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Catéchisme en Images

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Catéchisme en Images – Texte & image no. 1

Texte PDF no.1   

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INTRODUCTION

 

Le Catéchisme

1. Le catéchisme est une instruction familière par demandes et par réponses sur la doctrine chrétienne.

2. La doctrine chrétienne est celle que Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a enseignée lorsqu’il a prêché l’Evangile dans la Judée.

 

Explication du tableau

3. Avant d’enseigner sa doctrine, Notre-Seigneur a voulu apprendre aux enfants, par son exemple, comment ils doivent assister au catéchisme, A l’âge de douze ans, il se rendit à Jérusalem avec Marie et Joseph pour célébrer la fête de Pâques. Nous le voyons sur le tableau, en haut, à gauche, dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la loi, les écoutant et les interrogeant. L’Evangile nous dit qu’il les étonna par la sagesse et ses réponses.

4. Parvenu à l’âge de trente ans, Jésus-Christ commença à parcourir la Judée pour y enseigner sa doctrine. Il prêchait tantôt dans les synagogues, où les Juifs se réunissaient pour prier, tantôt sur les montagnes, tantôt sur le bord de la mer. Le haut de ce tableau, à droite, nous le représente assis dans une barque sur la mer de Galilée. Autour de lui sont ses apôtres, et, sur le rivage, on voit les juifs d’une bourgade voisine, appliqués à écouter ses enseignements.

5. Après l’ascension de Jésus-Christ, sa doctrine fut prêchée par les apôtres, les évêques, les prêtres et les diacres. Nous voyons, au milieu de ce tableau, le diacre Philippe assis dans un chariot auprès d’un officier de Candace, reine d’Ethiopie. Cet officier lisait, sans les comprendre, les divines Ecritures. Philippe les lui expliqua, et l’officier lui demanda le baptême en disant : « Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. »

6. Le bas du tableau représente : à gauche, le Souverain Pontife enseignant la doctrine chrétienne à toutes les classes de la société ; à droite, un évêque prêchant l’Evangile à des hommes encore barbares ; et, au milieu, un prêtre faisant le catéchisme aux enfants.

 

La fin de l’homme

7. Il est nécessaire pour tous les hommes, et surtout pour les chrétiens, de connaître la doctrine chrétienne ; car sans cette connaissance, on ne peut arriver à la fin pour laquelle Dieu nous a créés.

8. Dieu nous a créés pour le connaître, l’aimer et le servir, et, par ce moyen, obtenir la vie éternelle.

9. On sert Dieu : 1° En observant ses commandements ; 2° en remplissant fidèlement les devoirs de son état ; 3° en travaillant à procurer la gloire de Dieu par toutes sortes de bonnes œuvres.

10. Il est très nécessaire de servir Dieu : 1° Parce que Dieu ne nous a créés que pour cette fin ; 2° parce que celui qui ne sert pas Dieu s’expose à être éternellement malheureux dans l’enfer.

11. Il y a beaucoup d’homme qui ne servent pas Dieu, et qui s’attachent aux biens de la terre de préférence à Dieu.

12. Ces hommes s’attachent en particulier aux honneurs par l’orgueil, aux richesses par l’avarice, et aux plaisirs par la luxure et par la gourmandise.

13. Mais ils ne sauraient trouver le bonheur dans ces biens, parce que le cœur de l’homme est fait pour Dieu et que tous les biens de la terre ne sauraient le contenter.

14. Dieu seul peut nous rendre heureux, parce qu’il est le souverain Bien.

15. Dès cette vie, Dieu procure à ceux qui le servent la paix de la bonne conscience ; il les protège dans leurs entreprises, les console dans leurs peines et les comble de toutes sortes de biens.

16. Nous jouirons d’un bonheur parfait quand nous posséderons la vie éternelle, c’est-à-dire quand nous verrons Dieu dans le ciel pendant l’éternité.

 

Le nom et le signe du chrétien

17. Un chrétien est celui qui a été baptisé et qui professe la religion chrétienne.

18. C’est un grand bonheur d’être chrétien, car le chrétien est enfant de Dieu, frère de Jésus-Christ, héritier du ciel.

19. Le signe qui fait reconnaître le chrétien est le signe de la croix : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. Ou en latin : In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.

20. Le signe de la croix nous rappelle qu’il y a un seul Dieu en trois personnes, et que Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, est mort pour nous sur la croix.

21. Il convient de faire le signe de la croix le matin en se levant, le soir en se couchant, au commencement et à la fin de ses principales actions et quand on se trouve en quelque danger.

22. Le signe de la croix, fait avec foi et piété, éloigne les dangers et les tentations et attire sur nous les bénédictions de Dieu.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 2

Texte PDF no.2 

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Premier article :  Je crois en Dieu le Père tout-puissant…

 

De la Révélation

1. Dieu peut parler aux hommes, puisqu’il leur a donné la faculté de se parler.

2. Dieu a vraiment parlé aux hommes ; c’est ce qu’on appelle la Révélation.

3. Sans la révélation, nous n’aurions pas pu être sauvé, parce qu’il nous aurait été impossible de savoir par nous-mêmes ce qu’il faut croire et ce qu’il faut faire pour être sauvé.

4. On distingue trois révélations : 1° la révélation primitive, que Dieu a faite à Adam et aux patriarches ; 2° la révélation mosaïque, que Dieu a faite à Moïse et aux prophètes ; 3° la révélation chrétienne, qui nous a été faite par Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Du Symbole des Apôtres

5. Le Symbole des Apôtres est une profession de foi qui nous vient des apôtres, et qui renferme, en douze articles, les principales vérités que nous devons croire.

6. La première vérité que nous devons croire, c’est qu’il y a un Dieu et qu’il n’y en a qu’un seul.

7. Nous croyons en Dieu, parce qu’il nous a révélé lui-même son existence.

8. La raison nous dit aussi qu’il y a un Dieu, car s’il n’y avait pas de Dieu, le monde ne pourrait pas exister. Le monde, en effet, n’aurait pu se faire tout seul, pas plus qu’une maison ou une horloge ne peut se faire toute seule.

9. Dieu est un pur esprit, infiniment parfait, créateur du ciel et de la terre, et souverain Seigneur de toutes choses.

10. Je dis que Dieu est un pur esprit, parce qu’il n’a pas de corps, et qu’il ne peut être vu de nos yeux ni touché de nos mains.

11. Je dis que Dieu est infiniment parfait, parce qu’il possède toutes les perfections, et que ses perfections n’ont pas de bornes.

12. Dieu a toujours été ; il n’a jamais eu de commencement, et il n’aura jamais de fin.

13. Dieu est au ciel, sur la terre et en tous lieux.

14. Dieu connaît toutes choses : le passé, le présent, l’avenir, et même nos pensées et nos désirs ; il nous voit toujours, même quand nous nous cachons pour l’offenser.

 

Du mystère de la Sainte Trinité

15. Un mystère est une vérité révélée de Dieu, que nous devons croire, quoique nous ne puissions pas la comprendre.

16. Le mystère de la Sainte Trinité est le mystère d’un seul Dieu en trois personnes, qui sont : le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.

17. Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont qu’un seul et même Dieu ; ils sont égaux en toutes choses, parce qu’ils n’ont qu’une seule et même substance, et, par conséquent, une seule et même divinité.

 

Explication du tableau

18. Dans ce tableau, la Sainte Trinité est représentée au centre par un grand triangle dans lequel on voit Dieu le Père reposant sur le globe du monde, et tenant les bras de la croix sur laquelle Jésus-Christ son Fils est attaché. Le Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe, rayonne entre le Père et le Fils, ce qui nous fait entendre qu’il procède du Père et du Fils.

