un de plus grand que le Temple. 7 Si vous compreniez cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n’auriez jamais condamné des innocents. 8 Car le Fils de l’homme est maître même du sabbat.

    9 Et, étant parti de là, il vint dans leur synagogue. 10 Or, il se trouvait là un homme qui avait la main desséchée, et ils l’interrogeaient, disant : Est-il permis de guérir les jours de sabbat ? afin d’avoir un prétexte pour l’accuser. 11 Mais il leur dit : Quel est celui de vous qui, n’ayant qu’une brebis, si elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la prenne pour l’en retirer ? 12 Combien l’homme n’est-il pas au-dessus d’une brebis ? Il est donc permis de faire le bien les jours du sabbat. 13 Alors il dit à cet homme : Etendez votre main, et il l’étendit, et elle redevint aussi saine que l’autre. 14 Les pharisiens, étant sortis, tinrent conseil contre  lui sur les moyens de le perdre. (Matth. 12; 1-14)

    10 Or, il enseignait dans leur synagogue le jour du sabbat.

    11 Voici venir une femme possédée d’un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; et elle était courbée et ne pouvait aucunement regarder en haut. 12 La voyant, Jésus l’appela et lui dit : Femme, vous êtes délivrée de votre infirmité. 13 Et il lui imposa les mains, et aussitôt elle fut redressée et elle glorifiait Dieu.

    14 Alors le chef de la synagogue prit la parole, et, s’indignant que Jésus l’eût guérie le jour du sabbat, il disait à la foule : Il y a six jours durant lesquels il faut travailler ; venez donc ces jours-là pour vous faire guérir, et non pas le jour du sabbat. 15 Mais le Seigneur, lui répondant, dit : Hypocrites, chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la crèche, pour les mener boire ? 16 Et cette fille d’Abraham, que Satan a liée, voilà dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ?
17 Comme il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient pleins de confusion. (Luc, 13 ; 10-17)

 

Explication du Tableau

8. Nous voyons, en haut de ce tableau, Moïse ordonnant aux Israélites, de la part de Dieu, de lapider un homme qui avait ramassé du bois le jour du sabbat.
9. Nous voyons, en bas du tableau, à gauche, Notre-Seigneur Jésus-Christ, et, derrière lui, les apôtres froissant, un jour de sabbat, quelques épis pour apaiser leur faim.
10. A droite, nous voyons, aux pieds de Jésus-Christ, un homme qui a une main desséchée, et, devant lui, des scribes et des pharisiens.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 34

Texte PDF no.34

34a  34b  picture-34b
LES COMMANDEMENTS

Quatrième Commandement de Dieu :
Tes père et mère honoreras, Afin de vivre longtemps.

 

1. Par le quatrième commandement, Dieu nous ordonne : 1° d’aimer nos père et mère ; 2° de les respecter ; 3° de leur obéir ; 4°de les assister dans leurs besoins.

2. Aimer ses père et mère, c’est leur être attaché du fond du cœur, et leur en donner des preuves lorsque l’occasion s’en présente.

3. Nous devons aimer nos père et mère, parce qu’après Dieu nous leur devons la vie et qu’ils s’imposent toutes sortes de peines pour nous.

4. Respecter ses père et mère, c’est les traiter avec beaucoup d’égards et supporter avec patience leurs infirmités et même leurs défauts.

5. Nous devons respecter nos père et mère et leur obéir, parce qu’ils tiennent auprès de nous la place de Dieu.

6. Nous les honorons lorsque nous demandons humblement à Dieu que tout leur réussisse, qu’ils soient environnés de la faveur et de la considération publiques, surtout aimés de Dieu et agréables aux saints qui sont dans le ciel.

7. Nous les honorons aussi lorsque nous réglons nos dispositions sur leur jugement et sur leur volonté.

8. Saint Paul a des recommandations du même genre : « Enfants, dit-il, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste. » Et encore : « Enfants, obéissez en tout à vos parents, car cela est agréable à Dieu. »

9. Nous honorons encore nos parents lorsque nous imitons leurs bonnes actions et leur conduite vertueuse. En effet, la plus grande marque d’estime que l’on puisse donner à quelqu’un, c’est de vouloir lui ressembler dans le bien.

10. C’est encore les honorer que de demander leur avis, et surtout de le suivre.

11. Nous les honorons enfin si nous avons soin de subvenir à leurs besoins, en leur procurant ce que réclament la nourriture et l’entretien.

12. C’est ce que Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même nous enseigne, quand il reproche aux pharisiens leur impiété. « Pourquoi vous-mêmes, leur dit-il, violez vous le commandement de Dieu pour suivre votre tradition ? Car Dieu a dit : Honorez votre père et votre mère ; celui qui maudira son père et sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : quiconque dira à son père ou à sa mère : toute offrande que je présenterai vous servira, celui-là n’honorera pas son père et sa mère ; et vous avez rendu vain le commandement de Dieu à cause votre tradition. »

13. Accomplir nos devoirs envers nos père et mère est pour nous une obligation de tous les instants, mais surtout dans leurs maladies graves et dangereuses.

14. C’est alors que nous devons faire le nécessaire pour qu’ils ne soient point privés, pendant qu’ils ont leur connaissance, de la visite du prêtre, de la confession et des sacrements d’Eucharistie et d’Extrême-Onction, que les chrétiens sont tenus de recevoir aux approches de la mort.

15. Ainsi fortifiés et comme environnés de ce magnifique cortège des vertus de foi, d’espérance, de charité et de religion, non seulement ils ne craindront pas la mort, puisqu’elle est inévitable, mais même ils la désireront, puisqu’elle ouvre directement l’éternité.

16. En dernier lieu, nous honorons encore nos parents après leur mort, en faisant des funérailles dignes d’eux, en leur donnant une sépulture convenable, en faisant célébrer pour eux des sacrifices anniversaires et en exécutant avec fidélité leurs dernières volontés.

17. Après la mort de ses père et mère, on doit exécuter fidèlement leurs dernières volontés et prier pour le repos de leur âme.

18. Ces paroles : Afin de vivre longuement, signifient que Dieu Bénit et récompense, souvent même en ce monde, l’enfant qui honore son père et sa mère.

19. L’enfant qui outrage ses père et mère, ou qui les abandonne dans leurs besoins, est maudit de Dieu, et les hommes l’ont en horreur.

20. Le parfait modèle d’obéissance que les enfants doivent imiter, c’est l’Enfant Jésus, qui fut soumis à Marie et à Joseph pendant tout le temps qu’il vécut avec eux à Nazareth.

 

Explication du Tableau

21. Nous voyons, en haut de ce tableau, l’Enfant Jésus aidant Marie dans les soins du ménage et Joseph dans les travaux de son état.

22. Nous voyons, au bas du tableau, à gauche, le jeune Tobie rendant la vue à son père en présence de l’ange Raphaël, en lui frottant les yeux avec du fiel de poisson qu’il avait rapporté de son voyage.

23. A droite, on voit Notre-Seigneur assistant saint Joseph, son père nourricier, à ses derniers moments, et le pressant affectueusement contre son Cœur sacré.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 35

Texte PDF no.35

35a  35b   picture-35b
LES COMMANDEMENTS

Quatrième Commandement de Dieu (suite) :
Tes père et mère honoreras, Afin de vivre longtemps.

 

Devoirs envers la famille et les supérieurs

1. Outre nos père et mère, le quatrième commandement nous ordonne encore d’honorer nos autres parents et tous nos supérieurs spirituels et temporels.

2. Nos supérieurs spirituels sont : Notre Saint-Père le Pape, notre évêque et notre curé.

3. Nos supérieurs temporels sont : le souverain, les magistrats, les maîtres et les maîtresses.

4. Nous devons : 1° respecter nos supérieurs spirituels et temporels ; 2° leur obéir dans les choses où ils ont le droit de nous commander ; 3° prier pour eux.

5. Voici ce qui est écrit des évêques et des prêtres : « Que les prêtres qui gouvernent bien soient doublement honorés, principalement ceux qui travaillent à prêcher et à instruire. » Et quelles marques d’affection profonde les Galates ne donnèrent-ils pas à l’apôtre saint Paul, pour qu’il pût rendre à leur bienveillance ce témoignage incroyable : Oui je l’atteste, vous étiez prêts alors, si la chose eût été possible, à vous arracher les yeux pour me les donner.

6. Il faut aussi fournir aux prêtres les choses qui leur sont nécessaires pour vivre. « Quel est le soldat, demande l’apôtre, qui fait la guerre à ses dépens ? » Et n’est-il pas écrit dans l’Ecclésiastique : « Honorez les prêtres, purifiez-vous par les oblations présentées de vos mains, donnez-leur la part des prémices et des hosties d’expiation, comme il a été ordonné. »

7. Nous devons aussi subvenir aux besoins du Souverain Pontife, sur qui pèse la charge de l’Administration centrale de l’Eglise et des multiples œuvres qui en dépendent.

8. L’apôtre enseigne qu’il faut aussi leur obéir. « Obéissez, dit-il, à vos conducteur, et soyez-leur soumis, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte. »

9. Nous devons aussi les aider du secours de nos prière, eux qui sacrifient leur temps, leur santé, et leur vie pour le bien des âmes, et qui sont si souvent payés d’ingratitude.

10. Bien plus, Notre-Seigneur Jésus-Christ commande d’obéir même aux mauvais prêtres, si ce qu’ils nous conseillent est bon. « Ils sont assis sur la chaire de Moïse, dit-il des scribes et des pharisiens ; en conséquence, faites tout ce qu’ils vous ordonnent, mais ne faites point ce qu’ils font, car ils disent ce qu’il faut faire et ne le font point. »

11. Il en faut dire autant des rois, des princes, des magistrats et de tous ceux à qui nous devons être soumis.

12. L’apôtre saint Paul, dans son Epître aux Romains, s’étend longuement sur l’honneur, les égards et le respect qui leur sont dus. Ailleurs, il nous avertit que nous devons prier pour eux.

