Cat.-5b

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Catéchisme en Images

Catéchisme en Images (1908), en français (Cat-5b)


 

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Catéchisme en Images – Texte & image no. 16

Texte PDF no.16

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Douzième article : Je crois la vie éternelle

 

Le ciel

  1. Ces derniers mots su Symbole : La vie éternelle, nous apprennent qu’après cette vie il y aura une autre vie éternellement heureuse dans le ciel, ou éternellement malheureuse dans l’enfer.

2. Nous sommes assurés qu’il y aura une autre vie après celle-ci, parce que Dieu l’a révélé, et qu’une autre vie est nécessaire pour la récompense des bons et la punition des méchants.

3. Le ciel ou le paradis est un lieu de délices où les anges et les saints voient Dieu face à face et sont pleinement heureux avec lui pour toujours.

4. Ceux qui vont au ciel sont ceux qui meurent en état de grâce et qui ont entièrement satisfait à la justice de Dieu.

5. Nous savons que les saints voient Dieu dans le ciel, par ces paroles de Notre-Seigneur : Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu.

6. Le bonheur des saints dans le ciel est tellement grand, que nous ne pouvons pas le comprendre ici-bas : L’œil de l’homme n’a jamais vu, dit saint Paul, son oreille n’a jamais entendu et son cœur n’a jamais conçu ce que Dieu prépare à ceux qui l’aiment.

7. Selon les Saints Pères, la félicité de la vie éternelle, c’est à la fois la délivrance de tous les maux et la possession de tous les biens.

8. En ce qui concerne les maux, nos saints Livres sont clairs et formels. Ainsi il est écrit dans l’Apocalypse : Les bienheureux n’auront plus ni faim ni soif ; le soleil ni aucune chaleur ne les incommodera plus. Et ailleurs : Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux ; il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cris, ni douleurs, parce que le premier état sera passé.

9. En ce qui concerne les biens, leur gloire sera immense, et en même temps ils posséderont tous les genres de joies et délice. Mais aujourd’hui, il est impossible que nous comprenions la grandeur de ces biens ; ils ne peuvent se manifester à notre esprit.

10. Pour les goûter, il faut que nous soyons entrés dans la joie du Seigneur. Alors nous en serons comme inondés et enveloppés de toutes part, et tous nos désirs seront satisfaits.

11 Bien que tous les saints voient Dieu dans le ciel, leur bonheur est plus ou moins grand, selon leurs mérites.

12. Actuellement, les âmes des saints sont seules dans le ciel, leurs corps n’y entreront qu’après la résurrection.

13. Les bienheureux contempleront éternellement Dieu présent devant eux ; et ce don, le plus excellent et le plus admirable de tous, les rendra participants de la nature divine, et les mettra en possession de la vraie et définitive béatitude. Béatitude à laquelle nous devons avoir une foi si grande, que le Symbole des Pères de Nicée nous ordonne de l’attendre de la bonté de Dieu, avec la plus ferme espérance : J’attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir.

 

Explication du tableau

  14. Ce tableau représente le ciel. Au centre, nous voyons les trois Personnes divines assises dans un triangle sur un trône de gloire, environné des anges. Plusieurs d’entre eux jouent de divers instruments, et d’autres agitent des encensoirs devant les trois personnes divines. La Sainte Vierge, leur reine, est à leur tête, à la droite de Jésus-Christ son Fils et sur un trône inférieur au trône de Dieu, mais supérieur à tout ce qui n’est pas de Dieu.

15. Au second rang figurent : à droite, saint Jean-Baptiste, Moïse, David, Abraham et d’autres saints de l’Ancien Testament ; à gauche, saint Joseph, saint Pierre avec les apôtres, un évangéliste tenant un livre et plusieurs saints du Nouveau Testament.

16. Au troisième rang, on voit les autres saints, parmi lesquels il y a des martyrs, comme saint Etienne, de saints pontifes, un saint roi, de saintes vierges martyres, comme sainte Cécile et sainte Catherine, et de saintes femmes, comme sainte Marie-Madeleine.

17. Saint Etienne porte une pierre dans la main, parce qu’il fut martyrisé à coups de pierres.

18. Sainte Cécile tient une harpe, parce qu’elle chantait les louanges de Dieu au son des instruments de musique.

19. Aux pieds de sainte Catherine, on voit une roue brisée, parce qu’on voulut la mettre à mort au moyen d’une roue armée d’instruments tranchants ; mais cette roue se brisa lorsqu’on la mit en mouvement.

20. Sainte Marie-Madeleine tient un vase dans la main, parce qu’elle répandit un jour sur la tête de Notre-Seigneur un vase rempli de parfum précieux.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 17

Texte PDF no.17

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Douzième article (suite):  Je crois la vie éternelle

 

L’enfer

1. L’enfer est un lieu de tourments où les damnés sont séparés de Dieu et brûlent avec les démons dans un feu qui ne s’éteindra jamais.

2. Ceux qui vont en enfer sont ceux qui meurent en état de péché mortel.

3. Il est certain que les peines des damnés dureront toujours, car Jésus-Christ déclare dans l’Evangile qu’au jugement dernier les méchants seront condamné à brûler dans un feu éternel. Dans un autre endroit Notre-Seigneur répète jusqu’à trois fois que « le ver qui dévore les damnés ne mourra pas, et que le feu qui les brule ne s’éteindra pas ».

4. Le malheur des damnés est si affreux, parce que Dieu les punit en Dieu, c’est-à-dire avec une justice infinie.

5. Bien que tous les damnés soient privés de la vue de Dieu, leurs souffrances seront plus ou moins grandes, selon le nombre et la gravité de leurs péchés.

6. Rien de plus puissant, si on les croit fermement, pour réprimer les mauvaises passions du cœur, et pour éloigner les hommes du péché. Aussi l’Ecclésiastique nous dit-il : Dans toutes vos œuvres, souvenez-vous de vos fins dernières, et vous ne pécherez jamais.

7. En effet, il faudrait être poussé au mal avec une violence extraordinaire, pour n’être pas ramené à l’amour de la vertu par cette pensée, qu’un jour il faudra paraître devant le Juge qui est la justice même, et lui rendre compte non seulement de toutes ses actions, de toutes ses paroles, mais même de ses pensées les plus secrètes, et subir le châtiment qu’elles auront mérité.

 

Explication du tableau

8. Ce tableau nous donne une faible idée des peines qu’on souffrira dans l’enfer. Dans le haut, on voit sept ouvertures de l’enfer, qui sont marquées des premières lettres des sept péchés capitaux. O désigne l’orgueil. A l’avarice, L la luxure, E l’envie, G la gourmandise, C la colère, P la paresse. On veut montrer par-là que ce sont surtout les péchés capitaux qui font aller les hommes en enfer.

9. Au-dessus de chacune de ces lettres, un animal symbolise le péché qu’elle représente. Un paon symbolise l’orgueil ; un crapaud, l’avarice ; un bouc, la luxure, un serpent, l’envie ; un pourceau, la gourmandise ; un lion, la colère ; une tortue, la paresse.

10. Un feu dévorant est la peine commune à tous les damnés ; mais chacun d’eux souffre des peines particulières appropriées aux péchés qu’il a commis.

11. Sous la lettre O, les orgueilleux sont traînés aux pieds de Lucifer et forcés de s’agenouiller devant lui. Ils sont ainsi traités parce que, pendant leur vie, ils n’ont pas voulu s’humilier devant Dieu.

12. Sous la lettre A, on voit les avares portant une bourse suspendue à leur cou. Cette bourse leur rappelle combien ils ont été insensés de préférer les biens périssables de la terre aux biens éternels du paradis.

13. Sous la lettre L, les impudiques sont frappés cruellement par les démons ou déchirés par des animaux féroces. Ce n’est pas qu’il y ait des animaux dans l’enfer, mais on veut, par-là, représenter la rage avec laquelle les démons tourmentent les damnés.

14. Sous la lettre E, les envieux sont enlacés, piqués, déchirés par de monstrueux reptiles.

15. Sous la lettre G, les gourmands et les ivrognes sont dévorés par une faim et une soif cruelle, repus du fiel du dragon et du venin de l’aspic. Ils sont éternellement abreuvés du vin de la fureur de Dieu ; leur conscience, semblable à un Cerbère à la gueule béante, leur reproche sans cesse leur gourmandise et leurs débauches passées.

16. Sous la lettre C, les colères et les vindicatifs s’entre déchirent et s’arrachent les cheveux.

17. Sous la lettre P, les paresseux sont percés avec des pointes enflammées, piqués par des scorpions et cloués dans des brasiers éternels.

18. Les transgresseurs des dix commandements de Dieu et les profanateurs des sept sacrements sont foulés aux pieds par une bête qui a sept têtes et dix cornes, et étouffées par son souffle brûlant.

19. Au bas du tableau, à gauche, des centaures foulent aux pieds des hérésiarques, ceux qui ont intenté des procès injustes et ceux qui ont combattu la religion par de mauvais livres et de mauvais journaux.

20. Au centre du séjour infernal, se trouve un cadran dont l’aiguille marque toujours la même heure, et cette heure, c’est l’éternité. On veut montrer par-là que les peines des damnés dureront toujours, et que, une fois entré dans l’enfer, on n’en sortira jamais.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 18

Texte PDF no.18 

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LA GRACE

 

1. La grâce est un don surnaturel que Dieu nous fait gratuitement, en vue des mérites de Jésus-Christ, pour opérer notre salut.

2. Je dis que la grâce est un don, parce que Dieu nous l’accorde par pure bonté, sans y être obligé ; c’est aussi ce que veut dire le mot gratuitement ; – un don surnaturel, parce que la grâce surpasse les forces de notre nature et que nous ne pouvons l’acquérir par nous-même ; – que Dieu nous fait, par les mérites de Jésus-Christ, parce que c’est Jésus-Christ qui nous a mérité la grâce en mourant pour nous sur la croix ; – pour opérer notre salut, parce que Dieu nous donne la grâce, non pour nous rendre heureux sur la terre, mais pour nous aider à mériter le bonheur du ciel.