19. Dans le haut du tableau, à gauche, on voit Jésus-Christ donnant à ses apôtres, avant de monter au ciel, la mission d’enseigner toutes nations et de les baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

20. A droite, on voit le baptême de Jésus-Christ, dans lequel les trois Personnes divines se sont manifestées. (Voir le 19e tableau)

21. Au bas du tableau, à gauche, nous voyons Abraham recevant la visite de trois anges. Il en vit trois et n’en salua qu’un : « Seigneur, dit-il, si j’ai trouvé grâce devant vos yeux, ne passez pas la maison de votre serviteur. » En parlant ainsi, Abraham honorait dans les trois anges un seul Dieu en trois personnes.

22. A droite, on voit saint Augustin et l’enfant, un jour, le saint évêque d’Hippone se promenait sur le bord de la mer, cherchant à approfondir le mystère de la sainte Trinité. Tout à coup, il aperçut un jeune enfant qui prenait de l’eau à la mer avec une coquille et la versait sur un petit trou qu’il avait creusé dans le sable.
– Mon enfant, que prétends-tu faire avec cette eau ?
– Je veux mettre dans ce trou toute l’eau de la mer.
– Mais, tu vois bien que ce trou est trop petit pour contenir tant d’eau.
– Je parviendrai plutôt à mettre la mer dans ce petit trou, que vous à comprendre le mystère de la Sainte Trinité. »
Cela dit, l’enfant disparut. C’était un ange qui avait pris cette forme pour faire entendre à saint Augustin que le mystère de la Sainte Trinité est impénétrable à tout esprit créé.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 3

 Texte PDF no.3

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Premier article (suite) : … Créateur du ciel et de la terre

 

La Création

1. Ces paroles du Symbole : Dieu est le Créateur du ciel et de la terre, signifient que Dieu a fait de rien le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent.

2. Les hommes ne peuvent pas créer, parce que pour faire quelque chose de rien, il faut être tout-puissant.

3. Dieu n’était pas obligé de créer le monde ; il l’a créé parce qu’il l’a voulu.

4. Dieu a créé le monde par sa parole, c’est-à-dire par un seul acte de sa volonté.

5. Les plus parfaites créatures de Dieu sont les anges et les hommes.

 

Des anges

6. Les anges ont de purs esprits que Dieu a créés pour l’adorer et exécuter ses ordres.

7. Dieu les a créés dans un état de grâce et de sainteté, mais tous n’ont pas persévéré dans cet état ; une partie d’entre eux se sont révoltés contre Dieu et perdus par leur orgueil.

8. Dieu récompensa la fidélité des bons anges en les confirmant en grâce et en les mettant en possession du bonheur du ciel.

9. Les fonctions des bons anges sont de louer Dieu et d’exécuter ses ordres.

10. Les bons anges, et en particulier les anges gardiens, veillent sur nous et nous protègent.

11. Nous devons respecter la présence de notre ange gardien, et l’invoquer dans nos tentations et dans nos dangers.

12. Dieu a puni les mauvais anges en les chassant du ciel, et en les condamnant au supplice de l’enfer.

13. Les mauvais anges cherchent à nous porter au mal, parce qu’ils sont ennemis de Dieu et jaloux du bonheur éternel qui nous es promis.

 

De l’œuvre des six jours

14. Dieu a créé le ciel et la terre en six jours.

 

Explication du tableau

15. Ce tableau représente l’œuvre divine par six zones circulaires, dont chacune reproduit l’un des six jours de la création et l’attitude de Dieu en opérant son œuvre.

16. La première zone représente l’œuvre du premier jour, c’est-à-dire Dieu créant la lumière.

17. La deuxième représente l’œuvre du troisième jour, c’est-à-dire Dieu créant le firmament et le séparant de la terre et des eaux.

18. La troisième représente l’œuvre du troisième jour, c’est-à-dire Dieu séparant la terre des eaux, en commandant à la terre de produire toutes sortes de plantes.

19. La quatrième représente l’œuvre du quatrième jour, c’est-à-dire Dieu créant le soleil, la lune et les étoiles.

20. La cinquième représente l’œuvre du cinquième jour, c’est-à-dire Dieu créant les oiseaux dans l’air et les poissons dans les eaux.

21. La sixième représente l’œuvre du sixième jour, c’est-à-dire Dieu créant les animaux terrestres et faisant l’homme à son image et à sa ressemblance.

22. En haut du tableau, Dieu se repose le septième jour et le consacre à son service. Ce repos est symbolisé par le soleil voilé et les astres qui président à la nuit : la lune et les étoiles. Le triangle formé par un nuage dans lequel Dieu se repose, signifie que les trois personnes divines ont toutes coopéré à l’œuvre de la création. C’est ce que nous révèlent ces paroles : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance. »

 

De l’homme

23. L’homme est une créature raisonnable, composée d’une âme et d’un corps.

24. L’âme est un esprit créé à l’image de Dieu pour être uni à un corps, et qui ne mourra jamais.

25. Notre âme est créée à l’image de Dieu en ce qu’elle est capable de connaître, d’aimer et d’agir librement.

26. Il est certain que notre âme est immortelle, parce que c’est après cette vie que Dieu doit, dans sa justice, récompenser la vertu et punir le péché.

27. Dieu a créé le premier homme en formant son corps avec de la terre, et en unissant à ce corps une âme qu’il a faite de rien.

28. Pour créer la première femme, Dieu envoya au premier homme un sommeil mystérieux ; pendant qu’il dormait, il lui tira une côte dont il forma la première femme et il unit une âme à ce corps.

29. Le premier homme s’appelle Adam et la première femme s’appelle Eve. C’est d’eux que nous descendons tous, et nous les appelons pour cela nos premiers parents.

30. Dieu plaça Adam et Eve dans un lieu de délices appelé le paradis terrestre.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 4.0

Texte PDF no. 4.0

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Deuxième article : Et en Jésus-Christ son Fils unique, Notre-Seigneur

 

Promesse d’un Rédempteur

1. Dieu a créé Adam et Eve comme les anges, dans un état d’innocence et de justice, où ils n’étaient sujets ni aux souffrances ni à la mort.

2. Le démon, caché sous la figure d’un serpent, porta nos premiers parents à désobéir à Dieu en mangeant du fruit défendu.

3. En punition de leur désobéissance, ils furent chassés du paradis terrestre en condamnés à manger leur pain à la sueur de leur front ; ils devinrent sujets à l’ignorance, à la concupiscence, à la douleur, à la mort et furent exclus du bonheur du ciel.

4. Le péché d’Adam s’est communiqué à tous ses descendants, en sorte qu’ils naissent coupables du péché de leur premier père et sujets aux mêmes misères que lui.

5. Le péché, dont tous les hommes naissent coupables, s’appelle le péché originel, c’est-à-dire qui vient de notre origine (57e tableau).

6. La Très Sainte Vierge, par un privilège spécial, a été exempte du péché originel, parce qu’elle devait être la Mère du Fils de Dieu (54e tableau).

7. Dieu n’abandonna pas l’homme après son péché, mais il en eut pitié et lui promit un Sauveur, qu’on appela le Messie.

8. Dieu renouvela aux patriarches Abraham et Jacob la promesse d’un Sauveur qu’il avait faite à Adam.

9. Dieu fit annoncer d’avance par les prophètes la venue du Sauveur.

10. Les prophètes ont prédit l’époque de la venue du Messie, sa naissance d’une Vierge à Bethléem, ses miracles, sa passion, sa mort, sa résurrection et, enfin, l’établissement de sa religion par toute la terre.

11. Le Messie ou le Sauveur promis au monde est Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Le Verbe éternel

12. Saint Jean, au début de son Evangile, décrit ainsi la génération éternelle du Rédempteur :

13. 1 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. 2 C’est lui qui était au commencement en Dieu. 3 Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui. 4 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. 5 Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise.

14. 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu dont le nom était Jean. 7 Il vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. 8 Il n’était pas lui-même la lumière, mais il venait rendre témoignage à la lumière.