13. Saint Pierre nous dit : « Soyez soumis, pour l’amour de Dieu, à toute créature revêtue du pouvoir, soit au roi comme souverain, soit au gouverneur comme étant envoyé par lui. » Car si nous leur rendons l’honneur, c’est à Dieu que cet honneur s’adresse.

14. Il n’est jamais permis de se révolter contre l’autorité, parce que : 1°Dieu le défend ; 2° la révolte est la source des plus grands maux pour la société.

15. Si on est appelé à élire un représentant quelconque de l’autorité, ne serait-ce que de lui donner notre voix, nous devons à notre pays, comme à notre conscience, de ne choisir ou de ne voter que pour ceux qui respectent Dieu, la religion, le droit et toutes les sages et chrétiennes libertés.

16. Néanmoins, si nos parents ou nos supérieurs nous commandaient ce qui est contraire à la loi de Dieu, nous devrions, tout en gardant le respect qui leur est dû, leur dire que notre conscience ne le permet pas, parce qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.

 

Explication du Tableau

17. En haut du tableau, à gauche, nous voyons le Pape, entouré de cardinaux, d’évêques et de prêtres, et recevant les hommages des rois, des magistrats, des soldats et des gens du peuple.

18. A droite, un souverain reçoit les hommages de ses sujets.

19. Au milieu de ce tableau, nous voyons Ruth et sa belle-mère Noémi, qu’elle a accompagnée de la terre de Moab à Bethléem. Ruth nous offre un exemple touchant de la piété filiale, en apportant à sa belle-mère les épis de blé qu’elle a glanés pour la nourrir.

20. Le bas du tableau représente, à gauche, des élèves sages et studieux, écoutant avec attention et respect les leçons de leurs maîtres et maîtresses ; à droite, on voit le terrible châtiment infligé à quarante-deux enfants qui avaient insulté le prophète Elisée en l’appelant tête chauve, et qui furent dévorés par deux ours.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 36

Texte PDF no.36

36a  36b  picture-36b
LES COMMANDEMENTS

Quatrième Commandement de Dieu (suite) :
Tes père et mère honoreras, Afin de vivre longtemps.

 

Devoirs des parents envers leurs enfants

1. Les père et mère sont obligés : 1° de pourvoir aux besoins de leurs enfants ; 2° de les élever chrétiennement ; 3° de les corriger ; 4° de leur donner le bon exemple.

2. Le premier devoir des père et mère envers leurs enfants est de les aimer tous également, avec une tendresse chrétienne, et sans faiblesse pour leurs défauts.

3. Les père et mère doivent regarder leurs enfants comme de précieux trésors que Dieu leur a confiés, et dont il leur demandera un compte rigoureux.

4. En disant que les parents doivent pourvoir aux besoins de leurs enfants, j’entends qu’ils doivent nourrir leurs enfants, les vêtir, les élever selon leur position et leur procurer un état convenable.

5. En disant que les père et mère doivent élever chrétiennement leurs enfants, j’entends qu’ils doivent : 1° leur apprendre les principaux mystères de la foi et leurs prières ; 2° les envoyer au catéchisme, et, autant que possible, à une école où ils reçoivent une instruction religieuse ; 3° les porter à aimer Dieu et à fuir le péché ; 4° les envoyer à confesser dès qu’ils ont atteint l’âge de raison.

6. Avant d’engager leurs enfants dans un état, les père et mère doivent prier pour connaître la volonté de Dieu, donner à leurs enfants de bons conseils et leur faire une sage liberté pour suivre l’appel de Dieu, soit pour le sacerdoce, soit pour la vie religieuse.

7. Les parents ne doivent désirer pour leurs enfants que la volonté de Dieu, comme nous l’enseigne la réponse de Jésus à la mère des apôtres Jacques et Jean : 20 Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de lui avec ses fils, et se prosterna pour lui faire une demande. 21 Il lui dit: Que voulez-vous ? Elle répondit : Ordonnez que mes deux fils que voici soient assis, l’un à votre droite, l’un à votre gauche, dans votre royaume. 22 Jésus leur répondit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je dois boire moi-même ? Ils lui dirent : Nous le pouvons. 23 Il leur dit : Vous boirez, en effet, mon calice, mais d’être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de vous le donner à vous, mais à ceux à qui mon père l’a préparé. 24 Entendant cela, les dix autres furent indignés contre les deux frères. 25 Mais Jésus, les appelant à lui, leur dit : Vous savez que les princes des nations les dominent, et que les grands exercent la puissance sur elles. 26 Il n’en sera pas ainsi parmi vous ; et celui qui voudra être le plus grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; 27 et celui qui voudra être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. 28 C’est ainsi que le fils de l’homme n’est point venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la rédemption d’un grand nombre. (Matth. 20; 20-28)

8. Par le devoir de la correction, j’entends que les père et mère doivent veiller sur la conduite de leurs enfants, les reprendre et les châtier quand ils font mal, mais sans emportement, et dans le seul but de les rendre meilleurs.

9. Par le devoir du bon exemple, j’entends que les père et mère doivent remplir leurs devoirs religieux : la prière, l’assistance à la messe et la pratique des sacrements, et éviter tout ce qui pourrait porter leurs enfants au péché, comme les blasphèmes, les médisances, les paroles déshonnêtes et les railleries contre la religion.

 

Explication du Tableau

10. Nous voyons, au milieu de ce tableau, sainte Anne apprenant à lire à la Sainte Vierge encore toute jeune enfant. Derrière Marie, se trouve saint Joachim, son père, qui la contemple avec un tendre intérêt.

11. Le haut du tableau représente, à droite, Blanche de Castille enseignant à saint Louis à prier, et lui disant : « Mon fils, j’aimerais mieux vous voir mort que de vous voir commettre un péché mortel. »

12. Dans le haut du tableau, à gauche, un seigneur oblige son fils à demander pardon à un pauvre qu’il n’a pas honoré.

13. Le bas du tableau nous montre, dans la personne du grand-prêtre Héli, un exemple des terribles châtiments auxquels s’exposent les parents qui négligent de corriger leurs enfants. Héli avait deux fils, Ophni et Phinées, qui détournaient le peuple du culte du Seigneur. Trop indulgent pour ses enfants, il éprouva comme eux les effets de la colère divine. Il apprit un jour que l’arche avait été prise par les Philistins, et que ses deux fils avaient été tués avec trente mille Israélites. A cette nouvelle, il tomba à la renverse et se brisa la tête.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 37

Texte PDF no.37

37a  37b  picture-37b
LES COMMANDEMENTS

Quatrième Commandement de Dieu (suite) :
Tes père et mère honoreras, Afin de vivre longtemps.

 

Devoirs des maîtres envers leurs serviteurs

1. Les maîtres sont obligés : 1° de se montrer bons et justes envers leurs serviteurs ; 2° de les soigner dans la maladie comme en santé ; 3° de veiller sur leur conduite ; 4° d’avoir soin qu’ils servent Dieu et qu’ils soient instruits des vérités de la religion.

2. Les maîtres doivent donc procurer à leurs serviteurs la facilité de remplir leurs devoirs religieux en ce qui concerne l’observation du dimanche, l’abstinence, les Pâques, et les porter à se bien acquitter de tous ces devoirs.

3. Cette obligation est fondée sur la parole de Dieu lui-même, qui a déclaré que les maîtres lui rendront compte des âmes de ceux qui leur sont confiés.

 

Explication du Tableau

4. Ce tableau nous offre deux exemples touchants de fidélité aux devoirs des maîtres envers leurs serviteurs. Le premier est celui du centurion de l’Evangile : 5 Ensuite, étant entré dans Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui, le priant, 6 en disant : Seigneur, mon serviteur est là, couché dans ma maison, paralytique et souffrant cruellement. 7 Jésus lui dit : J’irai et le guérirai. 8 Et le centurion lui répondit : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit, mais dites seulement un mot et mon serviteur sera guéri.
9 Car moi qui suis un homme soumis à la puissance d’un autre, et qui ai des soldats sous la mienne, je dis à l’un : Va, et il va ; et à l’autre : Viens, et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela, et il le fait. 10 Jésus, entendant ces paroles, en fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : En vérité, je vous le dis, je n’ai pas trouvé une si grande foi dans Israël. 11 Et je vous dis que beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident et auront place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux ; 12 tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures. Là seront les pleurs et le grincement de dents. 13 Et Jésus dit au centurion : Allez, et qu’il vous soit fait comme vous avez cru. Et son serviteur fut guéri à cette heure même.

5. Ce centurion est représenté en haut du tableau, à genoux aux pieds de Jésus entouré de ses apôtres ; deux serviteurs qui l’ont accompagné se tiennent respectueusement derrière leur maître.

6. Le second exemple, représenté en bas du tableau, à gauche, est celui de saint Elzéar, comte de Sabran, en Provence. Ayant dressé un règlement de vie pour ses serviteurs, saint Elzéar le fit afficher dans l’un des plus beaux appartements de son palais, et il y réunissait ses domestiques pour le leur expliquer. En voici les principales dispositions :

 

Règlement de vie

1° Prière du matin et du soir ;
2° Assistance à la sainte messe ;
3° Fréquentation des sacrements ;
4° Dévotion à la Sainte Vierge et à saint Joseph ;
5° Eviter l’oisiveté ;
6° Fuir les mauvaises compagnies ;
7° Eviter les querelles, etc.
Saint Elzéar est debout sur un siège, en face de ses domestiques, auxquels il montre le règlement. Un crucifix et une statue de la Sainte Vierge ornent la salle. Sainte Delphine, épouse de saint Elzéar, assiste aux instructions et forme, avec ses servantes et ses filles d’honneur, le petit groupe à gauche de son mari.