3. Outre la grâce, Dieu nous a accordé des dons qu’on appelle naturels, comme la santé, la fortune, les qualités de l’esprit et du cœur.

4. Ces dons naturels contribuent indirectement à opérer notre salut, mais ils ne sauraient nous sauver par eux-mêmes ; la grâce seule peut nous rendre digne de la vie éternelle.

5. Il résulte de là que la grâce est le plus précieux de tous les biens, puis qu’elle a coûté le sang d’un Dieu et qu’elle nous mérite le ciel.

6. Il y a deux sortes de grâces : la grâce habituelle ou sanctifiante, et la grâce actuelle.

7. La grâce habituelle est une grâce qui demeure en notre âme, qui la rend sainte, agréable aux yeux de Dieu et digne de la vie éternelle.

8. Cette grâce est appelée habituelle, parce qu’elle se conserve en nous, lors même que notre volonté n’agit pas, par exemple dans le sommeil ; elle élève l’âme qui la possède à un état surnaturel qu’on appelle état de grâce.

9. Dans cet heureux état, on aime Dieu et on en est aimé, selon ces paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Si quelqu’un m’aime, mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure.

10. De plus, la grâce sanctifiante rend toutes nos actions, même les plus petites, méritoires pour le ciel, lorsqu’elles sont faites en vue de plaire à Dieu.

11. La grâce sanctifiante s’accroît surtout par la réception des sacrements ; elle s’affaiblit par notre tiédeur et par le péché véniel ; elle se perd tout à fait par le péché mortel.

12. La grâce actuelle est un secours que Dieu nous donne, au moment où nous en avons besoin, pour faire le bien et éviter le mal.

13. Ce secours consiste : 1° dans les bonnes pensées que Dieu met dans notre esprit ; 2° dans les bons mouvements par lesquels il excite et aide notre volonté.

14. Outre ce secours, purement intérieur, Dieu se sert encore, pour nous porter à faire le bien, de moyens extérieurs de salut, comme la prédication, les bons exemples, les miracles, etc.

15. Sans la grâce, nous ne pouvons rien faire qui soit utile pour le ciel, comme nous l’apprennent ces paroles de Notre-Seigneur : Sans moi, vous ne pouvez rien faire.

16. Dieu donne à tous des grâces actuelles, même aux pécheurs et aux infidèles, parce qu’il veut le salut de tous les hommes.

17. Dieu nous donne toujours au moins la grâce de la prière, avec laquelle nous pouvons obtenir toutes les grâces dont nous avons besoin.

18. Quand Dieu nous donne une grâce actuelle, notre devoir est d’y coopérer, c’est-à-dire de suivre ses inspirations sans jamais y résister.

 

Explication du tableau

19. Ce tableau nous offre en haut, à droite, un modèle admirable de la fidélité à la grâce dans la personne de saint Paul. Un jour qu’il se rendait à Damas pour mettre en prison tous les chrétiens qu’il trouverait dans cette ville, il entendit une voix qui lui dit : Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? Il répondit : Qui êtes-vous, Seigneur ? La voix lui dit : Je suis Jésus, que tu persécutes. Saul lui dit alors : Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?

20. Nous voyons en haut, à gauche, Notre-Seigneur assis sur le bord du puits de Jacob et disant à la Samaritaine : Ah ! si vous connaissiez le don de Dieu ! Ce « don de Dieu », qui l’emporte sur tous les biens de ce monde, n’est autre que la grâce.

21. L’âme en état de grâce est représentée au milieu de ce tableau par une vierge revêtue de la robe d’innocence et tenant un lis à la main ; elle regarde le ciel et porte le Saint-Esprit dans son cœur, selon cette parole de saint Paul : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’esprit de Dieu habite en vous ?

22. L’âme en état de péché mortel est représentée en bas, à droite, par une vierge plongée dans les ténèbres, revêtue d’habits de deuil et enchaînés par le démon qui règne en maître dans son cœur.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 19

Texte PDF no.19

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LES SACREMENTS

LES SACREMENTS EN GÉNÉRAL – LE BAPTÊME

 

Les Sacrements en général

1. Les sacrements sont des signes sacrés, institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour produire la grâce dans nos âmes et nous sanctifier.

2. Je dis que les sacrements sont des signes, parce qu’ils signifient ou représentent la grâce invisible que nous y recevons.

3. Il y a sept sacrements : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Extrême-Onction, l’ordre et le mariage.

4. Les sacrements qui nous font passer de la mort du péché à la vie de la grâce, et les autres, en augmentant la grâce sanctifiante que nous avions déjà.

5. Les sacrements qui nous font passer de la mort du péché à la vie de la grâce sont le Baptême et la pénitence ; on les appelle sacrement des morts.

6. Les sacrements qui augmente en nous la grâce sanctifiante sont la Confirmation, l’Eucharistie, l’Extrême Onction, l’Ordre et le Mariage ; on les appelle sacrements des vivants.

7. Les sacrements produisent la grâce par eux-mêmes, en vertu des mérites et de l’institution de Jésus-Christ. Ils produisent cette grâce dans tous ceux qui n’y mettent pas d’obstacle par leurs mauvaises dispositions.

8. Celui qui reçoit un sacrement avec de mauvaises dispositions commet un sacrilège, parce qu’il profane une chose sainte.

9. On ne peut recevoir qu’une fois le Baptême, la Confirmation et l’Ordre, ces trois sacrements imprimant dans l’âme un caractère ineffaçable.

10. Par ce caractère, j’entends une marque spirituelle et invisible qui nous distingue de ceux qui n’ont pas reçu ces trois sacrements, et qui nous consacre à Dieu d’une manière particulière.

 

Le Baptême

11. Le Baptême est un sacrement qui efface le péché originel, et qui nous fait chrétien, enfants de Dieu et de l’Eglise.

12. Le Baptême efface aussi le péché actuel, quand on le reçoit à l’âge de raison, avec les dispositions nécessaires.

13. Le devoir des parents, quand un enfant leur est né, est donc de le présenter au Baptême le plus tôt possible, parce que, en différant, ils exposeraient cet enfant à mourir sans être baptisé et à être éternellement exclu du paradis.

14. Le Baptême, quand il y a impossibilité de le recevoir, peut être suppléé : 1° par le martyre, qu’on appelle le Baptême de sang ; 2° par la contrition parfaite, jointe au désir du Baptême ; c’est ce qu’on appelle le Baptême de désir.

15. C’est aux évêques et aux prêtres qu’il appartient de donner le Baptême ; mais en cas de nécessité, toute personne peut et doit baptiser.

16. Pour baptiser, il faut verser de l’eau naturelle sur la tête de la personne que l’on baptise, en disant : Je te baptise, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

17. Celui qui est baptisé s’engage à observer les commandements de Dieu et de l’Eglise, et renonce au démon, à ses pompes et à ses œuvres.

 

Explication du tableau

18. Le baptême de Jésus-Christ, qui est représenté au milieu de ce tableau, marque bien les effets que le Baptême produit en nous. Pendant que Notre-Seigneur était baptisé par saint Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain, on entendit la voix de Dieu le Père qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances ; le Saint-Esprit descendit sur lui en forme de colombe, et les cieux furent ouverts. Quand nous sommes baptisés, Dieu nous adopte pour ses enfants ; le Saint-Esprit descend en nous par sa grâce, et nous devenons les héritiers du royaume des cieux.

19. Nous voyons au bas de ce tableau un prêtre qui baptise un enfant. La robe blanche que tient un ange et dont on revêt le baptisé signifie que l’âme du baptisé est ornée de grâce et d’innocence comme d’un vêtement qui la rend belle et agréable aux yeux de Dieu.

20. Un enfant qui meurt aussitôt après avoir été baptisé va tout de suite au ciel. C’est ce que représente ce tableau, en haut, à droite, où nous voyons l’âme d’un enfant mort après le baptême porté au ciel par les anges.

21. Le Baptême est si nécessaire au salut, que les enfants eux-mêmes ne peuvent entrer dans le ciel s’ils ne sont baptisés.
Voilà pourquoi nous voyons sur ce tableau, en haut, à gauche, l’âme d’un enfant mort sans Baptême se diriger vers une région inconnue, où elle sera privée à jamais du bonheur céleste.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 20

 Texte PDF no.20

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LES SACREMENTS

L’EUCHARISTIE

 

L’Eucharistie

1. L’Eucharistie est un sacrement qui contient réellement le corps, le sang, l’âme, et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ sous les espèces du pain et du vin.

2. Jésus-Christ a institué l’Eucharistie : 1° pour demeurer continuellement avec nous ; 2° pour s’offrir en sacrifice à Dieu son Père ; 3° pour être la nourriture spirituelle de nos âmes.

 

La Communion

3. Pour instituer l’Eucharistie, Jésus-Christ prit du pain et dit à ses apôtres : Prenez et mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite le calice où il y avait du vin, et dit : Prenez et buvez, ceci est mon sang. Faites ceci en mémoire de moi.

4. Par ces paroles : Ceci est mon corps, ceci est mon sang, Jésus-Christ changea, par sa toute-puissance, le pain en son corps et le vin en son sang. Notre-Seigneur ajouta : Faites ceci en mémoire de moi, pour donner aux apôtres et aux prêtres le pouvoir de changer, à son exemple, le pain en son corps et le vin en son sang.

5. Ce changement se fait à la Messe, lorsque le prêtre prononce sur le pain et sur le vin les paroles de la consécration.
6. Communier, c’est recevoir Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie.

7. Les dispositions nécessaires pour bien communier sont de deux sortes : les unes regardent l’âme, et les autres le corps.