 

Le Verbe incarné

15. 9 Celui-là était la vraie lumière, qui illumine tout homme venant en ce monde. 10 Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a point connu. 11 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont point reçu. 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné la puissance de devenir les enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, 13 qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. 14 Et le verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ; et nous avons vu sa gloire, gloire de l’Unique engendré par le Père, plein de grâce et de vérité.
Témoignage du Précurseur

16. 15 Jean rend témoignage de lui, et il crie, disant : C’était de celui-ci que j’ai dit : Celui qui doit venir après moi a été établi au-dessus de moi, parce qu’il était avant moi. 16 Et de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce après grâce. 17 Car la loi a été donné par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. 18 Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui, l’a manifesté.

 

Explication du tableau

17. Ce tableau représente le miracle de la transfiguration, dans lequel Dieu le Père a proclamé Jésus-Christ son Fils.

18. Jésus-Christ ayant conduit avec lui sur le mont Thabor trois de ses disciples, Pierre, Jacques et Jean, fut tout à coup transfiguré devant eux. Son visage devint brillant comme le soleil et son vêtement blanc comme la neige comme la neige. Nous voyons ici Moïse et Elie qui s’entretiennent avec lui à la vue de ses disciples. Du milieu de la nuée lumineuse qui les couvre, une voix fait entendre ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances ; écoutez-le. A cette voix, les apôtres qui avaient accompagné Notre-Seigneur sont saisis de frayeur et tombent la face contre la terre. Au milieu d’eux, saint Pierre dit : « Seigneur, nous sommes bien ici ; si vous le voulez, faisons-y trois tentes : une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie. »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 4.1

Texte PDF no. 4.1

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Troisième article : Qui a été conçu du Saint-Esprit…

 

Mystère de l’Incarnation

1. Le mystère de l’Incarnation, renfermé dans le deuxième et le troisième article du Symbole, est le mystère du Fils de Dieu fait homme.

2. Le Fils de Dieu s’est fait homme en prenant un corps et une âme semblable aux nôtres dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, sa mère, par l’opération du Saint-Esprit.

3. Le Fils de Dieu fait homme s’appelle Jésus-Christ.

4. Le nom de Jésus signifie Sauveur : Vous l’appellerez Jésus, dit l’ange à saint Joseph, parce qu’il sauvera son peuple de ses péchés.

5. Nous appelons encore Jésus-Christ Notre-Seigneur, c’est-à-dire notre Maître, parce qu’il nous a créés et rachetés par son sang.

6. Jésus-Christ est Dieu et homme tout ensemble, parce qu’il a deux natures : la nature divine et la nature humaine.

7. Il n’y a en Jésus-Christ qu’une seule personne, qui est la personne du Fils de Dieu.

 

Explication du tableau

8. Ce tableau représente l’ange Gabriel saluant la Très Sainte Vierge en prière dans sa maison de Nazareth, et lui annonçant que Dieu l’a choisie pour être la mère du sauveur. Au même instant, le Saint-Esprit opère en elle, par un grand miracle de l’Incarnation.
Nous donnons, d’après saint Luc, le récit de l’Annonciation et de la Visitation :

 

L’Annonciation

9. 26 Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans la ville de Galilée appelée Nazareth, 27 à une Vierge mariée à un homme nommé Joseph, de la maison de David, et le nom de la Vierge était Marie. 28 Et l’ange, étant entré où elle était, lui dit : Je vous salue, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. 29 Elle, l’ayant entendu, fut troublée de ces paroles, et elle se demandait quelle pouvait être cette salutation. 30 Et l’ange reprit : Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu : 31 Voilà que vous concevrez dans votre sein, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. 32 Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-Haut, et le Seigneur lui donnera le trône de David son père, et il régnera éternellement sur la maison de Jacob, 33 et son règne n’aura point de fin.

10. 34 Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? 35 Et l’ange lui répondit : L’Esprit-Saint surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’enfant qui naîtra de vous sera saint. Il sera appelé le Fils de Dieu. 36 Et voilà qu’Elizabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse ; et ce mois est le sixième de celle qui est appelée stérile, 37 car rien n’est impossible à Dieu. 38 Et Marie dit : Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. Et l’ange la quitta.

 

La Visitation

11. 39 En ces jours-là, Marie se levant, s’en alla en grande hâte vers les montagnes, en une ville de Juda, 40 et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elizabeth. 41 Et dès qu’Elizabeth entendit la salutation de Marie, il arriva que l’enfant tressaillît dans son sein, et Elizabeth fut remplie du Saint-Esprit ; 42 et élevant la voix, elle s’écria : Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. 43 Et d’où me vient ceci, que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? 44 Car, aussitôt que votre voix, quand vous m’avez saluée, a frappé mon oreille, l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. 45 Et bienheureuse, vous qui avez cru, car ce qui vous a été dit par le Seigneur s’accomplira. 46 Et Marie dit :

 

Cantique de Marie

12. Mon âme glorifie le Seigneur, 47 et mon esprit a tressailli d’allégresse en Dieu mon Sauveur ; 48 parce qu’il a regardé l’humilité de sa servante. Voilà que désormais toutes les générations m’appelleront bienheureuse, 49 parce que celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et son nom est saint, 50 et sa miséricorde se répand de génération en génération sur ceux qui le craignent. 51 Il a déployé la puissance de son bras ; il a dispersé ceux qu’enorgueillissaient les pensées de leur cœur. 52 Il a renversé les puissants de leur trône, et il a exalté les humbles. 53 Il a rempli de biens les affamés, et renvoyé les riches les mains vides. 54 Il a relevé Israël, son serviteur, se ressouvenant de sa miséricorde, 55 selon ce qu’il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa race pour toujours.

 


Catéchisme en Images – Texte & image no. 4.2

Texte PDF no. 4.2

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Troisième article (suite) : … Est né de la Vierge Marie

 

Explication du tableau

1. Au centre du tableau, l’Enfant Jésus naît dans l’étable de Bethléem. Il est environné des soins de Marie, sa mère, et de saint Joseph, son père nourricier. Près de la crèche où il repose, on voit un bœuf et un âne qui, d’après la tradition, se trouvaient en ce lieu.

2. Les bergers viennent l’adorer et, dans le ciel, les anges chantent le joyeux cantique : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

 

Naissance de Jésus-Christ

3. 1 En ces jours-là, un édit de César Auguste ordonna qu’on fît le recensement des habitants de toute la terre. 2 Ce premier dénombrement fut fait, Quirinius étant gouverneur de Syrie. 3 Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. 4 Joseph aussi partit de Nazareth, ville de Galilée, et monta en Judée, dans la ville de David appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison de David, 5 pour se faire inscrire avec Marie son épouse, alors enceinte. 6 Or, il arriva que, étant là, le temps où elle devait enfanter s’accomplit. 7 Et elle enfanta son Fils premier-né, et l’enveloppa de langes, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.

 

Sa vie cachée

4. Les Mages, au nombre de trois, conduits par une étoile miraculeuse, vinrent adorer l’Enfant Jésus et lui offrirent de l’or comme à un roi, de l’encens comme à un Dieu et de la myrrhe comme à un homme mortel, la myrrhe étant employée à embaumer le corps des morts.

5. Notre-Seigneur fut présenté au temple quarante jours après sa naissance, le deuxième jour de février. La Sainte Vierge accomplit en ce jour la cérémonie de la purification prescrite par la loi de Moïse.

6. Après la présentation de Jésus au temple, ses parents le transportèrent en Egypte pour le dérober à la persécution d’Hérode, qui voulait le faire mourir.

7. Pour arriver à son but, Hérode fit massacrer tous les enfants au-dessous de deux ans à Bethléem et aux environs : ce sont ces enfants qu’on appelle les Saints Innocents.

8. Après la mort d’Hérode, l’enfant Jésus fut conduit à Nazareth, en Galilée, ou il demeura jusqu’à l’âge de 30 ans.

9. La vie de Jésus-Christ à Nazareth a été une vie cachée, pauvre et laborieuse.

10. L’Evangile nous apprend que, pendant ce temps, Jésus-Christ fréquentait le Temple aux jours de fête, qu’il était soumis à ses parents, et qu’à mesure qu’il croissait en âge, il donnait plus de marques de sagesse et de sainteté.