 

Devoirs des serviteurs envers leurs maîtres

7. Les serviteurs sont obligés : 1° de respecter leurs maîtres ; 2° de les servir avec fidélité ; 3° de leur obéir en tout ce qui n’est pas contraire à la loi de Dieu.

8. Les serviteurs doivent regarder leurs maîtres comme les représentants de Dieu, et leur obéir en conscience comme à Dieu lui-même.

9. Au bas de ce tableau, à droite, Eliézer, serviteur d’Abraham, offre aux serviteurs un exemple remarquable de la fidélité qu’ils doivent à leur maîtres. Il s’engage dans un voyage lointain et va en Mésopotamie chercher une épouse à Isaac son jeune maître. Chargé de présents, il est près d’un puits avec ses chameaux. Rébecca, fille de Nachor, frère d’Abraham, se trouvant là en ce moment avec quelques compagnes pour puiser de l’eau, en présente à Eliézer, qui, reconnaissant à ce signe la volonté du seigneur, lui offre en échange, de la part de son maître, les riches présents qu’il avait apportés.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 38

Texte PDF no.38

38a  38b  picture-38b
LES COMMANDEMENTS

Cinquième Commandement de Dieu :
Homicide point ne seras, De fait ni volontairement.

 

Ce qu’il défend : l’homicide

1. Le cinquième commandement défend : 1° de tuer quelqu’un de son autorité privée ; 2° de se tuer soi-même et de se battre en duel ; 3° de frapper le prochain, de lui dire des injures et de le haïr.

2. Le crime de ceux qui donnent la mort au prochain s’appelle homicide, et le crime de ceux qui se donnent la mort s’appelle suicide.

3. On se rend coupable d’homicide lorsqu’on donne volontairement et injustement la mort à son prochain.

4. Il est trois cas où l’on peut, sans péché, donner la mort à son prochain : 1° dans une guerre juste ; 2° en cas de légitime défense ; 3° pour exécuter les arrêts de la justice.

5. C’est un grand péché de souhaiter la mort du prochain ou de s’en réjouir, quand on le fait par haine ou par intérêt.

6. Il n’est pas permis d’accélérer la mort de quelqu’un, afin d’abréger ses douleurs.

7. Il n’est pas permis de se donner la mort, quelque malheureux qu’on soit, parce que notre vie appartient à Dieu et que seul il a le droit d’en disposer.

8. Celui qui se donne la mort s’expose à la damnation éternelle, puisque, ordinairement, il n’a pas le temps de faire pénitence.

9. Le suicide est un si grand crime que l’Eglise refuse au suicidé la sépulture chrétienne, lorsqu’on est certain qu’il jouissait de ses facultés en se donnant la mort.

10. Il n’est jamais permis, pas même à l’autorité publique, de tuer un innocent, lors même que le bien commun l’exigerait et que l’innocent y consentirait, car il n’est pas maître de sa vie, et c’est intrinsèquement mauvais de le tuer.

11. Il n’est pas permis de se souhaiter la mort, à moins que ce ne soit par le désir de voir Dieu dans le ciel ou pour ne plus l’offenser ici-bas.

12. Celui qui se bat en duel est très coupable, parce qu’il s’expose : 1° à donner la mort ou à la recevoir ; 2° à tomber en enfer ou à y précipiter l’âme de son prochain.

13. Les témoins de ceux qui se battent en duel sont aussi coupables qu’eux, parce qu’ils autorisent le duel par leur présence.

14. Avoir de la haine contre son prochain, ce n’est plus être le disciple de Jésus-Christ. En effet, Notre-Seigneur a déclaré dans l’Evangile qu’on reconnaîtrait ses disciples à l’amour qu’ils auraient les uns pour les autres :

    38 Vous avez entendu qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.  39 Et moi je vous dis : Ne résistez point au méchant ; mais si quelqu’un vous frappe sur la joue droite, présentez-lui encore l’autre joue. 40 Et à celui qui veut vous appeler en justice pour vous enlever votre tunique, abandonnez encore votre manteau. 41 Et à celui qui veut vous contraindre de faire mille pas, faites-en deux autres mille avec lui.

    42 A qui vous demande, donnez, et ne vous détournez point de celui qui veut emprunter de vous.

   43 Vous avez entendu qu’il a été dit : Vous aimerez votre prochain, et vous haïrez votre ennemi. 44 Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient, 45 afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes. 46 Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains aussi ne le font-ils pas ? 47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens ne le font-ils pas ?

    48 Pour vous, soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Matth., 5 ; 38-48)

15. Il ne nous est pas permis de nous venger de ceux qui nous ont offensés, parce que Dieu seul a le droit de punir ceux qui font le mal, et qu’il s’est réservé le pouvoir de nous venger de ceux qui nous ont offensés.

 

Explication du Tableau

16. Le haut de ce tableau représente Caïn qui vient de tuer son frère Abel. Au moment où il cherche à fuir, Dieu lui reproche son crime, le maudit et le chasse de sa présence.

17. Nous voyons, en bas du tableau, à droite, Achitophel se pendant dans sa maison, après avoir poussé Absalon à usurper le trône de David, son père.

18. Le bas du tableau, à gauche, représente deux individus qui se battent en duel. Un pieux chrétien, se plaçant au milieu d’eux, les calme d’une main et, de l’autre, leur montre la croix, du haut de laquelle Jésus-Christ les voit et condamne leur conduite.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 39

Texte PDF no.39

39a  39b  picture-39b
LES COMMANDEMENTS

Cinquième Commandement de Dieu (suite) :
Homicide point ne seras, De fait ni volontairement.

 

Ce qu’il défend : Le scandale.

1. Le cinquième commandement nous défend encore de scandaliser le prochain.

2. Il faut entendre par le scandale toute parole, toute action, toute omission qui porte le prochain au mal, soit parce qu’elle est mauvaise, soit parce qu’elle paraît l’être.

3. Ce qui scandalise surtout le prochain, ce sont : 1° les paroles contraires à la religion, à la charité et à la pureté ; 2° les conseils qui tendent à porter les autres au mal ou à les détourner du bien.

4. On scandalise encore le prochain en lui procurant des écrits irréligieux et immoraux, et surtout en composant ces écrits.

5. C’est un grand péché de scandaliser le prochain, parce que l’on cause ainsi trop souvent la perte des âmes que Jésus-Christ a rachetées par son sang, et que souvent le scandale est irréparable.

6. Certaines personnes se scandalisent et prennent occasion de mal faire d’un acte qui n’est pas mauvais en soi. C’est ainsi que les pharisiens se scandalisaient des actes les meilleurs de Notre-Seigneur ou de ses disciples. Dans le passage suivant de l’Evangile, saint Marc nous en cite deux exemples :

    37 Jean, prenant la parole, lui dit : Maître, nous avons vu quelqu’un, qui ne va pas avec nous, chasser les démons en votre nom, et nous l’en avons empêché. 38 Mais Jésus dit : Ne l’en empêchez point, car personne ne peut faire de miracle en mon nom et aussitôt après parler mal de moi. 39 Car celui qui n’est pas contre vous est pour vous.

    40 Et quiconque vous donnera un verre d’eau en mon nom, parce que vous êtes du Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra point sa récompense.

    41 Et quiconque scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui que l’on mît autour de son cou une de ces meules tournées par les ânes, et qu’on le jetât dans la mer.

    42 Si donc votre main vous scandalise, coupez-la. Il vaut mieux pour vous entrer mutilé dans la vie que d’aller, ayant deux mains, dans la géhenne, dans le feu inextinguible, 43 là où leur ver ne meurent point et où le feu ne s’éteint jamais. 44 Et si votre pied vous scandalise, coupez-le. Il vaut mieux pour vous entrer boiteux dans la vie éternelle, que d’être jeté, ayant deux pieds, dans la géhenne du feu inextinguible, 45 là où leur ver ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais. 46 Si votre œil vous scandalise, arrachez-le. Il vaut mieux pour vous entrer borgne dans le royaume de Dieu, que d’être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne du feu, 47 là où leur ver ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais. 48 Car tous seront sales par le feu comme toute victime est salée par le sel. 49 Le sel est bon. Que si le sel s’affadit, avec quoi lui donnerez-vous de la saveur ? Gardez bien le sel en vous, et soyez en paix les uns avec les autres. (Marc, 9.)

    1 Des pharisiens et quelques-uns des scribes, venus de Jérusalem,
s’assemblèrent auprès de Jésus. 2 Et ayant vu quelques-uns de ses disciples manger du pain avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées, ils les en blâmèrent. 3 Car les pharisiens et tous les juifs ne mangeaient point sans s’être souvent lavé les mains, suivant en cela la tradition des anciens. 4 Et lorsqu’ils reviennent du marché, ils ne mangent point non plus sans s’être purifiés, et il y a beaucoup d’autres traditions qu’ils observent : la purification des coupes, des vases de terre ou d’airain et des lits.

    5 Les pharisiens donc et les scribes l’interrogeaient : Pourquoi vos disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, et mangent-ils leur pain avec des mains impures ? 6 Il leur répondit : Isaïe a bien prophétiser de vous, hypocrites, comme il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi, 7 et vain est le culte qu’ils me rendent, enseignant des doctrines qui sont des préceptes d’hommes. 8 Car, laissant de côté la loi de Dieu, vous vous attachez à la tradition des hommes, purifiant les vases et les coupes, et faisant encore beaucoup d’autres choses semblables. (Marc, 7.)