8. La principale disposition de l’âme pour bien communier, c’est d’être en état de grâce, c’est-à-dire de n’être coupable d’aucun péché mortel.

9. Ceux qui se sentent coupable de quelque péché mortel avant de communier doivent se confesser et recevoir l’absolution.

10. Communier en état de péché mortel, c’est un horrible sacrilège semblable à celui de Judas.

11. Quelques instants avant de communier, il faut s’exciter à une véritable dévotion ; pour cela, il est bon de réciter les actes préparatoires à la Communion.

12. Les dispositions du corps pour bien communier sont d’être à jeun, c’est-à-dire de n’avoir ni bu ni mangé depuis minuit, et d’avoir un extérieur modeste et recueilli.

13. Après avoir communié, il faut adorer Jésus-Christ présent en nous, le remercier, s’offrir à lui, et lui demander les grâces dont on a besoin ; cet exercice s’appelle action de grâces.

14. Il est important de faire l’action de grâces après la Communion : 1° parce qu’il serait bien inconvenant de nous occuper d’affaires étrangères sans rendre nos devoirs à Jésus-Christ présent en nous ; 2° c’est le moment le plus favorable pour nous entretenir avec Notre-Seigneur et obtenir des grâces.

 

La Messe

15. La Messe est un sacrifice où l’on offre à Dieu le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ sous les espèces du pain et du vin.

16. Jésus-Christ a institué le sacrifice de la messe, pour représenter et continuer parmi nous le sacrifice qu’il a offert sur la croix.

17. Entre le sacrifice de la messe et celui de la croix, il y a cette différence que, sur la croix, Jésus-Christ s’est offert lui-même, en répandant son sang,  au lieu qu’à la messe il s’offre par le ministère du prêtre, sans répandre son sang.

18. Le sacrifice de la messe ne peut être offert qu’à Dieu seul, parce que le sacrifice est un acte d’adoration qui n’est dû qu’à Dieu.

 

Explication du tableau

19. Nous voyons, au milieu de ce tableau, Notre-Seigneur instituant l’Eucharistie le Jeudi-Saint, veille de sa mort, dans le Cénacle, à Jérusalem. Nous voyons sur ce tableau, en haut, à gauche, l’apôtre infidèle se pendre à un arbre après avoir fait une Communion sacrilège.

20. Nous voyons, au bas de ce tableau, un prêtre qui distribue, pendant la messe, la sainte Communion aux fidèles.

21. Le principal effet de la Communion, qui est de nourrir spirituellement nos âmes, est figuré sur ce tableau, en haut, à droite, dans la personne du prophète Elie. Nous voyons un ange lui donner du pain cuit sous la cendre et un vase d’eau, en lui disant : Lève-toi et mange, car il te reste encore beaucoup de chemin à faire. Elie, s’étant levé, mangea et but ; fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à Horeb, la montagne de Dieu. – Le pain d’Elie était la figure de l’Eucharistie, qui fortifie notre âme, nous aide à faire saintement le voyage de cette vie et nous conduit au bonheur du ciel.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 21

Texte PDF no.21

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LES SACREMENTS

LA CONFIRMATION

 

1. La Confirmation est un sacrement qui nous donne le Saint-Esprit avec l’abondance de ses dons pour nous rendre parfaits chrétiens.

2. Il y a sept dons du Saint-Esprit : la Sagesse, l’Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la Crainte de Dieu.

3. La Sagesse est un don qui nous fait goûter les choses de Dieu.

4. L’Intelligence est un don qui élève notre esprit jusqu’à la contemplation des mystères de la foi.

5. Le Conseil est un don qui nous fait connaître et choisir à propos ce qui contribue davantage à la gloire de Dieu et à notre salut.

6. La Force est un don qui nous aide à accomplir toutes nos obligations, malgré les obstacles qui peuvent se rencontrer.

7. La Science est un don qui nous dirige dans la connaissance de la volonté de Dieu.

8. La Piété est un don qui nous porte à remplir fidèlement nos devoirs religieux, et à aimer Dieu d’un amour filial.

9. La Crainte de Dieu est un don qui nous inspire pour Dieu un respect mêlé d’amour, et qui nous fait craindre de l’offenser.

10. Les ministres auxquels il appartient d’ordinaire de donner le sacrement de Confirmation, ce sont les évêques, successeurs des apôtres.

11. L’évêque, en donnant la confirmation, impose les mains sur ceux qu’il confirme, leur fait une onction avec le Saint Chrême en forme de croix sur le front, et prie le Saint-Esprit de descendre en eux avec tous ses dons.

12. Le Saint Chrême est un mélange d’huile d’olive et de baume, consacré par l’évêque le Jeudi-Saint.

13. On se sert d’huile dans la confirmation pour marquer l’abondance, la douceur et la force de la grâce que le Saint-Esprit répand dans celui qui est confirmé.

14. On se sert de baume dans la Confirmation pour marquer que le confirmé doit être la bonne odeur de Jésus-Christ, c’est-à-dire édifier le prochain par de bons exemples.

15. Le baume est un suc qui coule de certains arbres et qui répand un parfum agréable.

16. On fait l’onction du Saint Chrême en forme de croix sur le front, pour marquer au confirmé qu’il ne doit jamais rougir de la croix de Jésus-Christ.

17. Le léger soufflet que l’évêque donne au confirmé signifie que le confirmé doit être dans la disposition de tout souffrir pour Jésus-Christ.

18. Pour bien recevoir la Confirmation, il faut être instruit des principaux mystères de la foi, et n’être coupable d’aucun péché mortel. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.

19. Quand on a reçu la Confirmation, on est encore plus étroitement obligé qu’auparavant de vivre en parfait chrétien.

20. La Confirmation n’est pas absolument nécessaire pour être sauvé ; mais on se rendrait coupable et on se priverait de beaucoup de grâces en négligeant de la recevoir.

 

Explication du tableau

21. En haut de ce tableau, à gauche, nous voyons un soldat qui combat contre le dragon à sept têtes. On veut montrer par-là que nous recevons, dans la confirmation, la force nécessaire pour vaincre les sept péchés capitaux.

22. A droite, on voit un enfant, fidèle aux leçons de sa mère, se déclarer chrétien en face d’un juge païen qui voudrait le faire renoncer à la foi de Jésus-Christ. Par-là, on veut montrer que la confirmation nous donne la force de rester fidèle à Jésus-Christ au milieu des persécutions.

23. Le sujet principal de ce tableau représente saint Pierre et saint Jean donnant la Confirmation aux fidèles de Samarie. Ils leur imposent les mains et prient pour eux, afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. A droite de saint Pierre, on voit un homme qui tient une bourse à la main : c’est Simon le magicien, qui vient prier l’apôtre de lui vendre le pouvoir de donner le Saint-Esprit. Saint Pierre le reprend sévèrement de ce qu’il veut acheter le don de Dieu à prix d’argent.

24. Le Saint-Esprit est représenté sur ce tableau planant en forme de colombe sur ceux qui sont confirmés, et répandant en eux tous ses dons.

25. Au bas du tableau, on voit un évêque qui administre la confirmation à des enfants de la première Communion. Il est précédé de son grand vicaire, qui lui dit les noms de ceux qui doivent être confirmés au fur et à mesure qu’ils se présentent ; il est suivi d’un autre prêtre tenant un plateau sur lequel se trouve la chrêmière, ainsi appelée parce qu’elle contient le Saint Chrême. Un troisième prêtre, en surplis et en étole, essuie, avec des boulettes de coton, le front de ceux qui viennent d’être confirmés.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 22

Texte PDF no.22

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LES SACREMENTS

LA PÉNITENCE

 

1. La Pénitence est un sacrement qui remet les péchés commis après le Baptême.

2. On reçoit le sacrement de Pénitence lorsque le prêtre donne l’absolution.

3. L’absolution est une sentence que le prêtre prononce, au nom de Jésus-Christ, pour remettre les péchés au pénitent bien disposé.

4. Il y a trois conditions pour recevoir le pardon de ses péchés par l’absolution, à savoir : la contrition, la confession et la satisfaction.

 

La Contrition

5. La contrition est une douleur et une détestation des péchés que l’on a commis, avec une ferme résolution de ne plus pécher à l’avenir.

6. Il y a deux sortes de contritions : la contrition parfaite et la contrition imparfaite, qu’on appelle aussi attrition.

7. La contrition est parfaite quand on regrette d’avoir offensé Dieu parce qu’il est infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché lui déplaît.

8. La contrition imparfaite efface le péché tout de suite, pourvu qu’on soit résolu de s’en confesser.

9. La contrition est imparfaite quand le regret qu’on a d’avoir offensé Dieu est causé principalement par la crainte de l’enfer ou par la laideur du péché. Ce regret doit être accompagné d’un commencement d’amour de Dieu.

 

La Confession

10. La confession est une accusation de ses péchés, que l’on fait au prêtre, pour recevoir l’absolution.

11. C’est Jésus-Christ qui a établi la confession, lorsqu’il a donné aux prêtres le pouvoir de remettre les péchés. Le prêtre, en effet, doit connaître les péchés, pour savoir s’il doit les remettre ou les retenir.

12. Il faut s’accuser en confession de tous ses péchés mortels, en dire le nombre avec les circonstances qui en changent l’espèce.
13. On n’est pas obligé de s’accuser des péchés véniels, mais il est très utile de le faire.

 

La Satisfaction et les Indulgences

14. La satisfaction est la réparation de l’injure que nos péchés ont faite à Dieu et du tort qu’ils ont causé au prochain.

15. On est obligé de satisfaire à Dieu, même après avoir reçu l’absolution, parce que l’absolution, tout en remettant la peine éternelle de l’enfer, ne nous dispense pas des peines temporelles qu’il faut souffrir en cette vie ou en l’autre.

16. On peut appliquer la plupart des indulgences aux âmes du purgatoire, et c’est une pieuse pratique que l’Eglise recommande.