 

Sa vie publique

11. A l’âge de trente ans, Jésus-Christ reçu le baptême de saint Jean-Baptiste, dans les eaux du Jourdain (19e tableau).

12. Ensuite, il se retira dans le désert, où il jeûna pendant quarante jours (51e tableau), et il permit au démon de le tenter, pour nous apprendre comment nous devons résister aux tentations (53e tableau).

13. Après être sorti du désert, Jésus-Christ choisit ses douze apôtres et commença à prêcher l’Evangile dans la Judée.

14. Notre Seigneur prit pour ses apôtres de pauvres pêcheurs qui n’avaient aucune instruction et qui vivaient de leur travail.

15. Les noms des douze apôtres sont : Simon, appelé Pierre, puis André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et jean son frère ; Philippe et Barthélemi, Thomas, Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée : Simon le Cananéen et Judas l’Iscariote, qui le trahit.

16. Le mot Evangile veut dire « bonne nouvelle ». La bonne nouvelle que Jésus-Christ annonçait, c’est qu’il était le Fils de Dieu, le Messie ou le Sauveur promis dès l’origine du monde.

17. Jésus-Christ appuyait sa doctrine en opérant de nombreux miracles. Il fit son premier miracle lorsqu’il changea, à la prière de la Sainte Vierge, l’eau en vin aux noces de Cana en Galilée.

18. Pour témoigner son affection aux petits enfants, Jésus-Christ leur imposait les mains, les embrassait et les bénissait : Laissez venir à moi les petits enfants, disait-il, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

19. En parlant aux malheureux, Jésus-Christ disait : Venez à moi, vous tous qui souffrez, et je vous soulagerai.

20. Jésus-Christ recevait les pécheurs avec bonté, mangeait quelques fois avec eux, et lorsqu’on le blâmait d’agir ainsi, il répondait : Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 5

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Quatrième article : A souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli

 

Mystère de la Rédemption

1. Le mystère de la Rédemption est le mystère du Fils de Dieu mort sur la croix pour racheter tous les hommes.

2. Ces paroles : Qui a souffert sous Ponce-Pilate, signifient que, lorsque Ponce-Pilate était gouverneur de la Judée pour les Romains, Jésus-Christ a enduré toutes sortes de souffrances dans son âme et dans son corps.

3. Dans son âme, Jésus-Christ a souffert le dégoût, la frayeur, une tristesse mortelle : Mon âme, disait-il, est triste jusqu’à la mort.

4. Dans son corps, Jésus-Christ a tant souffert que le prophète Isaïe l’appelait un homme de douleurs, un homme frappé de Dieu et brisé pour nos crimes.

5. Tant de souffrances n’étaient pas nécessaires pour notre rédemption, car une seule goutte de sang aurait suffi à Jésus-Christ pour nous racheter, puisqu’elle avait un mérite infini.

6. Notre-Seigneur a voulu tant souffrir pout nous témoigner davantage son amour, et pour nous inspirer une plus vive horreur du péché, qui a été cause de sa mort.

7. Jésus-Christ a souffert : 1° au jardin des Oliviers ; 2° chez Caïphe ; 3° chez Hérode ; 4° chez Pilate ; 5° sur la Calvaire.

8. Au jardin des Oliviers, Jésus-Christ souffrit les douleurs de l’agonie, qui furent si grandes, qu’elles lui firent répandre une sueur de sang. C’est dans ce jardin que Judas, l’un de ses apôtres, le livra à ses ennemis par un baiser (18e tableau).

9. Chez Caïphe, grand-prêtre des Juifs, Jésus-Christ fut renié trois fois par saint Pierre (29e tableau), souffleté, couvert de crachats et déclaré digne de mort parce qu’il s’était dit Fils de Dieu.

10. Chez Hérode, tétrarque de Galilée, qui était venu à Jérusalem pour célébrer la Pâque, Jésus-Christ fut revêtu d’une robe blanche, par dérision, et traité comme un insensé.

11. Chez Pilate, Jésus-Christ fut battu de verges, couronné d’épines et condamné à être crucifié, bien que le juge eût reconnu son innocence.

12. Sur le Calvaire, Jésus-Christ fut abreuvé de fiel et de vinaigre, et crucifié entre deux voleurs. Elevé en croix, il demanda pardon à son Père pour ses bourreaux ; il promit le paradis au bon larron ; il recommanda sa Mère ; enfin, après avoir dit que tout était consommé, il remit son âme entre les mains de son Père.

13. Ces paroles du Symbole : Est mort, signifient que l’âme de Jésus-Christ a été séparée de son corps ; mais la divinité est restée unie à son âme et à son corps même après sa mort.

14. Jésus-Christ est mort le jour du Vendredi-Saint vers 3 heures de l’après-midi.

15. A la mort de Jésus-Christ, le soleil s’éclipsa, la terre trembla, les rochers se fendirent, le voile du Temple se déchira de haut en bas, et plusieurs morts ressuscitèrent, comme on le voit en bas de ce tableau, à gauche.

16. Après la mort de Jésus-Christ, un soldat lui ouvrit le côté d’un coup de lance, et il en sortit du sang et de l’eau.

17. Notre-Seigneur permit qu’on lui fît cette blessure pour montrer : 1° qu’il nous avait aimés à l’excès en versant pour nous jusqu’à la dernière goutte de son sang ; 2° que son cœur serait toujours ouvert pour répandre sur nous l’abondance de ses grâces.

18. Ces paroles du Symbole : A été enseveli, signifient qu’après la mort de Jésus-Christ son corps fut détaché de la croix et mis dans le tombeau.

19. Après la sépulture de Jésus-Christ, on roula une grosse pierre à l’entrée du sépulcre, ensuite Pilate la fit sceller, et des soldats juifs furent chargés de garder le tombeau.

20. Les Juifs prirent ces précautions pour empêcher qu’on enlevât le corps de Jésus-Christ ; mais Dieu les permit afin de rendre sa résurrection plus manifeste.

 

Le Chemin de la croix

21. L’Eglise demande à ses fidèles de faire souvent l’exercice dit du Chemin de la Croix, qui rappelle aux fidèles, en quatorze stations, la Passion douloureuse de notre Sauveur, depuis sa condamnation à mort jusqu’à sa mise au tombeau. Elle a attaché de nombreuses indulgences à ce pieux exercice et les fidèles qui y ont une grande dévotion en retirent de précieuses grâces.

 

Explication du tableau

22. Nous voyons en haut de ce tableau Pilate assis sur son tribunal ; à gauche, Jésus-Christ est battu de verges ; à droite, il est attaché à la croix. En bas, il est crucifié entre les deux larrons. Sa sépulture est représentée au bas de ce tableau, dans l’angle de droite.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 6

Texte PDF no.6

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Cinquième article : Est descendu aux Enfers…

 

Mystère de la Rédemption

1. Les premières paroles de cet article : Est descendu aux enfers, signifient que Jésus-Christ étant mort, son âme descendit aux enfers, et qu’elle y demeura tout le temps que son corps fut dans le sépulcre. Ce qui ne doit point paraître étrange, puisque, quoique l’âme de Jésus-Christ fût séparée de son corps, toutefois la divinité a toujours été unie et à son âme et à son corps.

2. Par ce mot d’enfer, il faut entendre ces lieux cachés, ces dépôts où sont retenus prisonnières les âmes qui n’ont point encore reçu la béatitude éternelle. C’est en ce sens que l’Ecriture Sainte se sert de ce mot en plusieurs endroits. C’est ainsi que saint Paul a dit « qu’au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur la terre et dans les enfers ».

3. Ces lieux, néanmoins, qui sont exprimés par les enfers, ne sont pas tous semblables. Car il y en a un qui est comme une très obscure et très affreuse prison où les âmes des damnés sont continuellement tourmentées avec les démons par un feu qui ne se peut éteindre. Ce lieu se nomme la géhenne, l’abîme, et proprement l’enfer.