 

Explication du Tableau

7. Quand on a donné le scandale, on doit le réparer, autant que possible : 1° en détournant du mal ceux qu’on a scandalisé ; 2° en les portant au bien par ses exemples ; 3° en priant pour eux.

8. Ceux qui manquent à leurs devoirs sous prétexte de faire comme les autres sont coupables et insensés, car si les autres veulent perdre leur âme, ce n’est pas une raison pour que nous perdions aussi la nôtre.

9. Ce tableau représente Jésus-Christ avec ses disciples. Il leur montre d’une main l’enfant qu’il a fait venir et de l’autre un homme qui a une meule de moulin attachée au cou et qu’on jette à la mer.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 40

Texte PDF no.40

40a  40b  picture-40b
LES COMMANDEMENTS

Cinquième Commandement de Dieu (suite) :
Homicide point ne seras, De fait ni volontairement.

 

Ce qu’il ordonne

1. Le cinquième commandement de Dieu nous ordonne : 1° de pardonner à nos ennemis ; 2° de nous réconcilier avec eux ; 3° de leur faire du bien quand nous le pouvons ; 4° de faire du bien à ceux qui sont dans le besoin.

2. Notre premier devoir envers nos ennemis est de leur pardonner.

3. Ce devoir est si rigoureux que Jésus-Christ a déclaré dans l’Evangile que Dieu ne pardonnera pas à eux qui ne veulent pas pardonner. 17 Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu les abolir, mais les accomplir. 18 Car je vous le dis en vérité : Jusqu’à ce que passe le ciel et la terre, un seul iota ou un seul point de loi ne passeras pas que tout ne soit accompli. 19 Celui donc qui violera un de ces moindres commandements et enseignera ainsi aux hommes sera regardé comme le moindre dans le royaume des cieux ; et celui qui les gardera et enseignera ainsi aux hommes, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20 Je vous le dis donc : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

    21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Vous ne tuerez point ; celui qui tuera sera passible de jugement. 22 Et moi je vous dis : Quiconque se met en colère contre son frère sera passible de jugement ; quiconque dira à son frère : Raca sera passible du conseil, et celui qui l’appellera fou sera passible de la géhenne du feu. 23 Si donc, offrant votre présent à l’autel, vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, 24 laissez votre présent devant l’autel et allez-vous réconcilier avec votre frère ; et après, vous viendrez présenter votre offrande.

    25 Accordez-vous promptement avec votre adversaire pendant que vous cheminez avec lui, de peur que votre adversaire ne vous livre au juge, que le juge ne vous livre à l’exécuteur, et que vous ne soyez jeté en prison. 26 Je vous le dis en vérité, vous n’en sortirez point que vous n’ayez rendu jusqu’à la dernière obole. (Matth., 5.)

4. Voici un autre passage de l’Evangile aussi explicite, et qui nous indique que le précepte du pardon des injures ne souffre point d’exception.

    21 Pierre alors, s’approchant, lui dit : Seigneur, si mon frère pèche contre moi, combien de fois lui pardonnerai-je ? Jusqu’à sept fois ?
22 Jésus lui dit : Je ne vous dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois. 23 C’est pourquoi l’on a comparé le royaume des cieux à un roi qui voulut faire rendre leurs comptes à ses serviteurs. 24 Et, lorsqu’il eut commencé à le faire, on lui en présenta un qui lui devait dix mille talents. 25 Celui-ci n’ayant pas de quoi payer, son maître ordonna qu’on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu’il avait, pour acquitter sa dette. 26 Mais se jetant à ses pieds, le serviteur le priait, disant : Soyez patient envers moi, et je vous rendrai tout. 27 Le maître de ce serviteur, ayant pitié de lui, le renvoya et lui remit sa dette.

    28 Mais le serviteur, en sortant, rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers ; et, l’ayant saisi, il le tenait à la gorge jusqu’à l’étrangler, disant : Rends-moi ce que tu me dois.

    29 Et, se jetant à ses pieds, son compagnon le priait, disant : Soyez patient envers moi, et je vous rendrai tout. 30 Mais lui ne voulut pas, et il s’en alla et le fit mettre en prison jusqu’à ce qu’il payât sa dette. 31 Les autres serviteurs, voyant ce qui arrivait, furent tout contristés, et ils vinrent, et ils racontèrent à leur maître tout ce qui s’était passé.
32 Alors son maître l’appela et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’as prié. 33 Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? 34 Et son maître irrité le livra aux exécuteurs jusqu’à ce qu’il payât toute sa dette. 35 Ainsi vous fera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. (Matth., 18.)

5. Notre troisième devoir envers nos ennemis est de leur faire du bien quand nous le pouvons.

 

Explication du Tableau

6. Nous voyons, en bas du tableau, à droite, saint Cyprien, martyr, faisant donner par ses proches une somme d’argent au bourreau qui allait le décapiter.

7. La partie supérieure de ce tableau représente saint Etienne, diacre et premier martyr, nous donnant un exemple admirable du pardon des ennemis. A genoux, les yeux levés au ciel, il adresse à Dieu cette touchante prière pour les juifs qui le lapident : Seigneur, ne leur imputez pas ce péché. Soudain, le ciel s’ouvre devant lui. Dieu le regarde avec complaisance en lui tendant les bras. Un ange lui offre la palme du martyre, et un autre lui montre la couronne qui l’attend.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 41

Texte PDF no.41

41a  41b  picture-41b
LES COMMANDEMENTS

Sixième Commandement de Dieu :
Luxurieux point ne seras, De corps ni de consentement.

 

1. Par le sixième commandement, Dieu défend les actions, les paroles, les regards déshonnêtes, et généralement tout ce qui nous porte à l’impureté.

2. L’impureté est un grand péché : 1° parce que, plus que tout autre péché, elle efface de notre âme l’image de Dieu en nous rendant semblable aux bêtes ; 2° parce qu’elle profane nos corps, qui sont les membres de Jésus-Christ et les temples du Saint-Esprit.

3. Les principaux effets de l’impureté sont d’aveugler l’esprit, de faire perdre la foi et de conduire à une mort prématurée.

4. Pour ne point tomber dans l’impureté, il faut faire chaque jour ses prières du matin et du soir, honorer particulièrement la Sainte Vierge, s’approcher fréquemment des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie et éviter les occasions dangereuses.

5. Il faut aussi se mortifier, car il y a des démons qu’on ne peut chasser que par la prière et par le jeûne, comme le dit Notre-Seigneur dans saint Marc :

    16 Quelqu’un de la foule lui répondit : Maître, je vous ai amené mon fils, possédé d’un esprit muet. 17 Et partout où l’esprit s’empare de lui, il le jette à terre, et l’enfant écume, grince des dents et se dessèche ; et j’ai dit à vos disciples de les chasser, mais ils ne l’ont pu. 18 Jésus leur dit : O race incrédule, jusqu’à quand serai-je au milieu de vous ? jusqu’à quand vous supporterai-je ? Amenez-moi l’enfant. 19 Et ils le lui amenèrent. Et sitôt qu’il eut vu Jésus, l’esprit le tourmenta ; et, jeté violemment contre terre, il s’y roulait en écumant. 20 Jésus demanda au père : Depuis combien de temps est-il en cet état ? Et le père dit : Depuis son enfance. 21 Souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr ; si vous pouvez quelque chose, ayez pitié de nous et secourez-nous. 22 Jésus lui dit : Si vous pouvez croire, tout est possible à celui qui croit. 23 Et aussitôt, le père de l’enfant s’écria, disant avec larmes : Je crois Seigneur, aidez mon incrédulité. 24 Et Jésus, voyant le peuple qui s’assemblait, menaça l’esprit immonde, lui disant : Esprit sourd et muet, je te le commande, sors de cet enfant et ne rentre plus en lui. 25 Et, poussant un grand cri, et l’agitant avec violence, l’esprit sortit de l’enfant, qui devint comme mort, de sorte que plusieurs disaient : il est mort. 26 Mais Jésus le prenant par la main et le soulevant, il se leva.

    27 Et lorsque Jésus fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en secret : Pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? 28 Il leur dit : Cette sorte de démons ne peut se chasser que par la prière et le jeûne. (Marc, 9.)

6. Les occasions les plus ordinaires de l’impureté sont : l’oisiveté, les mauvais livres, les mauvais journaux, les mauvais tableaux, les mauvaises chansons, les mauvaises compagnies, le luxe dans les habits, les spectacles, les danses, les excès dans le boire et le manger.

 

Explication du Tableau

7. Le haut de ce tableau représente le déluge, dans lequel Dieu fit périr tous les hommes, excepté Noé et sa famille. Dieu envoya ce terrible châtiment pour punir les hommes qui se livraient à toutes sortes de crimes et particulièrement au vice de l’impureté. Noé, qui pratiquait la vertu, fut préservé du déluge. Pendant que tout était englouti dans l’abîme, il était caché dans une arche que Dieu lui avait fait construire et qui flottait sur les eaux.

8. Plus bas, nous voyons les villes de Sodome et de Gomorrhe détruites par le feu du ciel. Dieu punit ainsi ces villes parce que leurs habitants commettaient le péché d’impureté. Le juste Loth, neveu d’Abraham, fut préservé de ce châtiment : averti par des anges, il quitta Sodome avec sa femme et ses deux filles, avant la destruction de cette ville. La femme de Loth fut changée en une statue de sel, parce que, contre la défense de l’ange, elle s’était retournée pour voir l’incendie de Sodome et de Gomorrhe.

9. Nous voyons, à l’angle de droite, Samson aux pieds d’une femme nommée Dalila, pour laquelle il avait conçu une passion coupable. Cette passion aveugla tellement l’esprit de Samson, qu’il fit connaître à Dalila le secret de sa force prodigieuse en lui disant qu’elle venait de sa chevelure. Dalila lui fit alors couper les cheveux et le livra aux Philistins, qui lui crevèrent les yeux et le livra aux Philistins, qui lui crevèrent les yeux et le condamnèrent à tourner la meule d’un moulin.