 

Explication du tableau

17. Le sujet principal de ce tableau représente Notre-Seigneur apparaissant aux apôtres dans le Cénacle, le jour même de sa résurrection. Recevez le Saint-Esprit, leur dit-il ; les péchés seront remis à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. Par ces paroles, Notre-Seigneur institua le sacrement de Pénitence en donnant aux apôtres et à tous les prêtres le pouvoir de remettrez les péchés.

18. Jésus-Christ a plusieurs fois remis les péchés pendant sa vie. Nous voyons, en haut de ce tableau, à droite, un paralytique qu’on lui avait amené pour qu’il lui rendît la santé. Notre-Seigneur lui dit : « Mon fils, aie confiance, tes péchés te sont remis. » Alors quelques-uns des scribes qui était présents se dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : Pourquoi pensez-vous le mal dans vos cœurs ? Lequel des deux est plus facile de dire : Tes péchés te sont remis, ou de dire : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et vas dans ta maison ».

19. Ce tableau représente, en bas, à droite, un pénitent qui s’est confessé et qui a reçu le pardon de ses péchés. On voit, d’un côté, son ange gardien qui lui montre le ciel, et, de l’autre, le démon, qui a été chassé de son âme par l’absolution.

20. Ce tableau nous offre, en haut, à gauche, un modèle de contrition parfaite dans la personne de Marie-Madeleine. Cette femme, après avoir mené une vie criminelle vint un jour pleurer ses fautes aux pieds de Jésus-Christ dans l’espoir d’en obtenir le pardon. Notre-Seigneur qui était à table chez un pharisien nommé Simon, déclara que beaucoup de péchés étaient remis à Madeleine, parce qu’elle avait beaucoup aimé. Puis il leur dit : « Vos péchés vous sont pardonnés ; allez en paix. »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 23

Texte PDF no.23

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LES SACREMENTS

L’EXTRÊME-ONCTION

 

1. L’Extrême -Onction est un sacrement institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour le soulagement spirituel et corporel des malades.

2. Ce sacrement est appelé Extrême-Onction, parce qu’on y fait la dernière Onction que les chrétiens reçoivent. Les autres sacrements dans lesquels on reçoit l’onction de l’Huile Sainte ou du Saint Chrême sont le Baptême, la Confirmation et l’Ordre.

3. Nous savons que l’Extrême-Onction est d’institution divine par ces paroles du saint Concile de Trente : Si quelqu’un dit que l’Extrême Onction n’est pas un véritable sacrement institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu’il soit anathème.

4. Il n’appartient qu’aux évêques et aux prêtres d’administrer l’Extrême-Onction.

5. Pour administrer ce sacrement, le prêtre fait, avec de l’huile Sainte, des onctions sur les yeux, les oreilles, les narines, la bouche, les mains et les pieds du malade, et prie Dieu de lui pardonner les péchés qu’il a commis par tous ses sens.

6. Le sacrement d’Extrême-Onction remet aux malades les péchés qui leur restent, les fortifie contre les tentations et les aide à mourir saintement.

7. En disant que l’Extrême-Onction remet aux malades les péchés qui leur restent, j’entends : 1° que l’Extrême Onction efface tous les péchés oubliés ou qu’il serait impossible de confesser ; 2° qu’elle délivre les malades des restes de leurs péchés, c’est-à-dire du trouble de la conscience, de la crainte de la mort et de toutes les imperfections qui restent dans l’âme, après qu’elle a été purifiée du péché.

8. Les malades sont surtout exposés à être tentés : 1° de présomption, en se cachant à eux-mêmes le mauvais état de leur âme ; 2° de désespoir, en pensant qu’ils ont commis trop de péchés pour en obtenir le pardon.

9. L’Extrême-Onction fortifie les malades contre ces deux tentations en leurs inspirant des sentiments de pénitence à la vue de leurs péchés, et de confiance en la miséricorde de Dieu.

10. L’Extrême-Onction aide les malades à mourir saintement : 1° en augmentant en eux la grâce sanctifiante ; 2° en leur donnant la force de faire à Dieu le sacrifice de leur vie.

11. L’Extrême-Onction adoucit les souffrances des malades et contribue à leur rendre la santé, si Dieu le juge utile pour le salut de leur âme.

12. Il ne faut pas attendre qu’on soit à l’extrémité pour recevoir l’Extrême-Onction, mais il faut recourir à ce sacrement dès qu’on est dangereusement malade, afin de le recevoir avec plus de fruits, et de ne pas s’exposer à mourir sans l’avoir reçu.

13. Avant de recevoir l’Extrême-Onction, le malade doit se confesser s’il est coupable de péché mortel ; s’il ne peut se confesser, il doit s’exciter à la contrition et désirer l’absolution.

14. Pendant que le malade reçoit l’Extrême-Onction, il doit demander à Dieu le pardon des péchés qu’il a commis par tous ses sens, espérer en sa miséricorde et lui faire humblement le sacrifice de sa vie.

15. Après avoir reçu l’Extrême-Onction, le malade doit faire de temps en temps des actes de foi, d’espérance et de charité, regarder la croix et prononcer pieusement les noms de Jésus, Marie, Joseph.

16. On est obligé d’avertir les malades de recevoir les derniers sacrements, et c’est le plus grand service qu’on puisse leur rendre, puisque souvent leur salut éternel en dépend.
Si l’on ne peut soi-même avertir les malades, il faut au moins prévenir de leur état le curé de leur paroisse.

17. Quand le malade est à l’agonie, les assistants doivent réciter les prières des agonisants, et jeter sur lui de l’eau bénite, dont la vertu est de chasser le démon.

18. On peut recevoir plusieurs fois l’Extrême-Onction, pourvu que ça ne soit pas dans la même maladie.

19. On peut et on doit donner l’Extrême-Onction aux enfants qui n’ont pas fait leur première communion, lorsqu’ils sont dangereusement malades, après avoir atteint l’âge de raison.

 

Explication du tableau

20. Nous voyons sur de tableau un malade à qui un apôtre administre le sacrement d’Extrême-Onction. Au-dessus, un ange tient une banderole où on lit ces paroles que saint Jacques écrivait aux premiers fidèles : Quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les prêtres de l’Eglise, et que ceux-ci prient sur lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Le Seigneur le soulagera, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. Un autre ange montre le ciel d’une main, et, de l’autre, tient une couronne.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 24

Texte PDF no.24

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LES SACREMENTS
L’ORDRE

 

1. L’Ordre est un sacrement qui donne le pouvoir de faire les fonctions ecclésiastiques et la grâce pour les exercer saintement.

2. Les principales fonctions ecclésiastiques sont : d’offrir le Saint Sacrifice de la Messe, d’administrer les sacrements et de prêcher la parole de Dieu.

3. Le pouvoir de remplir les fonctions ecclésiastiques vient de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui l’a donné aux apôtres avec la puissance de le communiquer à d’autres.

4. Pour entrer dans l’état ecclésiastique, il faut y être appelé de Dieu, n’avoir en vue que sa gloire et le salut des âmes, et être irréprochable dans ses mœurs.

5. Les parents n’ont pas le droit d’empêcher ou de forcer leurs enfants d’entrer dans l’état ecclésiastique ; ils sont obligés en conscience de leur laisser la liberté d’embrasser l’état auquel Dieu les appelle.

6. Les fidèles doivent honorer tous les prêtres comme les ministres de Jésus-Christ ; ils doivent spécialement à leur curé respect et docilité.

 

Explication du tableau

7. Le sujet principal de ce tableau représente saint Pierre donnant le sacrement de l’ordre aux sept premiers diacres. Voici à quelle occasion l’Ordre des diacres fut instituée. Comme le nombre des premiers chrétiens croissait chaque jour, les apôtres, ne suffisait plus à remplir toutes leurs fonctions, firent élire par l’assemblée des fidèles sept diacres qui seraient chargés de la distribution des aumônes. Le choix fait, on amena les élus aux apôtres, qui, « priant sur eux, leur imposèrent les mains. » et leur conférèrent ainsi le diaconat.

8. Le pouvoir de remplir les fonctions ecclésiastiques est venu des apôtres jusqu’à nous par une succession d’évêques qui n’a point été interrompue, et qui se continuera dans l’Eglise jusqu’à la fin des siècles.

9. L’épiscopat n’est pas un ordre, mais il est la plénitude du sacerdoce. Il confère à ceux qui le reçoivent le pouvoir d’administrer tous les sacrements, et en particulier la Confirmation et l’Ordre.

10. C’est à l’évêque seul qu’il appartient de conférer le sacrement de l’ordre.

11. Il y a dans l’Eglise sept Ordres différents : quatre Ordres mineurs et trois Ordres majeurs.

12. Les quatre Ordres mineurs sont les Ordres de portier, de lecteur, d’exorciste et d’acolyte.

13. La fonction du portier est d’ouvrir et de fermer les portes de l’église. Nous voyons, en haut du tableau, dans l’angle de gauche, un évêque conférant l’Ordre de portier.
Pour cela, il fait toucher les clés de l’église en prononçant les paroles qui donnent la garde des clés.

14. Tout auprès, l’évêque confère l’Ordre de lecteur, dont la fonction est de lire dans l’église, à haute voix, l’Ancien et le Nouveau Testament. Pour cela, il fait toucher le Missel en prononçant les paroles qui donnent le pouvoir de lire la parole de Dieu.

15. Un peu plus loin, l’évêque confère l’Ordre d’exorciste, dont la fonction est de chasser le démon du corps des possédés. Pour cela, il fait toucher le livre des exorcismes, en donnant le pouvoir d’imposer les mains sur les possédés.

16. Dans l’angle de droite, l’évêque confère l’Ordre d’acolyte, dont la fonction est de servir les ministres sacrés à l’autel.
Pour cela, il fait toucher un chandelier et un cierge, puis les burettes vides, et donne le pouvoir d’allumer les cierges de l’église et de servir le vin et l’eau pendant la messe.