4. Il y en a un autre qui est le feu du purgatoire, où les âmes de ceux qui sont morts en grâce, y étant tourmentées pendant un certain temps, sont entièrement purifiées de ce qui les empêche d’avoir entrée dans l’éternelle patrie, « où rien de souillé ne peut entrer ».

5. Le troisième de ces lieux est appelé limbes. C’est celui où les âmes des saints étaient reçues avant l’avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ et où elles demeuraient en repos sans aucun sentiment de douleur, dans l’espérance de leur rédemption. Et c’est proprement les âmes de ces saints qui attendaient leur Sauveur dans le sein d’Abraham, que Notre-Seigneur Jésus-Christ a délivrées par sa descente dans les enfers.

6. Or, il ne faut pas s’imaginer que Jésus-Christ soit descendu dans ces lieux seulement parce qu’il y a fait éclater les effets de sa puissance, mais il faut croire fermement que son âme y est effectivement descendue, et qu’elle s’y est rendu réellement présente, comme il est expressément marqué dans ces paroles de David : « Vous ne laisserez point mon âme dans les enfers. »

7. Cette descente de Jésus-Christ dans les enfers n’a en rien diminué sa puissance et sa majesté, et l’obscurité de ces lieux n’a pas terni le moins du monde l’éclat de sa gloire. Au contraire, il a fait voir par là non seulement que tout ce que l’on avait publié de sa sainteté était très véritable, mais encore qu’il était Fils de Dieu, comme il l’avait prouvé auparavant par tant de prodiges et de miracles.

8. C’est ce que l’on comprendra aisément si l’on compare les raisons qui ont porté Jésus-Christ à descendre dans ces lieux, avec celles qui avaient obligé les autres hommes à y aller. Car tous les hommes y étaient descendus comme des captifs, au lieu que Jésus-Christ y est descendu comme celui qui « étant seul libre entre tous les morts », et le seul victorieux, venait pour terrasser les démons qui les y retenaient très étroitement renfermés, à cause de leurs péchés.

9. Il y est descendu non seulement afin de ravir au démon ses propres dépouilles, en délivrant de cette captivité les saints Pères et le reste des Juifs qui y étaient détenus, mais encore afin de les emmener comme en triomphe avec lui dans le ciel, ce qu’il fit d’une manière admirable et pleine de gloire. Car sa présence répandit une lumière très brillante dans ce lieu où étaient ces heureux captifs ; elle remplit leur cœur d’une joie inconcevable, et elle les fit jouir de la souveraine béatitude, qui consiste dans la vision de Dieu ; en sorte que ce que Notre-Seigneur avait promis au bon larron par ces paroles : « Vous serez aujourd’hui dans le paradis », se trouva heureusement accompli.

 

Explication du tableau

10. Ce tableau représente l’âme de Jésus-Christ apparaissant aux âmes captives dans les limbes. Au premier plan, figurent Adam et Eve à genoux ; viennent ensuite, à gauche, Abraham levant un glaive sur Isaac ; Jacob un bâton à la main, David avec sa lyre, etc. ; à droite, Moïse, dont le front projette des rayons de lumière; Aaron avec sa baguette ; sainte Joseph tenant un lis, etc.

11. Notre-Seigneur demeure avec eux jusqu’à sa Résurrection.

12. Au bas du tableau, on voit l’enfer, où brûlent les démons et les damnés. Jésus-Christ n’est pas descendu dans ce séjour d’éternelles souffrances ni au purgatoire, mais il fit sentir cependant son action aux damnés en leur faisant connaître sa divinité et aux âmes du purgatoire en leur donnant l’espérance de la gloire.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 7

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Cinquième article (suite) : … Le troisième jour est ressuscité des morts

 

1. Ces paroles : Le troisième jour est ressuscité des morts, signifient que le troisième jour après sa mort, Jésus-Christ réunit par sa toute-puissance son âme à son corps, et sortit vivant et glorieux du tombeau.

2. Le corps de Notre-Seigneur était demeuré dans le tombeau pendant trois jours, en tout ou en partie, savoir : une partie du vendredi, toute la journée du samedi et une partie du dimanche.

3. Il faut donc savoir que comme Jésus-Christ n’a pas voulu différer sa résurrection jusqu’à la fin du monde, pour donner une preuve de sa divinité, il n’a pas non plus voulu ressusciter immédiatement après sa mort, mais seulement après 3 jours, pour faire connaître qu’il était vraiment homme, et qu’il était mort véritablement, cet intervalle de temps suffisant pour prouver la vérité de sa mort.

 

Apparitions

4. Nous savons que Jésus-Christ est ressuscité, par le témoignage des apôtres et des disciples, à qui il s’est montré plusieurs fois après sa résurrection.

5. Le jour de sa résurrection, Jésus-Christ s’est montré aux apôtres réunis dans le Cénacle, et leur a donné le pouvoir de remettre les péchés.

6. Quelque temps après, Jésus-Christ s’est montré à plusieurs apôtres qui pêchaient sur la mer de Galilée. C’est dans cette apparition qu’il a élevé saint Pierre à la dignité de pasteur suprême de toute l’Eglise.

7. Avant de monter au ciel, Jésus-Christ s’est montré une dernière fois à ses apôtres, et leur a donné l’ordre de prêcher l’Evangile à toutes les nations.

8. Nous devons croire le témoignage que les apôtres ont rendu en faveur de la résurrection de Jésus-Christ, car ils ont donné leur vie pour attester qu’ils avaient vu Jésus-Christ ressuscité. Des témoins qui se font égorger pour confirmer leur témoignage ne sauraient être des imposteurs.

 

Qualités des corps ressuscités

9. Le corps de Jésus-Christ ressuscité avait toutes les qualités des corps glorieux, savoir : l’impassibilité, la clarté, l’agilité et la subtilité.

10. Par l’impassibilité, j’entends que le corps de Jésus-Christ ne pouvait plus souffrir ni mourir.

11. Par la clarté, j’entends que le corps de Jésus-Christ était brillant comme le soleil, mais Notre-Seigneur ne fit point paraître cet éclat avant son Ascension.

12. Par l’agilité, j’entends que le corps de Jésus-Christ pouvait se transporter à de grandes distances, et même de la terre au ciel, avec la rapidité de l’éclair.

13. Par la subtilité, j’entends que le corps de Jésus-Christ pouvait traverser sans obstacle les corps les plus durs. C’est ainsi qu’il est sorti du tombeau sans déplacer la pierre qui enfermait l’entrée.

14. Jésus-Christ, en réunissant son âme à son corps, a fait disparaître la plupart des plaies qu’il avait reçu dans sa passion ; il n’a conservé que celles de ses mains, de ses pieds et de son côté.

15. Il les a conservés : 1° pour les faire voir à ses apôtres, en témoignage de sa résurrection ; 2° pour les présenter à son Père en intercédant pour nous ; 3° pour confondre les pécheurs au jour du jugement, en leur montrant qu’il a souffert pour eux aussi bien que pour les justes.

16. Il a été nécessaire que Jésus-Christ ressuscitât, afin de faire paraître la justice de Dieu, parce que c’était une chose tout à fait digne de sa justice d’élever celui qui, pour lui obéir, avait été méprisé et couvert de toutes sortes d’opprobres et d’ignominies. Saint Paul en rapporte cette raison dans son Epître aux Philippiens : « Il s’est abaissé lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, et jusqu’à la mort de la Croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé à une souveraine grandeur, et lui a donné un nom au-dessus de tout nom. »

 

Explication du tableau

17. Ce tableau représente la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

18. Plusieurs saintes femme, que nous voyons à gauche, venaient dit l’Evangile, pour embaumer le corps de Jésus, lorsque tout à coup il se fit un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendant du ciel vint renverser la pierre et s’assit dessus. Les gardes éperdus demeurèrent comme morts. Lorsque les saintes femmes entrèrent dans le sépulcre, elles furent effrayées à la vue de l’ange. Mais il leur dit : « N’ayez point peur, vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n’est point ici, voici le lieu où on l’avait mis. »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 8

Texte PDF no.8  

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Sixième article : Est monté aux cieux…

 

1. Ces paroles : Est monté aux cieux, signifient que, le quarantième jour après sa résurrection, Jésus-Christ s’est élevé au ciel, par sa propre puissance, en présence d’un grand nombre de ses disciples.