10. Dans l’angle de gauche, nous voyons deux fils de Jacob, Siméon et Lévi, passant au fil de l’épée le roi Sichem, qui avait déshonoré leur sœur Dina, et, avec lui, Hémor, son père, et tous les Sichémites mâles. Ainsi vengée, Dina est délivrée par ses autres frères, qui enlèvent en même temps les femmes des Sichémites, leurs enfants et leurs bestiaux.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 42

Texte PDF no.42

42a  42b  picture-42b
LES COMMANDEMENTS

Septième Commandement de Dieu :
Le bien d’autrui tu ne prendras, Ni retiendras à ton escient.

 

1. Le septième commandement nous défend : 1° de prendre le bien d’autrui ; 2° de le retenir injustement ; 3° de causer aucun dommage au prochain.

2. Ceux qui prennent le bien d’autrui sont : les voleurs, les domestiques et ouvriers infidèles, les marchands sans probité, les plaideurs de mauvaise foi, les magistrats et les juges corrompus, les usuriers et tous ceux enfin qui s’approprient ce qui ne leur appartient pas.

3. Les enfants qui volent leurs parents pèchent contre le septième commandement, parce qu’ils s’approprient un bien qui ne leur appartient pas encore.

4. C’est toujours un péché de prendre injustement le bien d’autrui ; mais ce péché est plus ou moins grave, selon le plus ou moins de valeur de l’objet qu’on a pris.

5. Il peut arriver des circonstances qui rendent mortel un vol léger en lui-même ; par exemple, lorsqu’un vol léger fait un tort notable ou lorsqu’on a l’intention d’arriver, par plusieurs vols légers, à prendre une somme considérable.

6. On retient injustement le bien d’autrui : 1° en gardant un objet trouvé sans recherche à qui il appartient ; 2° en détournant des objets de succession ; 3° en ne rendant pas le dépôt qu’on a reçu ; 4° en ne payant pas ou en faisant trop attendre le salaire aux ouvriers et aux domestiques.

7. On cause du dommage au prochain : 1° en gâtant ou en détruisant ce qui lui appartient ; 2° en l’empêchant, par des moyens injustes, de faire un gain légitime.

8. On pèche encore contre le septième commandement, en participant à l’injustice des autres.

9. Voici les conseils de Jean-Baptiste aux foules qui venaient lui confesser leurs injustices :

    9 Déjà la cognée est placée à la racine des arbres. Tout arbre donc qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. 10 Et le peuple l’interrogeait, disant : Que ferons-nous donc ? 11 Et leur répondant, il disait : Que celui qui a deux tuniques en donne une à celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger fasse de même.

    12 Des publicains vinrent aussi pour être baptisés et lui dirent : Maître, que ferons-nous ? 13 Il leur dit : N’exigez rien de plus que ce qui vous a été prescrit. 14 Et des soldats aussi l’interrogeaient, disant : Et nous, que ferons-nous ? Et il leur dit : Ne frappez personne et ne calomniez point, et contentez-vous de votre solde.

    15 Or, comme le peuple se préoccupait et que tous se demandaient en leurs cœurs si Jean n’était point par hasard le Christ, 16 Jean leur répondit à tous, disant : Pour moi, je vous baptise dans l’eau, mais viendra Celui qui est plus fort que moi, à qui je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure ; lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu. 17 Le van est en sa main, et il purifiera son aire, et il rassemblera le froment dans son grenier, et, pour la paille, il la brûlera dans le feu qui ne s’éteint point (Luc, 3.)

 

Explication du Tableau

10. Nous voyons, à gauche, le vieux Tobie, devenu aveugle et pauvre, après avoir possédé de grands biens et pratiqué beaucoup d’œuvres de charité. Sa femme travaillait pour le nourrir avec leur jeune fils. Un jour qu’on lui avait donné un chevreau, Tobie, entendant le bêlement de l’animal, dit aussitôt : « Prenez garde qu’il ne soit le fruit d’un vol ; alors, il faudrait le rendre à ses maîtres, car il ne nous est pas permis de profiter pour notre nourriture de ce qui a été dérobé. »

11. Le haut de ce tableau représente Achab, roi d’Israël, percé d’une flèche dans un combat. Un jour, ce prince voulut avoir une vigne qui appartenait à un Israélite nommé Naboth ; mais celui-ci refusa de lui céder l’héritage de ses pères. De concert avec Jézabel, son épouse, encore plus méchante que lui, Achab fit périr Naboth et s’empara de sa vigne. Le prophète Elie vint alors lui dire de la part de Dieu : « En ce lieu où les chiens ont léché le sang de Naboth, ils lécheront aussi ton sang. » Quelques temps après, Achab, étant en guerre avec le roi de Syrie, se déguisa pour éviter les coups des ennemis ; mais une flèche lancée au hasard vint le percer, et le sang qui coula de sa blessure fut léché par les chiens, comme l’avait prédit Elie.

12. Nous voyons en bas, à droite, un Israélite nommé Achan qui, après la prise de Jéricho, s’était approprié, contre la défense du Seigneur, une partie des brebis, deux cents sicles d’argent, une règle d’or et un manteau d’écarlate. Ce vol reçut un châtiment terrible. Sur l’ordre de Josué, Achan fut lapidé par le peuple et brûlé avec tout ce qui lui appartenait.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 43

Texte PDF no.43

43a  43b  picture-43b
LES COMMANDEMENTS

Septième Commandement de Dieu (suite) :
Le bien d’autrui tu ne prendras, Ni retiendras à ton escient.

 

1. Les serviteurs et les employés pèchent ordinairement contre le septième commandement en trompant leurs maîtres et en administrant mal les biens de leurs maîtres.

2. Même dans les moindres choses, les serviteurs ne doivent pas tromper leurs maîtres :

    9 Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses d’iniquité, afin que, lorsque vous manquerez de tout, ils vous reçoivent dans leurs tabernacles éternels. 10 Qui est fidèle dans les moindres choses est fidèle aussi dans les plus grandes ; et qui est injuste dans les petites choses est aussi injuste dans les grandes. 11 Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses d’iniquité, qui donc vous confira les biens véritables ? 12 Et si vous n’avez pas été fidèle pour un bien étranger, ce qui est à vous, qui vous le donnera ? 13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres ; cas, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. (Luc, 16 ; 9-13)

3. On fait un procès injuste lorsqu’on traduit quelqu’un en justice pour l’obliger à payer ce qu’il ne doit pas.

4. Ceux qui ne payent pas leurs dettes offensent Dieu, parce qu’ils retiennent injustement le bien d’autrui.

5. Celui qui a fait tort au prochain est obligé de restituer au plus tôt le bien mal acquis et de réparer tout le dommage qu’il a causé par lui-même ou par d’autres.

6. La restitution, quand elle est possible, est tellement nécessaire, que sans elle le vol ne saurait être pardonné. C’est ce que promit Zachée lorsque Notre-Seigneur vint loger dans sa maison :

    1 Jésus, étant entré dans Jéricho, allait par la ville ; 2 et voilà qu’un homme, nommé Zachée, chef des publicains et fort riche lui-même, 3 cherchait à voir qui était Jésus, et il ne le pouvait à cause de la foule, parce qu’il était très petit de taille. 4 Courant en avant, il monta sur un sycomore pour le voir, parce qu’il devait passer par là. 5 Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et, l’ayant vu, lui dit : Zachée, hâtez-vous de descendre ; car aujourd’hui, c’est dans votre maison qu’il faut que je m’arrête. 6 Et il se hâta de descendre, et il le reçu avec joie.

    7 Ce que voyant, ils murmuraient tous, disant : Il est allé loger chez un homme pécheur. 8 Mais Zachée, debout devant le Seigneur, lui dit : Seigneur, voici que je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.
9 Jésus lui dit : Aujourd’hui le salut est entré dans cette maison, parce que celui-ci est aussi enfant d’Abraham. 10 Car le fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui avait péri. (Luc, 19.)

7. L’auteur d’un vol ou d’un dommage n’est pas seul obligé de restituer ; cette obligation s’étend à tous ceux qui ont participé en quelque manière au vol ou au dommage causé au prochain.

8. On participe au vol ou au dommage causé au prochain : 1° lorsqu’on le commande ; 2° qu’on le conseille ; 3° qu’on le recèle ; 4° enfin, lorsque, étant obligé de l’empêcher, on ne l’empêche pas.

9. La restitution doit se faire dans l’ordre suivant : C’est le détenteur de la chose volée qui doit la restituer avant tous les autres. A son défaut, la restitution doit être faite par celui qui a commandé ou conseillé le vol, et ensuite par celui qui l’a exécuté.

10. Il faut restituer à celui à qui on a fait du tort, ou, s’il est mort, à ses héritiers.

11. Si l’on avait soi-même hérité des biens mal acquis, il faudrait les restituer, parce qu’il n’est pas permis de retenir injustement le bien d’autrui.

12. Si l’on ne sait à qui appartient le bien qu’on est obligé de restituer, il faut consulter ses supérieurs et exécuter ce qu’ils diront.

13. On doit restituer la chose même que l’on a prise si elle existe encore en nature ; si elle n’existe plus, on doit en restituer la juste valeur.

14. Si l’on n’a pas de quoi restituer, on doit avoir l’intention de le faire et prendre les moyens de restituer le plus tôt possible.

15. Le meilleur moyen d’éviter toute injustice, c’est de respecter le bien d’autrui comme nous voulons qu’on respecte le nôtre.

 

Explication du Tableau

16. Le haut du tableau représente l’ange Raphaël réclamant à Gabélus une somme d’argent que le vieux Tobie lui avait autrefois prêtée.
Gabélus, loin de renier cette dette, s’empresse de la payer à l’ange.