17. Nous voyons en bas du tableau, à gauche, l’évêque conférant le sous-diaconat, dont les fonctions sont de servir le diacre à l’autel et de chanter l’Epître. Pour cela, il fait toucher à celui qui doit recevoir le sous-diaconat le calice, la patène et le livre des Epîtres, en lui donnant le pouvoir de le lire dans l’église. Le sous-diacre s’engage à garder la chasteté perpétuelle et à réciter chaque jour l’office divin.

18. Dans l’angle de droite, l’évêque confère le diaconat, dont les fonctions sont de servir le prêtre à la Messe, de chanter l’Evangile, de prêcher et de baptiser. Pour cela, il impose les mains sur celui qui doit recevoir cet Ordre, en lui disant : Recevez le Saint-Esprit, pour avoir la force de résister au démon et à ses tentations.

19. Au milieu du tableau, l’évêque confère le sacerdoce, dont les fonctions sont de dire la Sainte Messe, de prêcher et d’administrer les sacrements. Pour cela, il impose les mains (et avec lui tous les prêtres présents) sur celui qui doit recevoir le sacerdoce, lui fait une onction avec l’huile sainte sur les mains, et lui fait toucher le calice où il y a du vin, et la patène où il y a une hostie. En même temps il lui dit : Recevez le pouvoir d’offrir à Dieu le sacrifice et de célébrer la Messe pour les vivants et pour les morts.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 25

 Texte PDF no.25

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LES SACREMENTS

LE MARIAGE

 

1. Le mariage est un sacrement qui unit légitimement l’homme et la femme, et leur donne la grâce de vivre ensemble chrétiennement.

2. C’est Dieu qui a institué le mariage dès le commencement du monde, et Jésus-Christ l’a élevé à la dignité de sacrement.

3. Le plus saint mariage qui ait jamais existé est celui de saint Joseph avec la Sainte Vierge.

4. Pour qu’un Mariage soit valide, il faut : 1° qu’il n’y ait aucun des empêchements qui le rendrait nul ; 2° qu’il soit célébré devant le curé de l’un des époux et en présence de plusieurs témoins.

5. Il y a deux sortes d’empêchements du Mariage : les uns le rendent nul ; les autres, sans le rendre nul, font qu’on pécherait en le contractant.

6. Les empêchements les plus ordinaires qui rendent le mariage nul sont la parenté et l’alliance jusqu’au quatrième degré, et la parenté spirituelle, qui résulte, par exemple, du baptême, entre un parrain et sa filleule, entre une marraine et son filleul.

7. L’Eglise ordonne de publier des bans avant le mariage, pour découvrir les empêchements qui pourraient y mettre obstacle.

8. On peut quelquefois obtenir du Pape et des évêques la dispense d’un empêchement de Mariage, quand on a pour cela des raisons suffisantes.

9. Pour bien recevoir le sacrement de Mariage, il faut avoir des intentions et des vues chrétiennes, s’y préparer par la prière, par une bonne confession, et, autant que possible, par la sainte Communion.

10. Se marier en état de péché mortel, c’est un sacrilège qui attire souvent la malédiction de Dieu sur les familles.

11. Les personnes qui ne sont unies que devant l’officier civil ne sont pas mariées devant Dieu : elles vivent dans l’habitude du péché mortel, et sont indignes de recevoir les sacrements et la sépulture ecclésiastique.

12. Les personnes mariées doivent se garder une fidélité inviolable, s’assister dans leurs besoins, supporter mutuellement leurs défauts et donner à leurs enfants une éducation chrétienne.

13. Le mariage est indissoluble : il ne peut être rompu que par la mort de l’un des deux époux. « Ce que Dieu a uni, dit le saint Evangile, l’homme ne saurait le séparer. »

14. Le premier bien du mariage, c’est la famille, c’est-à-dire les enfants nés d’une épouse légitime et véritable. L’apôtre saint Paul l’élève si haut, qu’il va jusqu’à dire : La femme sera sauvée par les enfants qu’elle mettra au monde. Paroles qui doivent s’entendre, non pas seulement de la génération des enfants, mais encore de leur éducation et du soin de les former à la piété, car il ajoute aussitôt : S’ils persévèrent dans la foi.

15. Il y a un état plus parfait que le Mariage : c’est celui de la virginité chrétienne, qui fait marcher ceux qui l’embrassent dans la voie suivie par Jésus-Christ lui-même.

16. Les parents qui empêchent leurs enfants d’embrasser la vie religieuse, quand ils y sont appelés de Dieu, se rendent grandement coupables et d’exposent à faire le malheur de leurs enfants.

 

Explication du tableau

  17. Nous voyons au milieu de ce tableau saint Joseph épousant la Sainte Vierge en présence du grand-prêtres, dans le temple de Jérusalem. Le lis en fleurs que saint Joseph tient à la main rappelle la manière dont il fut choisi pour devenir l’époux de la sainte Vierge. Lorsque Marie fut parvenue à l’âge d’être mariée, le grand prêtre rassembla les jeunes gens de la famille de David qui désiraient l’épouser, et remit à chacun d’eux un rameau bénit, en leur ordonnant d’y inscrire leurs noms ; puis il déposa tous les rameaux sur l’autel, et pria le Seigneur de manifester lui-même son choix. Quand il les reprit, celui de Joseph seul était couvert de feuillage et d’une fleur blanche semblable au lis. A gauche, on voit un jeune homme désolé de n’avoir pas été choisi, brise le rameau qu’il avait reçu du grand prêtre.

18. Ce tableau représente, en haut, à gauche, le jeune Tobie et Sara se préparant au mariage par de ferventes prières. On voit l’ange Raphaël chasser un démon qui avait tué les sept maris de Sara, à cause des mauvaises dispositions avec lesquelles ils voulaient s’engager dans le mariage. Ce qui obtient à Tobie et à Sara la protection de l’ange, ce fut la résolution qu’ils avaient prise de servir Dieu dans l’état du mariage.

19. Au bas du tableau, nous voyons deux catholiques qui se marient en présence d’un prêtre.

20. Ce tableau représente en haut, à droite, Adam, et, près de lui, Eve, que Dieu forma d’une de ses côtes. Dieu les bénit et leur dit : Croissez et multipliez-vous.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 26

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LES COMMANDEMENTS

LES COMMANDEMENTS DE DIEU EN GÉNÉRAL

 

1. Pour être sauvé, il ne suffit pas de croire les vérités que Dieu a révélées, mais il faut encore observer ses commandements et ceux de l’Eglise.

2. Il y a dix commandements de Dieu : c’est ce qu’on appelle le Décalogue.

3. Dieu a donné aux hommes les dix commandements sur le mont Sinaï, par le ministère de Moïse, cinquante jours après que les Israélites étaient sortis de l’Egypte.

4. Voici les dix commandements, tels que Dieu les a donnés à son peuple :

I. Je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai tirés de la terre d’Egypte, de la maison de servitude. Vous n’aurez point d’autre dieu que moi.
II. Vous ne prendrez point le nom du Seigneur votre Dieu en vain.
III. Souvenez-vous de sanctifier le jour du sabbat.
IV. Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps sur la terre.
V. Vous ne tuerez point.
VI. Vous ne commettrez point de fornication.
VII. Vous ne déroberez point.
VIII. Vous ne porterez point de faux témoignage contre votre prochain.
IX. Vous ne désirerez point la femme de votre prochain.
X. Vous ne désirerez point sa maison, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à lui.

5. Dieu grava le Décalogue sur deux tables de pierre. Sur la première étaient les trois premiers commandements, qui se rapportent à Dieu ; la seconde contenait les sept derniers commandements, qui se rapportent au prochain.

6. Les trois premiers commandements se rapportent à Dieu. En effet, le premier nous ordonne d’adorer Dieu ; le deuxième, de respecter son nom, et le troisième d’observer le jour consacré à son honneur.

7. Les sept derniers commandements se rapportent au prochain. En effet, le quatrième nous ordonne d’honorer nos père et mère, et les six derniers nous défendent de nuire au prochain dans sa personne, dans ses biens et aussi dans son honneur.

8. Le Décalogue avait été gravé dès l’origine dans le cœur de l’homme. Dieu l’a publié de nouveau sur le mont Sinaï, parce que l’ignorance et les passions, suites du péché originel, l’avaient presque entièrement effacé de la conscience humaine.

9. Le Décalogue oblige les chrétiens aussi bien que les Israélites. Jésus-Christ l’a déclaré en ces termes : Si vous voulez parvenir à la vie éternelle, observez les commandements.

10. Il le déclare aussi dans la parabole suivante :
25 Et voici qu’un docteur de la Loi, se levant pour le tenter, dit : Maître, que ferai-je pour posséder la vie éternelle ? 26 Mais Jésus lui dit : Dans la Loi, qu’y a t-il d’écrit ? Qu’y lisez-vous ? 27 Il répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toutes tes forces, et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. 28 Jésus lui dit : Vous avez bien répondu ; faites cela et vous vivrez. 29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? 30 Jésus reprenant, dit : Un homme descendait de Jérusalem vers Jéricho, et il tomba entre les mains des voleurs, qui le dépouillèrent ; et, après l’avoir couvert de plaies, ils s’en allèrent, le laissant à demi-mort. 31 Or, il arriva qu’un prêtre descendait par le même chemin ; et, l’ayant vu, il passa outre. 32 Pareillement, un lévite s’étant trouvé près de là, le vit et passa outre. 33 Mais un Samaritain qui était en voyage vint près de lui, et, le voyant, fut touché de compassion. 34 Et, s’approchant, il banda ses plaies, y versa de l’huile et du vin ; et, le mettant sur sa monture, il le conduisit en une hôtellerie et pris soin de lui. 35 Et le lendemain, tirant deux deniers, il les donna à l’hôtelier et dit : Prenez soin de lui, et tout ce que vous dépenserez de plus, moi-même à mon retour, je vous le rendrai. 36 De ces trois, lequel vous paraît avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des voleurs ? 37 Le docteur répondit : Celui qui a été compatissant pour lui. Et Jésus lui dit : Allez et faites de même. (Luc 10 ; 25-37)

11. Nous sommes obligés d’observer les commandements de Dieu, parce que Dieu est notre souverain Maître, qu’il a droit à notre obéissance et que, avec sa grâce, ils sont faciles à observer.