2. Jésus-Christ est monté au ciel le jour de l’Ascension.

3. Avant l’Ascension, Jésus-Christ était au ciel comme Dieu, mais il n’y était pas comme homme. Depuis l’Ascension, il y est comme Dieu et comme homme.

4. Notre-Seigneur est monté au ciel : 1° pour prendre possession de la gloire qui lui était due ; 2° pour nous y préparer une place ; 3° pour intercéder pour nous auprès de son Père ; 4° pour nous envoyer le Saint-Esprit.

5. L’Ascension de Notre-Seigneur est ainsi racontée au commencement des Actes des Apôtres (ch. 1er, v. 1 à 11) : 1 J’ai parlé dans mon livre, ô Théophile, de tout ce que Jésus a fait et enseigné, 2 depuis le commencement, jusqu’au jour où il fut élevé, après avoir instruit par le Saint-Esprit les apôtres qu’il avait choisis. 3 Il s’était montré depuis sa passion et leur avait fait voir par beaucoup de preuves qu’il était vivant, leur apparaissant durant quarante jours, et leur parlant du royaume de Dieu. 4 Un jour qu’il était à table avec eux, il leur recommanda de ne point s’éloigner de Jérusalem, mais d’y attendre la promesse du Père, « que vous avez, leur dit-il, entendue de ma propre bouche. 5 Car Jean a baptisé dans l’eau, mais dans peu de jours, vous serez baptisés dans le Saint-Esprit ». 6 Alors, ceux qui étaient présents lui demandèrent : Seigneur, sera-ce en ce temps que vous rétablirez le royaume d’Israël ? 7 Et il leur répondit : Ce n’est pas à vous de savoir les temps ni les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. 8 Mais vous recevrez la vertu du Saint-Esprit qui descendra sur vous, en sorte que vous me rendrez témoignage dans Jérusalem, et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. 9 Après qu’il eut dit ces paroles, ils le virent s’élever, et il entra dans une nuée qui le déroba à leurs yeux. 10 Et, comme ils étaient attentifs à le regarder montant au ciel, deux hommes vêtus de blanc se présentèrent tout d’un coup à eux. 11 Et ils leur dirent : Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Jésus, qui, en se séparant de vous, s’est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’y avez vu monter.

6. Jésus-Christ monte au ciel par sa propre vertu et sans être soulevé par quelque force étrangère, comme Elie, par exemple, qui y fut transporté sur un char de feu, ou bien comme le prophète Habacuc ou le diacre Philippe, qui, soutenus dans les airs par la puissance divine, parcoururent des distances considérables.

7. Jésus-Christ monte au ciel, non pas seulement par cette vertu toute-puissante que comme Dieu il tenait de sa divinité, mais encore par celle qu’il possédait comme homme.

8. Un pareil prodige dépassait les forces ordinaires de la nature humaine, mais cette vertu dont était douée l’âme bienheureuse du Sauveur pouvait transporter son corps où elle voulait. De son côté, le corps parvenu à l’état de la glorification, obéissait facilement aux ordres de l’âme, quand celle-ci lui imprimait le mouvement.

9. Les autres articles du Symbole qui s’appliquent à Notre-Seigneur Jésus-Christ nous montrent son humilité et ses prodigieux abaissements. En effet, on ne saurait rien imaginer de plus bas et de plus abject pour le Fils de Dieu que d’avoir pris notre nature avec toutes ses faiblesses, et d’avoir bien voulu souffrir et mourir pour nous. Mais aussi, en proclamant dans l’article précédent qu’il est ressuscité d’entre les morts, et dans celui-ci qu’il est monté au ciel et qu’il est assis à la droite de Dieu son Père, nous ne pouvons rien dire de plus magnifique ni de plus admirable pour célébrer sa gloire et sa divine majesté.

 

Explication du tableau

10. Ce tableau représente l’Ascension de Jésus-Christ sur le mont des Oliviers. Cette montagne a trois cimes et c’est de celle du milieu que Notre-Seigneur est monté au ciel, en présence de ses disciples et des saintes femmes, laissant, dit-on, sur le roc, l’empreinte de son pied gauche.

11. Au moment où Jésus-Christ disparaît, dans une nuée lumineuse, aux yeux de ses disciples, deux anges leur apparaissent et leur disent : « Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel ? Ce Jésus qui, du milieu de vous, a été enlevé au ciel, en viendra de la même manière que vous l’avez vu monter. »

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 9

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Sixième article (suite) : … Est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant

 

1. Le Symbole nous dit que Jésus-Christ est assis, pour nous faire entendre qu’il se repose et jouit dans le ciel, d’un bonheur qui n’aura point de fin.

2. Jésus est assis dans le Ciel comme un roi sur son trône et comme un juge en son tribunal. En cette double qualité, il exerce le pouvoir législatif et judiciaire dont il parlait lorsqu’il disait, avant de quitter ce monde : Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.

3. Jésus-Christ, ajoute le Symbole, est assis à la droite de Dieu le Père. Ce n’est pas à dire que Dieu ait une main droite et une main gauche ; mais comme la droite est la place d’honneur, ces paroles signifient que Jésus-Christ, qui est égal à son Père comme Dieu, est élevé comme homme au-dessus de toutes les créatures.

4. Quoique nous soyons redevables de notre salut et de notre rédemption à la Passion de Jésus-Christ, dont les mérites ont ouvert la porte du ciel aux justes, cependant l’Ascension n’est point seulement un modèle placé sous nos yeux pour nous apprendre à élever nos pensées et à monter au ciel en esprit, elle nous communique encore une force divine pour atteindre ce but. Elle met le comble au mérite de notre foi, elle affermit notre espérance et elle fixe vers le ciel l’amour de notre cœur.

5. L’Ascension met le comble au mérite de notre foi, car la foi a pour objet les choses qui ne se voient point, et qui ne sont point à la portée de la raison et de l’intelligence de l’homme. Si donc Notre-Seigneur ne nous eût point quitté, notre foi aurait perdu de son mérite, puisque les heureux que proclame Jésus-Christ lui-même sont ceux qui ont cru sans avoir vu.

6. Ensuite, elle est très propre à affermir l’espérance dans nos cœurs. En croyant que Jésus-Christ comme homme est monté au ciel et qu’il a placé la nature humaine à la droite de Dieu de Père, nous avons un puissant motif d’espérer que nous, qui sommes ses membres, nous y monterons un jour pour nous réunir à notre chef, surtout après que le Seigneur nous a garanti lui-même cette réunion en ces termes : Mon Père, ceux que vous m’avez donnés, je veux que là où je suis, ils y soient avec moi.

7. Un des plus grands avantages qu’elle nous procure encore, c’est d’avoir fixé vers le ciel l’amour de notre cœur et de l’avoir enflammé des ardeurs de l’Esprit divin. On a dit avec beaucoup de vérité que là où était notre trésor, là aussi était notre cœur. Certainement alors, si Jésus-Christ eût continué à demeurer avec nous, nous aurions borné toutes nos pensées à le connaître de vue et à jouir de son commerce ; nous n’aurions considéré en lui que l’homme qui nous aurait comblé de ses bienfaits, et nous n’aurions eu pour lui qu’une sorte d’affection toute naturelle.