17. Nous voyons, à droite, un homme puissant qui veut dépouiller de son bien un plus faible que lui, le menaçant de lui susciter des procès injustes et ruineux s’il ne cède à ses exigences.

18. On voit, en bas, à gauche, un serviteur infidèle qui a dissipé le bien de son maître.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 44

Texte PDF no.44 

44a  44b  picture-44b

LES COMMANDEMENTS

Huitième Commandement de Dieu :
Faux témoignage ne diras, Ni mentiras aucunement.

 

1. Ce commandement nous défend : 1° le faux témoignage ; 2° le mensonge ; 3° la calomnie ; 4° la médisance ; 5° le jugement téméraire.

 

Le faux témoignage

2. On fait un faux témoignage lorsqu’on est appelé en justice comme témoin et qu’on ne dit pas la vérité.

3. Le faux témoignage est toujours un péché mortel, car celui qui le rend commet un parjure, puisqu’il viole le serment qu’il a fait de dire la vérité ; souvent aussi il commet une injustice en faisant condamner un innocent.

4. Celui qui a rendu un faux témoignage est obligé de réparer tout le dommage dont il est cause.

5. On pèche encore d’une manière analogue au faux témoignage, par exemple, en produisant de faux témoins ou de faux titres, faisant condamner ou en condamnant celui qu’on sait innocent.

 

Explication du Tableau

6. Le haut de ce tableau représente Notre-Seigneur Jésus-Christ amené par les juifs devant Pilate, qui est assis sur son tribunal. L’un des assistants lève la main et, montrant Jésus, déclare qu’il l’a entendu défendre de payer le tribut à César. C’était là un faux témoignage, car Jésus avait dit, au contraire, qu’il fallait rendre à César ce qui appartenait à César.

7. Saint Marc rapporte un autre faux témoignage contre Notre-Seigneur :

    55 Or, les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient point. 56 Car plusieurs déposaient faussement contre lui, mais leurs dépositions ne s’accordaient pas.

    57 Quelques-uns, se levant, portaient contre lui ce faux témoignage, disant : 58 Nous l’avons entendu dire : Je détruirai ce Temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera point fait de main d’homme. 59 Mais leurs témoignages ne s’accordaient point.

    60 Alors, le grand-prêtre, se levant au milieu de l’assemblée, interrogea Jésus, disant : Vous ne répondez rien à ce que ces hommes déposent contre vous ? 61 Mais Jésus se taisait, et il ne répondit rien. Le grand-prêtre, l’interrogeant de nouveau, lui dit : Etes-vous le Christ, Fils du Dieu béni ? 62 Jésus lui dit : Je le suis ; et vous verrez le fils de l’homme, assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. (Marc, 14.)

8. En bas du tableau, à gauche, on voit Jézabel, épouse d’Achab, roi d’Israël, dévorée par des chiens. Cette femme impie, voulant se défaire de Naboth, qui refusait de céder à Achab l’héritage de ses pères, fit suborner de faux témoins qui l’accusèrent d’avoir blasphémé contre Dieu et contre le roi. Naboth fut condamné à mort et lapidé. Mais le crime de Jézabel ne resta pas impuni. Le successeur d’Achab, Jéhu, qui est ici monté sur un cheval, la fit précipiter du haut de son palais, et son corps fut dévoré par des chiens.

9. Un autre exemple de faux témoignage est aussi celui proféré par les Juifs contre saint Etienne. On lit dans les Actes des Apôtres :

    7 Cependant la parole de Dieu se répandait de plus en plus, et le nombre des disciples augmentait fort dans Jérusalem. Il y en avait aussi beaucoup d’entre les prêtres qui obéissaient à la foi. 8 Or, Etienne, qui était plein de grâce et de force, faisaient de grands prodiges et de grands miracles parmi le peuple. 9 Et quelques-uns de la synagogue appelée la synagogue des Affranchis, et de celles des Cyrénéens et des Alexandrins, et de ceux de Cilicie et d’Asie, s’élevèrent contre Etienne et disputaient avec lui. 10 Mais ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l’Esprit qui parlait. 11 Alors ils subornèrent des gens qui dirent : Nous l’avons entendu proférer des paroles de blasphème contre Moïse et contre Dieu. 12 Et ainsi ils émurent le peuple, les sénateurs et les docteurs de la loi, et se jetant sur Etienne, ils l’enlevèrent et l’entraînèrent au Conseil. 13 Et ils produisirent contre lui de faux témoins qui disaient : Cet homme-là ne cesse point de proférer des blasphèmes contre le lieu saint et contre la loi, 14 car nous lui avons entendu dire que ce Jésus de Nazareth détruira ce lieu ci et changera les ordonnances que Moïse nous a laissées. (Act., 6.)

10. A droite, nous voyons Daniel, âgé de douze ans ; en face de lui est Suzanne, entourée de ses parents et de ses amis. Les deux vieillards qu’on voit derrière Suzanne avaient rendu contre elle un faux témoignage en déclarant qu’ils l’avaient surprise à commettre une action infâme. Suzanne fut condamnée à mort, et elle allait être lapidée, lorsque le jeune Daniel s’écria qu’elle était innocente. Il convainquit les deux vieillards de faux témoignage, et ils furent mis à mort.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 45

 Texte PDF no.45

45a  45b  picture-45b

LES COMMANDEMENTS

Huitième Commandement de Dieu (suite) :
Faux témoignage ne diras, Ni mentiras aucunement.

 

Le mensonge

1. Mentir, c’est dire une chose qu’on ne croit pas vraie, avec l’intention de tromper.

2. Il y a trois sortes de mensonges : le mensonge joyeux, le mensonge officieux, et le mensonge pernicieux.

3. Le mensonge joyeux est celui qu’on fait par plaisanterie, pour se récréer ou pour récréer les autres.

4. Le mensonge officieux est celui qu’on fait pour son utilité ou pour celle d’autrui.

5. Le mensonge pernicieux est celui qu’on fait pour nuire au prochain.

6. De ces trois mensonges, le plus coupable est le mensonge pernicieux, qui serait un péché mortel, s’il causait au prochain un dommage considérable, soit dans ses biens, soit dans sa réputation.

7. Il n’est jamais permis de mentir, même pour s’excuser ou pour rendre service à quelqu’un.

8. Le mensonge est toujours un péché, parce qu’étant opposé à la vérité, il fait injure à Dieu, qui est la vérité même.

 

Explication du Tableau

9. Le haut de ce tableau représente saint Paul et une femme nommée Saphire, qui tombe morte à ses pieds.

    1 Alors un homme nommé Ananie, et Saphire, sa femme, vendirent ensemble un fond de terre 2 et cet homme ayant retenu, de concert avec sa femme, une partie du prix qu’il en avait reçu, il apporta le reste et le mit aux pieds des apôtres. 3 Mais Pierre lui dit : Ananie, comment Satan vous a-t-il tenté jusqu’à vous faire mentir au Saint-Esprit et détourner une partie du prix de ce fond de terre. 4 Ne demeurait-il pas toujours à vous, si vous aviez voulu le garder ? Et après même l’avoir vendu, le prix n’en était-il pas encore à vous ? Comment ce dessein a-t-il pu vous entrer dans le cœur ? Ce n’est pas aux hommes que vous avez menti, mais à Dieu.

    5 Ananie, ayant entendu ces paroles, tomba et rendit l’esprit ; et tous ceux qui entendirent parler de cette mort furent saisis d’une grande crainte. 6 Aussitôt les jeunes gens s’étant levés enlevèrent le corps et l’emportèrent pour l’ensevelir.

    7 Environ trois heures après, sa femme, qui ne savait rien de ce qui était arrivé, entra, 8 et Pierre lui dit : Femme, dites-moi, n’avez-vous point vendu votre fonds de terre que tant ? Elle répondit : Non, nous ne l’avons vendu que cela. 9 Alors Pierre lui dit : Comment vous êtes-vous ainsi accordés ensemble pour tenter l’Esprit du Seigneur ? Voilà ceux qui viennent d’enterrer votre mari qui sont à cette porte, et qui vont aussi vous porter en terre.

    10 Au même moment, elle tomba à ses pieds et rendit l’esprit. Ces jeunes hommes étant entrés, la trouvèrent morte, et l’ayant emportée, ils l’enterrèrent auprès de son mari. 11 Cet évènement répandit une grande frayeur dans toute l’Eglise et parmi tous ceux qui en entendirent parler. (Act., 5.)

10. En bas, à gauche, nous voyons Eve trompée par le serpent, qui lui dit : « Si vous mangez de ce fruit, vous ne mourrez point, mais vous serez semblables à Dieu, connaissant le bien et le mal. »

11. L’humanité toute entière a été perdue par ce mensonge du démon, que Notre-Seigneur appelle « menteur et père du mensonge » dans le passage suivant de l’Evangile :

    42 Jésus leur dit donc : Si Dieu était votre père, certes vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je suis venu, et je ne suis point venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé. 43 Pourquoi ne reconnaissez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44 Vous êtes les enfants du diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n’est point demeuré dans la vérité, parce que la vérité n’est point en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu’il est menteur et le père du mensonge. 45 Pour moi, quand je dis la vérité, vous ne me croyez point. 46 Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous point ? 47 Qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Vous n’écoutez point, parce que vous n’êtes point de Dieu. (Jean, 8.)

12. A droite, on voit Elisée et son serviteur Giézi. Celui-ci avant menti en se disant envoyé par le prophète pour demander à Naaman un talent d’argent et deux habits. Ayant reçu du général syrien deux talents d’argent et deux habits, Giézi mentit une seconde fois en disant à Elisée qu’il n’était pas sorti de sa maison. En punition de ce double mensonge, il fut frappé de lèpre, lui et toute sa race.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 46

Texte PDF no.46

46a  46b  picture-46b
LES COMMANDEMENTS

Huitième Commandement de Dieu (suite) :
Faux témoignage ne diras, Ni mentiras aucunement.