 

Explication du Tableau

12. Ce tableau représente Moïse recevant de Dieu les deux tables de la Loi. Pendant que Dieu donnait ses commandements à Moïse, une nuée épaisse couvrait le Sinaï ; le peuple vit briller des éclairs et entendit le fracas de la foudre et le bruit retentissant des trompettes. Par ce terrible appareil, Dieu voulut inspirer à son peuple une crainte salutaire qui le portât à observer sa Loi.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 27

Texte PDF no.27

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LES COMMANDEMENTS

Premier Commandement de Dieu :
Un seul Dieu tu adoreras, Et aimeras parfaitement.

 

1. Le premier commandement nous ordonne : 1° de croire en Dieu ; 2° d’espérer en lui ; 3° de l’aimer de tout notre cœur ; 4° de n’adorer que lui seul.

2. Nous accomplissons les trois premiers de ces devoirs par la pratique des trois vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité.

 

De l’adoration due à Dieu seul

3. Adorer Dieu, c’est reconnaître qu’il est notre Créateur et notre souverain Seigneur, et nous humilier profondément devant lui.

4. Le précepte de l’Adoration nous oblige à rendre à Dieu : 1° un culte intérieur ; 2° un culte extérieur et public.

5. Nous rendons à Dieu un culte intérieur quand nous l’honorons dans notre cœur par des actes d’adoration, de foi, d’espérance, de charité, qui ne paraissent pas au dehors.

6. Notre culte est extérieur quand nous manifestons au dehors, par des paroles ou par des actions, les sentiments de religion dont nous sommes animés envers Dieu.

7. Nous devons rendre à Dieu un culte extérieur : 1° parce que notre corps lui appartient aussi bien que notre âme ; 2° parce que le culte extérieur manifeste et entretient le culte intérieur.

8. Le culte public consiste surtout à adorer Dieu dans les assemblées chrétiennes.

9. Nous devons rendre à Dieu un culte public, parce que nous avons l’obligation d’édifier notre prochain en lui montrant que nous sommes de véritables adorateurs de Dieu.

10. Nous rendons à Dieu un culte extérieur et public, par les signes de croix, les génuflexions, les prières vocales, les chants religieux, l’assistance à la sainte messe et aux autres offices de la sainte Eglise.

11. Il faut principalement adorer Dieu le matin et le soir, en entrant dans l’église, pendant les divins offices, et quand on reçoit les sacrements.

12. Ce ne sont pas seulement les hommes pris en particulier qui doivent adorer Dieu : la société civile doit aussi l’adorer, parce qu’il est le souverain Maître des sociétés aussi bien que des individus.

13. Il n’est pas permis d’adorer autre chose que Dieu, parce que lui seul est le souverain Maître de tout ce qui existe.

14. Nous adorons Notre-Seigneur Jésus-Christ parce qu’il est Dieu, avec le Père et le Saint-Esprit.

 

Du culte des Saints

15. Nous n’adorons pas les saints, mais nous les honorons comme des amis de Dieu et nos intercesseurs auprès de lui.

16. Le culte que l’on rend aux saints consiste : 1° à les honorer à cause de la gloire dont ils jouissent dans le ciel ; 2° à les invoquer ; 3° à imiter leurs exemples.

17. Il y a cette différence entre les prières que nous faisons à Dieu et celles que nous adressons aux saints, que nous prions Dieu de nous accorder ses grâces, au lieu que nous prions les saints de les demander à Dieu pour nous.

18. Le culte que l’on rend aux saints s’appelle culte de dulie ou d’honneur, pour le distinguer du culte de latrie ou d’adoration, qui n’est dû qu’à Dieu.

19. Nous devons à la Très Sainte Vierge un culte particulier, supérieur à celui que nous rendons aux autres saints ; ce culte a reçu le nom d’hyperdulie.

20. Nous devons honorer particulièrement la Sainte Vierge : 1° parce qu’elle est la Mère de Dieu ; 2° parce que Jésus-Christ, du haut de la croix, nous l’a donné pour Mère ; 3° parce qu’elle est la Reine du ciel et la plus parfaite des créatures.

21. La dévotion à la sainte Vierge consiste principalement à l’aimer d’un amour filial, à la prier avec une grande confiance et à imiter ses vertus, surtout son humilité et sa pureté.

22. Il est utile d’avoir un Crucifix et des images pieuses ; c’est un moyen de témoigner son respect et son amour pour la religion.

 

Explication du Tableau

23. Ce tableau représente des personnes de tout âge, de tout sexe et de toutes condition qui adorent Dieu dans une humble posture, ou qui le contemplent avec une attitude pleine d’amour. Le Seigneur leur ouvre les bras et les regarde avec complaisance, montrant par là avec quelle tendresse il accueille nos hommages et accepte nos humbles supplications.

24. Nous voyons, dans le haut de ce tableau, à gauche, la Sainte Vierge entourée d’anges, et, à droite, saint Joseph et plusieurs autres saints.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 28

Texte PDF no.28

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LES COMMANDEMENTS

Premier Commandement de Dieu (suite) :
Un seul Dieu tu adoreras, Et aimeras parfaitement.

 

1. On pèche contre le premier commandement de Dieu : 1° par idolâtrie ; 2° par irréligion ; 3° par superstition.

2. On pèche par idolâtrie en adorant les créatures.

3. On pèche par irréligion : 1° quand on profane les choses saintes ; 2° quand on tourne en dérision la religion et ses ministres ; 3° quand on néglige ordinairement ses devoirs religieux.

4. Profaner les choses saintes, c’est un grand péché qu’on nomme sacrilège. Il y a trois sortes de sacrilèges : 1° le sacrilège de personne ; 2° le sacrilège de lieu ; 3° le sacrilège de chose.

5. On commet un sacrilège de personne, quand on profane par le crime une personne consacrée à Dieu, par exemple en frappant grièvement un ecclésiastique avec une mauvaise intention.

6. On commet un sacrilège de lieu, quand on profane un lieu consacré à Dieu, comme une église ou un cimetière.

7. On commet un sacrilège de chose, quand on profane une chose consacrée à Dieu, comme les sacrements, les vases sacrés, la Sainte Ecriture, les reliques et les saintes images.

8. On pèche par superstition, quand on attribue à certaines paroles et à certaines actions des effets que Dieu n’y a point attachés, comme guérir les malades et de faire connaître l’avenir.

9. Les principales superstitions sont : la magie, le maléfice et l’observation des signes.

10. La magie est l’art de faire des choses extraordinaires et merveilleuses par le pouvoir du démon.

11. Le maléfice est l’art de nuire aux hommes ou aux animaux par le pouvoir du démon.

12. L’observation des signes est une superstition lorsqu’on voit dans des choses indifférentes le présage d’un bien ou d’un mal qui doit arriver. Par exemple, c’est une superstition de croire qu’il y a des jours heureux ou malheureux, que le nombre treize à table est un signe de mort pour l’un des convives dans le cours de l’année.

13. On pèche encore par superstition : 1° quand on se fait tirer les cartes ; 2° quand on se fait dire la bonne aventure ; 3° quand on consulte les devins.

14. La dévotion de l’eau bénite et des autres objets bénits par l’Eglise n’est pas une superstition, parce que ceux qui font usage de ces objets n’en attendent de salutaires effets que par la puissance de Dieu et en vertu des prières de l’Eglise.

15. Dans le passage suivant de l’Evangile, nous voyons Jésus chasser les vendeurs du Temple, parce qu’ils commettaient un sacrilège de lieu :
13 La Pâque des Juifs étant proche, Jésus monta à Jérusalem. 14 Il trouva dans le Temple des vendeurs de bœufs et de brebis, et de colombes, et des changeurs assis. 15 Et, faisant une sorte de fouet avec des cordes, il les chassa tous du Temple, avec les brebis et les bœufs, et il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs tables. 16 Et à ceux qui vendaient des colombes, il dit : Ôtez cela d’ici, et ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. 17 Et ses disciples se ressouvinrent qu’il est écrit : Le zèle de votre maison me dévore. (Jean 2; 13-17)

 

Explication du Tableau

16. Ce tableau représente les Israélites adorant le veau d’or dans le désert. Pendant que Moïse s’entretenait avec Dieu sur le mont Sinaï, les Israélites, s’ennuyant de ce qu’ils ne revenaient pas, prièrent le grand-prêtre Aaron de leur faire un veau d’or pour l’adorer. Aaron de leur désir ; ils se prosternèrent alors devant cette idole et l’honorèrent par des prières et des danses. Pendant ce temps, Moïse descendait de la montagne en portant les tables de la Loi. Saisi d’indignation à la vue du culte idolâtrique auquel le peuple se livrait, il les jeta à terre et les brisa.

17. Nous voyons, au bas du tableau, à gauche, Héliodore, général des troupes de Séleucus, roi de Syrie, cherchant à s’emparer des trésors que renfermait le temple de Jérusalem. Lorsqu’il se présenta pour exécuter ce vol sacrilège, il vit apparaître un cheval sur lequel était monté un cavalier terrible qui, fondant sur lui, le frappa plusieurs fois des pieds devant. En même temps, deux jeunes hommes, richement vêtus, vinrent se placer devant lui et se mirent à le fouetter sans relâche. Héliodore tomba tout d’un coup, enveloppé de ténèbres ; on le mit dans une litière et on le porta hors du camp.