8. En montant au ciel, il a spiritualisé notre amour, et comme nous ne pouvions plus l’atteindre que par la pensée à cause de son absence, nous avons été par là même facilement disposés à l’adorer et à l’aimer comme un Dieu. C’est ce que nous apprend, d’une part, l’exemple des apôtres : tant que le sauveur fut avec eux, ils semblaient n’avoir pour lui que des sentiments tout humains. Et de l’autre, c’est ce que nous confirme le témoignage de Notre-Seigneur lui-même, quand il dit : Il est bon pour vous que je m’en aille. En effet, cet amour imparfait dont ils l’aimaient pendant qu’il vivait avec eux avait besoin d’être perfectionné par l’amour divin, c’est-à-dire par la descente du Saint-Esprit ; aussi ajoute-t-il aussitôt : Si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra point à vous.

9. L’Ascension fut le commencement d’un nouveau développement ici-bas pour l’Eglise, cette véritable maison de Jésus-Christ dont le gouvernement et la direction allaient être confiés à la vertu de l’Esprit-Saint. Jusque-là, pour le représenter auprès des hommes, il avait placé à la tête de cette Eglise comme premier pasteur et comme souverain prêtre, Pierre, le prince des apôtres ; mais depuis ce moment, outre les douze, « c’est Lui qui a fait les uns apôtres, les autres prophètes, ceux-ci évangélistes, ceux-là pasteurs et docteurs » (Epître aux Ephésiens, 4, 11-12), continuant, de la droite de son Père où il est assis, à distribuer à tous les dons qui leur conviennent. Car l’Apôtre nous affirme que la grâce est donnée à chacun de nous selon la mesure du don de Jésus-Christ.

 

Explication du tableau

10. Ce tableau représente Jésus-Christ assis dans le ciel à la droite de son Père sur un trône de gloire ; les anges et les saints l’environnent, et son trône est porté par une multitude d’esprits célestes. Le Père tient un sceptre ; le Fils sa croix, et tous deux soutiennent le monde, créé par le Père, racheté par le Fils et sanctifié par le Saint-Esprit.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 10

Texte PDF no.10

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Septième article : D’où il viendra juger les vivants et les morts

 

1. Ces paroles : D’où il viendra juger les vivants et les morts, nous enseignent qu’à la fin du monde Jésus-Christ viendra visiblement et avec une grande majesté juger tous les hommes et rendre à chacun selon ses œuvres.

2. Par les vivants, j’entends : 1° les bons ou les justes ; 2° ceux qui seront encore en vie lorsque Jésus-Christ paraîtra, mais qui mourront et ressusciteront en un instant.

3. Par les morts, j’entends : 1° les méchants ou les réprouvés ; 2° ceux qui seront morts depuis le commencement du monde, et qui ressusciteront pour être jugés.

4. Nous serons jugés sur le bien ou le mal que nous aurons fait par pensée, parole, action et omission. Ce jugement sera si rigoureux, que Jésus-Christ déclare dans l’Evangile que nous rendrons compte de toute parole oiseuse, c’est-à-dire de toute parole qui n’aura eu aucune utilité, soit pour nous, soit pour notre prochain.

5. Nous savons que le jugement général se fera à la fin du monde, mais nous ignorons quand le monde finira. Dieu n’a pas voulu nous le révéler, afin que nous soyons toujours sur nos gardes.

6. Plusieurs signes prédits par l’Evangile annonceront l’arrivée prochaine du souverain juge : le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, il y aura des tremblements de terre, et les flots de la mer feront entendre un bruit effroyable.

7. En voici le récit, d’après saint Marc :
19 Il y aura en ces jours-là des tribulations telles, qu’il n’y en a pas eu de semblables depuis le commencement du monde que Dieu a créé, jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. 20 Et si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, nul homme ne serait sauvé ; mais il les a abrégés à cause des élus qu’il a choisis. 21 Alors si quelqu’un vous dit : Le Christ est ici, ou il est là, ne le croyez point. 22 Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes, et ils feront des prodiges et des miracles jusqu’à séduire, s’il se pouvait, les élus eux-mêmes. 23 Vous donc, prenez garde ; voilà que je vous ai tout prédit. 24 Or, en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s’obscurcira, et la lune ne donnera plus sa lumière. 25 Et les étoiles du ciel tomberont, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. 26 Et alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec une grande puissance et une grande gloire. 27 Et alors il enverra ses anges, et il rassemblera ses élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.
34 Il en sera comme d’un homme qui, ayant laissé sa maison pour aller en voyage, après avoir donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun suivant sa fonction, ordonne au portier de veiller. 35 Veillez donc (car vous ignorez quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin), 36 de peur que, arrivant tout-à-coup, il ne vous trouve endormis. 37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : Veillez. (Marc, 13.)

8. Outre le jugement général, il y en a encore un autre, qu’on appelle le jugement particulier, et qui se fait au moment de notre mort.

9. Il y a entre les deux jugements cette différence que, dans le jugement particulier, l’âme seule paraît devant Dieu seul, et que, dans le jugement général, l’âme, réunie au corps, sera jugée devant tous les hommes.

10. Le jugement général ne changera pas la sentence portée pour chaque homme dans le jugement particulier, mais il servira à faire éclater devant le monde entier la justice de Dieu, la divinité de Jésus-Christ, la gloire des bons et la confusion des méchants.

 

Explication du tableau

11. Ce tableau représente la scène du jugement général.

12. Jésus-Christ est assis sur les nuées, environné des anges et des saints, et entouré des apôtres, qui jugeront avec lui les douze tribus d’Israël.

13. Jésus-Christ est précédé de sa croix et de quatre anges sonnant la trompette, pour appeler tous les hommes au jugement.

14. La Sainte Vierge est placée à sa droite et à la tête des élus, auxquels Jésus adresse ces consolantes paroles : Venez, les bénis de mon Père ; possédez le royaume qui vous a été préparé depuis la création du monde.

15. L’ange vengeur est à sa gauche, chassant dans les abîmes de l’enfer les réprouvés, après que le souverain Juge leur a fait entendre cette épouvantable sentence : Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel, qui a été préparé pour le démon et pour ses anges.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 11

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Huitième article : Je crois au Saint-Esprit

 

1. Le Saint-Esprit est la troisième personne de la Sainte Trinité, qui procède du Père et du Fils.

2. Le Saint-Esprit est Dieu : l’Eglise a défini cette vérité en disant dans ses Symboles que le Saint-Esprit doit être adoré conjointement avec le Père et le Fils.

3. La même vérité nous est aussi enseignée dans l’Ecriture, qui donne au Saint-Esprit le nom de Dieu. Quand saint Pierre reprit Ananie et Saphire d’avoir menti ai Saint-Esprit, il leur dit : Ce n’est pas aux hommes que vous avez menti, c’est à Dieu.

4. Que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, c’est ce que nous enseignent ces paroles de Notre-Seigneur : « Lorsque le Consolateur sera venu, cet Esprit de vérité, qui procède du Père et que je vous enverrai de la part de mon Père, rendra témoignage de moi. »

5. Le Saint-Esprit est donc égal en tout au Père et au Fils ; comme eux, il est tout-puissant, éternel, d’une perfection, d’une grandeur et d’une sagesse infinies.

6. On appelle ordinairement le Saint-Esprit : 1° Don de Dieu, parce qu’il est le don le plus précieux que Dieu ait fait aux hommes ; 2° Consolateur, parce qu’il nous console dans nos afflictions ; 3° Esprit de prière, parce qu’il nous aide à bien prier.

7. Le Saint-Esprit est appelé Saint, parce qu’il est saint par nature, et parce que c’est lui qui nous sanctifie.

8. La sainteté du Saint-Esprit diffère de celle des saints que nous honorons, en ce que : 1° le Saint-Esprit est saint de lui-même et par sa nature, tandis que les saints que nous honorons sont devenus saints par la grâce de Dieu ; 2° le Saint-Esprit est infiniment saint, tandis que les saints que nous honorons ne le sont que dans une certaine mesure.