 

La Calomnie

1. Calomnier, c’est imputer à quelqu’un une faute dont il est innocent, ou un défaut qu’il n’a pas.

 

La Médisance

2. Médire, c’est découvrir sans nécessité les défauts ou les fautes du prochain, ou bien rabaisser ses bonnes qualités.

3. Quand il est nécessaire de révéler les défauts ou les fautes du prochain, on ne doit pas les faire connaître qu’à ceux qui peuvent y remédier, ou à ceux qui en souffriraient quelque dommage s’ils n’en étaient pas avertis.

4. Quoique la chose qu’on rapporte soit vraie, il y a péché à la dire, parce que la charité nous défend d’ôter sans raison au prochain la bonne réputation dont il jouit.

5. Ce n’est pas une médisance de dire du prochain un mal connu et public, mais alors il faut éviter ce qui sentirait la malignité.

6. La médisance peut être un péché mortel, cas saint Paul a dit que « les médisants n’entreront point dans le royaume des cieux ».

7. La calomnie et la médisance sont des péchés mortels, lorsque le mal qu’on dit injustement du prochain est grave en lui-même et fait un tort considérable à sa réputation.

8. Il y a des circonstances qui augmente la gravité de ces deux péchés, par exemple, lorsqu’on dit du mal de ses supérieurs, des personnes consacrées à Dieu, de beaucoup de personnes à la fois, ou devant un grand nombre de personnes.

9. Il n’est pas permis d’écouter avec plaisir la médisance ou la calomnie, car c’est participer au péché des médisants et des calomniateurs

10. Quand on entend médire, on doit, si on le peut, empêcher la médisance ; si on ne le peut pas, on doit détourner la conversation, ou du moins montrer par son silence qu’on ne prend pas plaisir à la médisance.

11. Il est défendu, en général, de rapporter à quelqu’un le mal qu’on a entendu dire de lui ; la Sainte Ecriture dit que Dieu déteste ceux qui, par leurs rapports, sèment la division entre les frères.

12. Celui qui a fait tort au prochain par calomnie ou par médisance est obligé de réparer, autant qu’il le peut le dommage qu’il lui a causé.

13. On doit réparer le tort fait au prochain par la calomnie en déclarant que le mal qu’on a dit de lui est faux. Le médisant doit faire tout ce qu’il peut pour rétablir la réputation du prochain, en excusant ses torts ou en faisant valoir ses bonnes qualités.

 

Le Jugement téméraire

14. Juger témérairement, c’est concevoir une mauvaise opinion du prochain sans raison suffisante.

15. Le jugement téméraire est un péché, parce que la justice et la charité défendent de penser du mal de quelqu’un sans preuve suffisante.

 

Explication du Tableau

16. Le haut de ce tableau représente le jeune Joseph conduit en prison pour un crime dont il avait été faussement accusé par la femme de Putiphar. Celle-ci éprise pour lui d’un amour un plaisir coupable, le sollicita un jour de consentir à sa passion. Mais Joseph ne voulant pas offenser Dieu s’y refusa et prit la fuite. Cette méchante femme retint son manteau et l’accusa devant son mari d’avoir tenté de la séduire. Putiphar crut cette calomnie et fit jeter Joseph en prison.

17. En bas du tableau, à gauche, nous voyons le grand prêtre Aaron et Marie sa sœur, à genoux devant l’Arche d’alliance ; au-dessus de l’Arche, on voit Dieu lui-même. Aaron et Marie avaient murmuré contre Moïse, leur frère. Mais le Seigneur, les ayant fait comparaître devant l’Arche, les reprit de leur murmure et frappa Marie d’une lèpre qui dura sept jours.

18. A droite, nous voyons saint Paul dans l’île de Malte, où il avait débarqué à la suite d’une tempête. Les habitants de cette île le traitèrent, ainsi que ses compagnons, avec beaucoup d’humanité. Ils allumèrent un grand feu, à cause de la pluie et du froid qu’il faisait. Or Paul, ayant mis dans le feu quelques sarments qu’il avait amassés, la chaleur en fit sortir une vipère qui s’élança sur sa main. Les barbares, voyant cette bête qui lui pendait de la main, se disaient les uns aux autres : « Sans doute, cet homme est un meurtrier ; car, après qu’il a été sauvé de la mer, la justice divine ne veut pas le laisser vivre. » Mais ils virent bientôt combien ce jugement était peu fondé, car Paul, ayant secoué la vipère dans le feu, n’en reçut aucun mal.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 47

Texte PDF no.47

47a  47b  picture-47b
LES COMMANDEMENTS

Neuvième Commandement de Dieu :
L’œuvre de chair ne désireras Qu’en mariage seulement.

 

1. Par le neuvième commandement, Dieu nous défend tout désir et toute pensée déshonnête. Notre-Seigneur dit dans l’Evangile :
27 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Vous ne commettrez point l’adultère. 28 Et moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis l’adultère dans son cœur. (Matth., 5.)

2. Le neuvième commandement diffère du sixième en ce que le sixième défend tout acte extérieur d’impureté, comme les paroles et les actions, tandis que le neuvième défend même le désir et la pensée d’une action impure.

3. Il y a mauvais désir lorsqu’on voudrait faire le mal, s’il était possible. Il y a mauvaise pensée lorsqu’on se représente le mal à l’esprit sans vouloir le faire.

4. Le mauvais désir est un péché, quoiqu’on ne l’exécute pas, parce qu’on n’a pas le droit de désirer ce qu’il n’est pas permis de faire.

5. Les mauvaises pensées auxquelles on s’arrête volontairement sont des péchés, même quand on n’aurait aucun dessein de les exécuter.

6. La raison en est qu’on offense Dieu en pensant volontairement et avec plaisir à des choses qui lui déplaisent souverainement et qui portent à faire le mal.

7. Les pensées mauvaises auxquelles on résiste fidèlement ne sont pas des péchés ; elles deviennent même pour nous des occasions de mérite et c’est ce qui doit nous exciter à combattre courageusement contre les tentations.

8. Pour vaincre les tentations impures, il faut : 1° se rappeler que Dieu nous voit et qu’il nous jugera ; 2° élever son cœur à Dieu par une courte invocation ; 3° résister dès le commencement de la tentation ; 4° invoquer la Très Sainte Vierge.

 

Explication du Tableau

9. Le haut de ce tableau représente Notre-Seigneur et, à ses pieds, une femme qui entraînée par un mauvais désir, s’était rendue coupable d’adultère. En voici le récit, d’après l’Evangile :

    3 Alors les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et, la plaçant au milieu, 4 ils dirent à Jésus : Maître, cette femme vient d’être surprise en adultère. 5 Or, Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider ces femmes-là ; vous donc, que dites-vous ? 6 Ils parlaient ainsi pour le tenter, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, se baissant, écrivait sur la terre avec le doigt. 7 Et, comme ils persistaient à l’interroger, il se leva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre. 8 Et, se baissant de nouveau, il écrivait sur la terre. 9 Ayant ouï cette parole, ils sortirent l’un après l’autre, les plus vieux les premiers ; et Jésus demeura seul avec la femme debout au milieu.

    10 Alors Jésus, se relevant, lui dit : Femme, où sont ceux qui vous accusaient ? Personne ne vous a condamné ? 11 Elle répondit : Personne Seigneur. Jésus lui dit : Je ne vous condamnerai pas non plus ; allez et ne péchez plus. (Jean, 8.)

10. En bas du tableau, à droite, on voit le roi David et devant lui le prophète Nathan. Celui-ci reproche à David l’adultère qu’il a commis avec Bethsabée et le meurtre d’Urie son époux.

11. L’image de gauche nous met sous les yeux l’apologue dont se servit Nathan pour faire sentir à David l’énormité de son crime. « Il y avait, lui dit-il, deux hommes dans une ville, l’un riche et l’autre pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en grand nombre ; mais le pauvre n’avait qu’une petite brebis qu’il avait acheté et nourrie, et qui avait été élevée chez lui avec ses enfants, mangeant son pain, buvant dans sa coupe et dormant sur son sein, et il l’aimait comme sa fille. Or, un voyageur étant venu chez le riche, celui-ci ne voulut point toucher à ses brebis et à ses bœufs pour régaler son hôte, mais il enleva la brebis du pauvre homme et en fit un banquet à celui qui était venu le visiter.

    David entra dans une grande colère contre cet homme et dit à Nathan :

    – Vive Jéhovah ! il est fils de la mort l’homme qui a fait cela. »

    – Tu es cette homme-là, repris le prophète. Voici ce que dit le Seigneur : Je t’ai sacré roi sur Israël, et je t’ai délivré de la main de Saül. Je t’ai donné sa maison et tous ses biens, et j’allais ajouter à tant de bienfaits. Pourquoi, méprisant la parole du Seigneur, as-tu commis l’iniquité en faisant périr par le glaive d’Urie l’Héthéen et en épousant sa femme ? En punition de ton double crime, c’est de ta propre famille que le Seigneur tirera les ministres de sa vengeance : elle va devenir pour toi une source de malheurs.

    Le roi fut bouleversé, et, du fond de son âme déchirée par le repentir, s’exhala ce cri sauveur de la pénitence que Dieu ne méprise jamais : « J’ai péché contre le Seigneur. »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 48

Texte PDF no.48

48a  48b  picture-48b
LES COMMANDEMENTS

Dixième Commandement de Dieu :
Bien d’autrui ne convoitera, Pour les avoir injustement.