18. C’est le péché de superstition que commit Saül lorsqu’il alla consulter la magicienne d’Endor. Nous voyons ce roi, au bas du tableau, à droite ; derrière lui est la magicienne, à qui il demanda de lui faire apparaître le prophète Samuel, mort quelques temps auparavant. Devant Saül, on voit Samuel qui, par une permission de Dieu, apparut à ce roi et lui annonça qu’il serait tué le lendemain en combattant les Philistins.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 29

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LES COMMANDEMENTS

Deuxième Commandement de Dieu :
Dieu en vain tu ne jureras, Ni autre chose pareillement.

 

1. Par ce commandement, Dieu nous ordonne de respecter son saint nom et d’accomplir les vœux que l’on a faits.

2. Par le second commandement, Dieu nous défend : 1° de jurer en vain ; 2° de blasphémer ; 3° de faire des imprécations ; 4° de manquer aux vœux que l’on a faits.

3. Jurer ou faire serment, c’est prendre Dieu à témoin des choses que l’on assure ou que l’on promet.

4. Le serment peut être exprimer de trois manières : 1° par paroles, en disant, par exemple : Je fais serment, je jure ; 2° par signe, par exemple, en levant la main ; 3° par écrit, en déclarant que l’on fait serment.

5. On ne fait pas toujours un vrai serment lorsqu’on prononce des paroles de jurement, mais seulement lorsqu’on a l’intention de prendre Dieu à témoin de ce qu’on affirme ou de ce qu’on promet.

6. Quand on jure par les créatures, on prend Dieu lui-même à témoin, parce qu’alors on jure indirectement par Celui qui les a faites. Ainsi, c’est prendre Dieu à témoin que de jurer par le ciel, par le tonnerre, etc.

7. On fait serment en vain de trois manières : 1° en faisant serment contre la vérité ; 2° en faisant serment sans nécessité ; 3° en faisant serment de faire une chose mauvaise.

8. Ceux qui font serment contre la vérité sont ceux qui font serment pour assurer une chose qu’ils savent être fausse ou pour faire une promesse qu’ils ne veulent pas tenir.

9. Toutes les fois qu’on fait serment contre la vérité, quand même la chose serait peu importante, c’est un grand péché, qu’on appelle parjure. On commet donc toujours un péché mortel lorsqu’on fait un faux serment sérieusement et avec réflexion.

10. Ce qui fait que le faux serment est un si grand péché, c’est qu’on fait à Dieu une très grave injure en le prenant pour témoin d’un mensonge.

11. Quand on doute si une chose est vraie, il n’est point permis de jurer. Si l’on ne peut s’assurer de la vérité, il ne faut pas jurer, de peur de commettre un parjure.

12. Pour ne pas s’exposer à tomber dans ce péché, il ne faut point jurer du tout, ni par sa foi, ni par sa conscience, ni par la vérité, ni autrement.

13. Faire serment sans nécessité, c’est faire serment sans y être obligé, ou pour des choses de peu d’importance.

14. On pèche en faisant serment sans nécessité, parce qu’on manque de respect que l’on doit à Dieu en le prenant à témoin d’une chose qui n’en vaut pas la peine.

15. Il est permis de faire serment dans des circonstances graves, par exemple quand on est appelé en justice.

16. On doit alors faire serment avec beaucoup de respect en se proposant d’honorer Dieu comme étant la vérité même.

17. Quand on a promis quelque chose avec serment, on est doublement obligé de l’accomplir. On y est doublement obligé, parce que c’est un devoir de justice d’accomplir ce qu’on a promis, et un devoir de religion d’accomplir ce qu’on a promis avec serment.

 

Explication du Tableau

18. Le sujet principal de ce tableau représente le parjure de saint Pierre. Cet apôtre, étant entré chez le grand-prêtre Caïphe à la suite de son divin Maître, s’assit dans la cour où il se chauffa. Une servante l’aperçut et dit à ceux qui étaient présents : « Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. » Pierre déclara alors avec serment qu’il ne connaissait point cet « homme-là ».

19. Nous voyons, au bas de ce tableau, à droite, Jacob et Esaü. Ce dernier, revenant un jour tout fatigué de la chasse, pria son frère de lui donner un plat de lentilles qu’il s’était préparé ; Jacob présente ce plat à Esaü en lui demandant de jurer qu’il lui cèdera son droit d’aînesse. Esaü, levant la main, fait, sans nécessité, le serment que Jacob lui avait demandé et perd son droit d’aînesse.

20. Nous voyons, au bas du tableau, à gauche, à gauche, sept hommes mis en croix sous le règne de David à cause d’un serment violé par Saül. Josué, en prenant possession de la terre de Chanaan, avait juré aux habitants de Gabaon qu’il ne leur serait fait aucun mal. Mais Saül ayant tué des Gabaonites, Dieu punit ce parjure en affligeant tout le peuple d’une famine qui dura trois ans. David demanda aux Gabaonites comment il pourrait réparer l’outrage qui leur avait été fait. Ils exigèrent qu’on leur livrât sept des enfants Saül. David les leur livra et ils les crucifièrent sur une montagne pour satisfaire à la justice divine.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 30

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LES COMMANDEMENTS

Deuxième Commandement de Dieu (Suite) :
Dieu en vain tu ne jureras, Ni autre chose pareillement.

 

1. Celui qui a juré de faire une chose défendue n’est pas obligé d’accomplir son serment, car il a commis une faute en faisant ce serment, et il en commettrait une nouvelle en l’accomplissant.

2. C’est le péché que commit Hérode en faisant décapiter saint Jean-Baptiste. Voici le récit, d’après saint Marc : 14 Or, le roi Hérode entendit parler de Jésus (car son nom était devenu célèbre), et il disait : Jean-Baptiste est ressuscité d’entre les morts, c’est pourquoi des forces miraculeuses agissent en lui. 15 Mais d’autres disaient : C’est Elie. Et d’autres : C’est un prophète semblable aux anciens prophètes. 16 Ce qu’ayant entendu, le roi Hérode dit : C’est ce même Jean à qui j’ai fait trancher la tête, qui est ressuscité des morts. 17 Car ce même Hérode avait envoyé saisir Jean et l’avait fait mettre en prison, chargé de liens, à cause d’Hérodiade, femme de Philippe, son frère, qu’il avait épousée. 18 Car Jean disait à Hérode : Il ne vous est pas permis d’avoir la femme de votre frère. 19 Or, Hérodiade lui tendait des pièges et voulait le faire périr, mais elle ne le pouvait pas. 20 Car Hérode craignait Jean, sachant que c’était un homme juste et saint ; il le gardait, faisait beaucoup de choses d’après ses conseils, et l’écoutait volontiers.
21 Mais il arriva un jour opportun ; en l’anniversaire de sa naissance, Hérode donna un festin aux grands, aux officiers et aux principaux de Galilée. 22 La fille de cette même Hérodiade étant entrée et ayant dansé, et ayant plu à Hérode et à ses convives, le roi dit à la jeune fille : Demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai. 23 Et il lui fit ce serment : Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume.
24 Elle, étant sortie, dit à sa mère : Que demanderais-je ? Sa mère lui dit : La tête de Jean-Baptiste.
25 Etant aussitôt rentrée en hâte près du roi, elle fit sa demande, disant : Je veux que vous me donniez à l’instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. 26 Le roi fut contristé ; néanmoins, à cause de son serment et à cause de ses convives, il ne voulut pas l’affliger par un refus. 27 Mais il envoya un de ses gardes, il lui commanda d’apporter la tête de Jean sur un plat. Et ce garde trancha la tête de Jean dans la prison. 28 Et il l’apporta sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. 29 L’ayant appris, les disciples de Jean vinrent et prirent son corps et le déposèrent dans un tombeau. (Marc, 6; 14-29)

3. Blasphémer, c’est dire des paroles injurieuses à Dieu ou aux saints ; c’est en particulier profaner le saint nom de Dieu.

4. Il y a deux sortes de blasphèmes : le blasphème simple et le blasphème hérétique.

5. Le blasphème simple est une parole injurieuse à Dieu, mais qui ne renferme rien contre la foi, comme de maudire ou de prononcer avec mépris le saint nom de Dieu.

6. Le mot sacré joint au nom de Dieu, quand on le prononce par colère ou par mépris, est gravement injurieux à Dieu ; c’est comme si l’on disait : « Maudit soit le nom de Dieu ! » ce qui est un horrible blasphème.

7. Le blasphème hérétique est une injure qui, outre le mépris de Dieu, contient une erreur contre la foi, comme de dire, par exemple, que Dieu n’est pas juste ou qu’il ne s’occupe pas de nous.

8. Le blasphème hérétique, quand on le prononce avec réflexion, est toujours un péché mortel.

9. Quand on entend un blasphème, on doit le réparer aussitôt en disant, par exemple : « Loué soit Jésus-Christ ! »

10. Faire des imprécations, c’est prononcer des malédictions contre soi-même, contre le prochain ou contre quelque créature.

11. On jure avec imprécation lorsqu’en jurant on se souhaite du mal à soi-même et aux autres, par exemple, en disant : « Je veux mourir si cela n’est pas vrai ! »

 

Explication du Tableau

12. Le tableau que nous avons sous les yeux représente le roi Hérode faisant un festin pour célébrer l’anniversaire de sa naissance. Il a à ses côtés la fille d’Hérodiade qui lui a demandé la tête de Jean-Baptiste. On voit à gauche, la tête de Jean, que les bourreaux apportent dans un plat.

13. Dans l’ancienne loi, les blasphémateurs étaient lapidés. Nous voyons au bas de ce tableau, à gauche, un homme qui avait blasphémé et que Moïse, après avoir consulté Dieu, fit lapider par le peuple.
14. Nous voyons au bas du tableau, à droite, un laboureur proférant des imprécations contre les animaux qu’il conduit en disant, entre autres choses : « Que le diable vous emporte ! » Sa funeste prière est exaucée : les démons viennent jeter le trouble dans son travail et lui emportent une de ses bêtes.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 31

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LES COMMANDEMENTS

Deuxième Commandement de Dieu (Suite) :
Dieu en vain tu ne jureras, Ni autre chose pareillement.

 

1. Un vœu est une promesse que l’on fait à Dieu avec l’intention de s’obliger rigoureusement.

2. Le vœu est un acte de latrie. Si donc on fait un vœu aux saints, cela signifie qu’on promet quelque chose à Dieu en leur honneur.

3. Le vœu est personnel, s’il n’oblige que celui qui le fait, parce que la manière du vœu s’appelle réel. Tel est, par exemple, celui de donner 100 francs aux pauvres.

4. Le vœu est perpétuel, s’il oblige toute la vie ; autrement, il est temporaire.

5. De la part de celui qui le fait, il est requis : 1° qu’il soit capable de vouer, c’est-à-dire qu’il ait l’usage de la raison ; 2° qu’il ait l’intention de faire le vœu et de s’obliger, de la même manière que pour faire un serment ; 3° qu’il le fasse avec une délibération suffisante, c’est-à-dire telle qu’il la faut pour pécher mortellement.

6. Personne, en effet, ne s’impose une obligation sans la vouloir.

7. La crainte grave et injuste, venant d’une cause extrinsèque, en vue d’imposer le vœu, le rend invalide. Ce qui est ainsi extorqué ne peut être agréable à Dieu.

8. De la part de la chose promise, il faut, tout d’abord, qu’elle soit possible. À l’impossible, nul n’est tenu. Par conséquent, le vœu de ne pas pécher, même très légèrement, n’est pas valide ; mais le vœu de ne pas pécher gravement ou de ne pas pécher d’une manière à la fois vénielle et délibérée est valide.

9. Si la matière du vœu est divisible, on est tenu d’accomplir ce qui demeure possible que dépendamment de ce qui est devenu impossible.

10. Il faut que la matière du vœu soit bonne, et même meilleur que l’acte qui ne peut pas être fait en même temps qu’elle. Par conséquent, en règle générale, le vœu de se marier est nul, bien que le mariage soit bon et honnête, parce qu’il n’est pas compatible avec la virginité, qui est meilleure.

11. Mais le vœu de faire une chose commandée d’ailleurs est valide, parce qu’il augmente la fidélité et la dévotion à remplir un devoir.

12. Si on fait vœu de faire une chose bonne, avec une fin mauvaise, le vœu n’est pas valide ; car la fin mauvaise rend mauvaise aussi la matière du vœu.

13. Il en serait autrement si, la fin principale étant bonne, il s’y glissait une fin mauvaise, mais secondaire.

14. Quand un vœu a été fait, même témérairement, il entraîne l’obligation d’accomplir ce que l’on a promis de la même manière que le serment.

15. Le vœu qu’on fait pour se punir d’un péché, par exemple : « Je fais vœu de faire une aumône si je blasphème », est obligatoire.

16. Quand on a fait un vœu, on est obligé de l’accomplir. Il vaut beaucoup mieux, dit l’Esprit-Saint, ne pas faire de vœux, que d’en faire et de ne pas les accomplir.

17. Avant de s’engager par un vœu, on doit : 1° Examiner si on pourra l’accomplir ; 2° demander conseil à son confesseur.

18. On peut, pour de bonnes raisons, obtenir de l’Eglise la dispense ou la commutation d’un vœu.

19. Les vœux les plus parfaits sont les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, que font les religieux et les religieuses.

 

Explication du Tableau

20. Nous voyons au bas de ce tableau, à gauche, Jephté, qui vient de remporter une victoire. Il avait fait le vœu imprudent, s’il était vainqueur, d’immoler la première personne qu’il rencontrait.
A son retour, il vit d’abord sa fille qui venait l’acclamer en jouant des airs joyeux. On pense que la fille de Jephté ne fut pas immolée, mais vouée à la virginité.

21. Nous voyons, au milieu du tableau, Marie se rendant au Temple de Jérusalem, à l’âge de trois ans, pour s’y consacrer à Dieu par le vœu de virginité. Ses parents, saint Joachim et sainte Anne, l’accompagnent.
Le grand prêtre la reçoit au bas de l’escalier, et, du haut du péristyle, le saint vieillard Siméon et Anne la prophétesse la contemplent avec admiration en lui tendant les bras. Les anges, dont elle est la Reine, lui font escorte. Les roses qu’on voit sur les quinze marches du Temple symbolisent les mystères du Rosaire.

22. Nous voyons, au bas de ce tableau, à droite, des marins à genoux devant un autel de la Sainte Vierge. Ils ont fait vœu, pendant une tempête, de visiter un sanctuaire de Marie s’ils échappaient à la mort.
Ayant été exaucés, ils viennent accomplir leur vœu.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 32

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LES COMMANDEMENTS

Troisième Commandement de Dieu :
Les dimanches tu garderas, En servant Dieu dévotement.

 

1. Le troisième commandement de Dieu nous ordonne de sanctifier le dimanche.

2. Le dimanche est le jour du Seigneur, c’est-à-dire le jour spécialement consacré au service de Dieu dans la loi nouvelle.

3. Avant la venue de Jésus-Christ, le jour consacré au service de Dieu était le samedi, que l’on appelait le sabbat ou jour de repos ; il avait été choisi pour honorer le repos de Dieu après les six jours de la création.

4. L’observation du sabbat a été transférée au dimanche par l’Eglise, pour honorer deux grands mystères qui se sont accomplis le dimanche : la Résurrection de Jésus-Christ et la descente du Saint-Esprit sur les apôtres.

5. Pour sanctifier le dimanche, il faut s’abstenir d’œuvres serviles et assister au Saint Sacrifice de la Messe.

6. Par œuvres serviles, on entend les travaux manuels, et, en général, les actes où le corps a plus de part que l’esprit. On les appelle serviles parce qu’elles tiennent à l’état de serviteur, et aussi parce qu’elles sont faites surtout par des personnes qui s’y livrent pour gagner leur vie. Bâtir, labourer, travailler la pierre, le fer, la laine, coudre, tisser, travailler à l’aiguille ou au crochet sont des œuvres serviles.

7. Dieu défend les travaux corporels : 1° pour obliger l’homme à reconnaître sa souveraine autorité ; 2° parce que les travaux corporels détournent des œuvres de religion auxquelles on doit s’appliquer en ce saint jour.

8. Cette défense est utile à notre corps aussi bien qu’à notre âme, car en nous obligeant à un repos régulier, elle répare nos forces, conserve et prolonge notre vie.

9. Il faut compter parmi les œuvres serviles, celles qui n’exigent qu’un travail peu pénible, comme faire des images ou des chapelets ; ce n’est pas le degré de fatigue qui change la nature d’un travail ; et une œuvre ne change pas de nature, qu’on la fasse gratuitement ou non.

10. Les travaux des tribunaux, qui se font avec tout l’appareil judiciaire, comme d’entendre les avocats et les témoins, de porter une sentence, sont défendus le dimanche, à moins qu’une cause criminelle, déjà entreprise, ne puisse être interrompue sans inconvénient grave.

11. Les foires sont aussi défendues, à moins qu’elles ne tombent à un jour fixe, ainsi que les marchés dans les magasins publics.

12. Les œuvres libérales, qui tendent plutôt à la culture de l’esprit, sont permises le dimanche ; il en est de même des œuvres communes, qui tiennent un certain milieu entre les œuvres serviles et les œuvres libérales, comme de balayer, de chasser, de pêcher, de voyager, sont permises le dimanche.

13. Il n’est pas défendu d’étudier, d’enseigner, de faire de la musique, même en se faisant payer ; de dessiner, de voyager, ni probablement de peindre, pourvu qu’on n’ait pas un grand travail à faire en préparant les couleurs. Il en est de même de la photographie, etc.

14. Il n’est cependant pas permis de sculpter, à moins qu’on ne fasse que donner la dernière perfection à une œuvre d’art.

15. Les raisons qui excusent les œuvres défendues le dimanche sont : 1° la dispense de l’évêque ou du curé ; 2° la coutume : c’est ainsi que, là où elle existe, on peut arroser les légumes, rase, etc. ; 3° la piété permet d’orner, de balayer les églises, de faire des hosties.

16. Ceux qui font travailler le dimanche sont aussi coupables que s’ils travaillaient eux-mêmes.

17. Les parents et les maîtres qui empêchent leurs enfants ou leurs serviteurs de sanctifier le dimanche offenseraient Dieu mortellement, et ils attireraient la malédiction de Dieu sur eux-mêmes et sur leurs familles.

18. Il n’est jamais permis de pécher, main une faute commise le dimanche n’a pas pour ça une malice spéciale.

 

Explication du Tableau

19. Nous voyons sur ce tableau un contraste frappant entre ceux qui sanctifient le dimanche et ceux qui le profanent. Dans le haut, se trouvent l’église, le presbytère, le cimetière, quelques fermes et un antique château. Les ateliers, les magasins sont fermés ; les voitures, les instruments aratoires abandonnés près des maisons et dans les champs ; les enfants des écoles, conduits par leurs maîtres et maîtresses ; les fidèles de toutes conditions s’acheminent vers la maison du Seigneur pour y entendre la sainte Messe, évitant les cabarets où sont attablés les impies et les libertins, et saluant religieusement la crois qui se dresse sur leur passage. Au bas du tableau se trouve une usine où l’on profane le dimanche par un travail défendu.

 


 

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B- Catéchisme en Images, pages 16 à 32: Page actuelle

C- Catéchisme en Images, pages 33 à 49: Cliquez ici

D- Catéchisme en Images, pages 50 à 66: Cliquez ici

 


 

publié 2 décembre 2017 par missiondesainteanne

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