 

1. Ce commandement nous défend de désirer injustement le bien d’autrui et de lui porter envie.

2. Le dixième commandement nous défend encore : 1° l’attachement désordonné aux biens de la terre ; 2° l’empressement excessif pour les acquérir. Notre-Seigneur a dit à ce sujet :

    19 Il y avait un homme riche qui était vêtu de pourpre et de fin lin ; et il faisait tous les jours des festins splendides. 20 Et il y avait un mendiant nommé Lazarre, qui était couché à sa porte, couvert d’ulcères, 21 désirant se rassasier des miettes qui tombait de la table du riche, et personne ne lui en donnait ; mais les chiens venaient et léchaient ses ulcères. 22 Or, il arriva que le mendiant mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli dans l’enfer. 23 Et levant les yeux, comme il était dans les tourments, il vit de loin Abraham, et Lazarre dans son sein ; 24 et jetant un grand cri, il dit : Père Abraham, ayez pitié de moi, et envoyez Lazarre, afin qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau pour rafraîchir ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. 25 Et Abraham lui dit : Mon fils, souvenez-vous que, pendant votre vie, vous avez reçu les biens, comme Lazarre les maux ; mais maintenant, lui est consolé, et vous êtes dans les tourments. 26 De plus entre vous et nous, un grand abîme est affermi, en sorte que ceux qui veulent aller d’ici vers vous, ou de là venir ici, ne le peuvent point.

    27 Et le riche dit : Je vous prie donc, Père, de l’envoyer dans la maison de mon père, 28 car, j’ai cinq frères ; il leur attestera ces choses, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de tourment. 29 Et Abraham lui dit : Ils ont Moïse et les prophètes, qu’ils les écoutent. 30 Et il dit : Non, Père Abraham ; mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils feront pénitence. Mais Abraham lui dit : S’ils n’écoutent point Moïse et les prophètes, quand même quelqu’un des morts ressusciterait, ils ne croiraient pas. (Luc, 16)

    22 Il dit ensuite à ses disciples : C’est pourquoi je vous dis: Ne soyez point en peine pour votre vie, de ce que vous mangerez ; ni pour votre corps, de quoi vous vous vêtirez. 23 La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements. 24 Voyez les corbeaux, ils ne sèment ni ne moissonne ; ils n’ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien ne valez vous pas plus qu’eux ! 25 Qui de vous, en se tourmentant, peut ajouter à sa taille une seule coudée ? 26 Si donc les moindres choses dépassent votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres ? 27 Voyez les lis, comme ils croissent ; ils ne travaillent ni ne filent ; et cependant, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d’eux. 28 Si donc l’herbe qui est aujourd’hui dans les champs et demain est jetée au four, Dieu la revêt de la sorte, combien plus vous, hommes de peu de foi !

    29 Ne vous inquiétez donc point de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, et ne vous élevez pas si haut. 30 Car ce sont les gens du monde qui cherchent toutes ces choses, mais votre Père sait que vous en avez besoin. 31 Cherchez donc avant tout le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. (Luc, 12.)

3. Ces paroles signifient qu’il faut s’occuper du salut avant tout le reste, mais elles ne nous défendent pas de prendre un soin raisonnable des biens et des affaires de la vie présente.

 

Explication du Tableau

4. Le haut de ce tableau représente Héliodore, général des troupes de Séleucus, roi de Syrie. Ce prince, convoitant injustement les trésors que renfermait le temple de Jérusalem, ordonna à Héliodore d’aller s’en emparer. Lorsque celui-ci se présenta avec ses gardes pour exécuter ce vol sacrilège, il vit paraître un cheval sur lequel était monté un cavalier terrible qui, fondant sur lui, le frappa plusieurs fois des pieds devant. En même temps, deux jeunes hommes, richement vêtus, vinrent se placer près de lui et se mirent à le fouetter sans relâche. Héliodore tomba tout d’un coup, enveloppé de ténèbres ; on le mit dans une litière et on le porta hors du temple.

5. En bas, à gauche, le roi Achab veut obliger Naboth à lui céder sa vigne, située près de son palais, lui offrant en retour, soit une autre vigne, soit de l’argent. Comme la loi de Moïse défendait d’aliéner pour toujours le bien qu’on tenait de ses pères, Naboth répondit à Achab : « Dieu me garde de vendre l’héritage de mes pères ! »

6. A droite, on voit saint Eloi, qui fut bien éloigné de désirer injustement le bien du prochain. Un jour, le roi Clotaire II l’ayant chargé de faire un siège d’or orné de pierreries, Eloi en fit deux avec la matière qu’on lui avait fournie pour en faire un seul.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 49

Texte PDF no.49

49a  49b  picture-49b
LES COMMANDEMENTS

Premier Commandement de l’Eglise :
Les fêtes tu sanctifieras, Qui te sont de commandement.

Deuxième Commandement de l’Eglise :
Les dimanches Messe entendras, Et les fêtes pareillement.

 

1. L’Eglise, étant une société parfaite, a reçu de son fondateur, Jésus-Christ, le pouvoir de faire des commandements qui obligent tous les chrétiens.

2. Le premier commandement de l’Eglise nous ordonne de sanctifier les jours de fêtes d’obligation, comme le troisième commandement de Dieu nous oblige à sanctifier le dimanche.

3. On appelle fêtes certains jours que l’Eglise a institués pour honorer Notre-Seigneur, la Sainte Vierge et les saints.

4. Le second commandement de l’Eglise nous ordonne, sous peine de péché mortel, d’entendre la messe les dimanches et les fêtes d’obligations.

5. Il faut entendre la messe tout entière, avec respect et dévotion. La Messe de paroisse étant dite pour les paroissiens, on recommande d’y assister.

 

Explication du Tableau

6. En haut de ce tableau, nous voyons un prêtre qui célèbre la sainte Messe un jour de fête. Des fidèles de l’un et de l’autre sexe assistent avec recueillement au Saint Sacrifice. Plus bas, on voit un bal où des mondains et des mondaines vont chercher le plaisir qu’ils préfèrent à la sanctification du dimanche et des fêtes. Mais le plaisir les fait tomber dans le péché et les précipite dans les flammes de l’enfer.

7. Au centre du tableau, nous voyons deux anges qui invitent les fidèles à sanctifier les fêtes de l’Eglise en leur montrant le ciel. A gauche de ces anges commence la série des principales fêtes que l’Eglise nous conseille de sanctifier outre Noël, l’Ascension, l’Assomption et la Toussaint, seules fêtes d’obligation pour la France.

    Voici ces fêtes : Saint André, 30 novembre. La croix qu’il tient à la main représente celle où il fut attaché. – L’immaculé Conception, 8 décembre. – Saint Thomas, apôtre, 21 décembre. Il met la main dans la plaie de Notre-Seigneur en disant : « Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu ! » – Noël, 25 décembre, fête d’obligation. – Saint Etienne, diacre, premier martyr, 26 décembre. – Il fut lapidé par les Juifs. – Saint Jean l’Evangéliste, 27 décembre. Il est représenté comme écrivant le IVe Evangile.  – L’Epiphanie de Notre-Seigneur, 6 janvier. Trois rois mages, venus de l’Orient à la lumière d’une étoile miraculeuse, adorent l’Enfant Jésus. – Présentation de Jésus au temple et Purification de la Très Sainte Vierge, 2 février. – Saint Mathias, apôtre, 24 février. Le bourreau lève la hache pour lui trancher la tête. – Saint Joseph, époux de la Très Sainte Vierge, père nourricier de l’Enfant Jésus et patron de l’Eglise universelle, 19 mars. – Annonciation de la Sainte Vierge, 25 mars. – Saint Philippe subit le supplice de la croix, et saint Jacques fut mis à mort d’un coup de massue. – L’Ascension de Notre-Seigneur, fête d’obligation. – La Fête-Dieu, qu’on célèbre le jeudi qui suit la Sainte Trinité, pour honorer par des processions solennelles Jésus-Christ présent dans la sainte Eucharistie. – Saint Jean-Baptiste, 24 juin, représenté avec un agneau, parce qu’il disait aux Juifs en montrant le Messie : « Voici l’Agneau de Dieu, qui efface les péchés du monde. » – Saint Pierre et saint Paul, 29 juin. Saint Pierre porte deux clés du royaume des cieux. » Saint Paul tient une épée, pour indiquer qu’il eut la tête tranchée. – Saint Jacques le Majeur, apôtre, 25 juillet, honoré d’un culte immémorial à Compostelle, en Espagne. – Saint Laurent, martyr, 10 août. Il mourut exposé sur un gril à des charbons ardents. – L’assomption de la Sainte Vierge, fête d’obligation. – Saint Barthélemy, apôtre, 24 août. Le couteau qu’il tient à la main rappelle qu’il fut écorché vif. – Saint Simon et saint Jude, apôtre, 28 octobre. – La Toussaint, 1er novembre, fête d’obligation pour honorer tous les saints à la fois. Tous les assistants reçoivent la sainte communion, qui leur est distribuée par deux diacres.

8. En bas du tableau, dans l’angle de droite, nous voyons une représentation de la fête juive des Tabernacles. Cette fête durait huit jours.

9. Dans l’angle de gauche, un prêtre célèbre la sainte messe dans une maison privée.

10. Au bas du tableau, une série de médaillons représente les jours de la semaine avec la dévotion qui est assignée à chacun.

 


 

A- Catéchisme en Images, pages 01 à 15: Cliquez ici

B- Catéchisme en Images, pages 16 à 32: Cliquez ici

C- Catéchisme en Images, pages 33 à 49: Page actuelle

D- Catéchisme en Images, pages 50 à 66: Cliquez ici

 


40a

publié 4 décembre 2017 par missiondesainteanne

%d blogueurs aiment cette page :