9. Le Saint-Esprit est descendu plusieurs fois visiblement sur la terre. Ainsi, il est descendu en forme de colombe sur Notre-Seigneur Jésus-Christ au jour de son baptême, et sur les apôtres et les disciples en forme de langues de feu, le jour de la Pentecôte.

10. Le jour de la Pentecôte, dit l’Ecriture, on entendit tout à coup comme le bruit d’un vent impétueux qui venait du ciel et qui remplit toute la maison où demeurait les apôtres. Au même instant, ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent et s’arrêtèrent sur la tête de chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils commencèrent à parler diverses langues.

11. Les apôtres, après avoir reçu le Saint-Esprit, allèrent prêcher l’Evangile dans toutes les nations.

12. Avant la prédication des apôtres, tous les peuples de la terre, à l’exception du peuple juif, adoraient des créatures.

13. La prédication des apôtres eut pour effet la conversion d’une multitude innombrable de juifs et de païens qui embrassèrent la religion chrétienne.

14. La religion chrétienne ne s’est pas établie sans contradiction ; elle a été combattue pendant trois cents ans, et des millions de chrétiens ont souffert toutes sortes de tortures et même la mort pour le nom de Jésus-Christ.

15. La destruction des fausses religions dans la plus grande partie du monde connu est le plus grand miracle que le Saint-Esprit ait opéré par les apôtres, et ce miracle suffit pour prouver la divinité de la religion chrétienne.

16. Le Saint-Esprit se communique aussi à nous d’une manière invisible par les grâces qu’il répand dans nos âmes pour les sanctifier.

17. Le Saint-Esprit demeure lui-même en nous quand nous sommes en état de grâce ; c’est pour cela que saint Paul dit que nous sommes les temples du Saint-Esprit.

18. Le Saint-Esprit gouverne l’Eglise en lui donnant la force de résister à ses ennemis et en la préservant de toute erreur dans son enseignement.

19. Le Saint-Esprit donne encore à l’Eglise toutes les grâces et tous les dons nécessaires à sa conservation, comme le don des miracles et le don de prophétie.

20. Nous devons souvent prier le Saint-Esprit, parce que sans son secours, nous ne pouvons rien faire d’utile pour notre salut.

21. Nous devons éviter de chasser le Saint-Esprit de notre âme par le péché mortel et de le contrister par le péché véniel.

 

Explication du tableau

22. Ce tableau représente le Cénacle, où les apôtres et les disciples attendaient la venue du Saint-Esprit, en priant avec la Sainte Vierge et plusieurs saintes femmes.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 12

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Neuvième article : Je crois la Sainte Église catholique…

 

Constitution de l’Église

1. L’Eglise est la société des fidèles qui professent la religion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sous la conduite du Pape et des évêques.

2. Par les fidèles, j’entends ceux qui, étant baptisés, croient tout ce que l’Eglise enseigne et sont soumis aux pasteurs légitimes.

3. Le Pape est le vicaire de Jésus-Christ, le successeur de saint Pierre, le chef visible et le docteur de toute l’Eglise, le père commun des pasteurs et des fidèles.

4. Le premier Pape a été saint Pierre, que Jésus-Christ a établi chef de toute l’Eglise.

5. Le Pape est le successeur de saint Pierre, parce qu’il est évêque de Rome, et que c’est à Rome que saint Pierre a fixé son siège et qu’il a souffert le martyre.

6. Les pasteurs légitimes de l’Eglise sont, avec le Pape, les évêques, que Jésus-Christ a chargés d’instruire et de gouverner son Eglise.

7. Les évêques sont les successeurs des apôtres, chargés de gouverner les diocèses sous l’autorité du Pape.

8. Les curés sont des prêtres placés par les évêques à la tête des paroisses.

9. Les membres de l’Eglise sont ceux qui ont été baptisés, qui croient ce que l’Eglise enseigne, et sont soumis à Notre Saint-Père le Pape et à leur évêque.

10. Ceux qui ne font pas partie de l’Eglise sont : les infidèles, les hérétiques, les schismatiques, les apostats et les excommuniés.

11. Un infidèle est celui qui n’est pas baptisé et qui ne croit pas en Jésus-Christ.

12. Un hérétique est celui qui refuse opiniâtrement de croire une vérité révélée de Dieu et enseignée par l’Eglise comme un article de foi.

13. Un schismatique est celui qui se sépare de l’Eglise en refusant de reconnaître ses pasteurs légitimes et de leur obéir.

14. Un apostat est celui qui renie la foi de Jésus-Christ après en avoir fait profession.

15. Un excommunié est celui que l’Eglise a retranché de sa communion à cause de ses crimes.

16. Les pécheurs sont membres de l’Eglise, mais ils en sont des membres morts.

17. C’est un grand malheur de ne pas appartenir à l’Eglise, parce que ceux qui sont volontairement et par leur faute hors de l’Eglise ne peuvent pas être sauvés.

 

Les caractères de la véritable Église

18. Il n’y a qu’une seule et véritable Eglise, parce que Jésus-Christ n’en a fondé qu’une.

19. Il y a quatre caractères ou marques qui font reconnaître la véritable Eglise : elle est une, elle est sainte, elle est catholique, elle est apostolique.

20. La véritable Eglise est l’Eglise romaine, ainsi appelés parce qu’elle a pour chef Notre Saint-Père le Pape, évêque de Rome et successeur de saint Pierre, qui est mort à Rome.

21. L’Eglise romaine est une, parce que tous les fidèles qui la composent croient les mêmes vérités et sont soumis au même chef visible.

22. L’Eglise romaine est sainte, parce qu’elle nous offre tous les moyens de nous sanctifier et qu’elle a toujours formé des saints.

23. L’Eglise romaine est catholique ou universelle, parce qu’elle a toujours subsisté depuis Jésus-Christ et qu’elle est répandue par toute la terre.

24. Elle durera jusqu’à la fin du monde et triomphera de toutes les persécutions, selon la promesse de Notre-Seigneur.

25. L’Eglise romaine est apostolique, parce qu’elle a été fondée par les apôtres, qu’elle est gouvernée par les successeurs des apôtres, et qu’elle croit et enseigne la doctrine des apôtres.

 

Explication du tableau

26. Dans le haut, Jésus-Christ établit saint Pierre chef visible de l’Eglise. En lui remettant la houlette pastorale, il lui donne la mission de paître ses agneaux et ses brebis, c’est-à-dire de gouverner les pasteurs et les fidèles dont se compose l’Eglise, qu’il appelle sa bergerie.

27. Au-dessous, on voit : 1° le Pape, successeur de saint Pierre, revêtu d’habits blancs, et portant sur la tête une tiare ; 2° aux deux côtés du Pape, des cardinaux, dont les vêtements sont de couleur rouge ; 3° en face du Pape, un archevêque avec un ornement de laine blanche qui lui passe sur les épaules et qu’on nomme un pallium ; 4° un évêque avec sa mitre et sa crosse ; plusieurs prélats, des religieux et des religieuses ; 5° plus haut, à droite, un prêtre qui donne la sainte Communion, un autre qui prêche l’Evangile aux fidèles et un missionnaire qui, le crucifix à la main, annonce Jésus-Christ aux infidèles.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 13

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Neuvième article (suite) : … Je crois la Communion des Saints

 

1. Ces paroles : Je crois la communion des saints, signifient que les biens spirituels de l’Eglise sont communs à tous ses membres, unis entre eux comme les membres d’une même famille ou d’un même corps.

2. Le mot communion veut dire ici « communication, communauté ». De même qu’il y a communauté de biens entre tous les membres d’une même famille, de même, dans l’Eglise, il y a communauté de biens spirituels entre tous ceux qui la composent.

3. On donne le nom de saints, non seulement aux bienheureux qui sont dans le ciel et aux âmes du purgatoire, mais encore aux fidèles de la terre, parce qu’ils ont été sanctifiés par le baptême et qu’ils sont appelés à mener une vie sainte.

4. Les biens spirituels de l’Eglise sont : les mérites de Jésus-Christ, de la Sainte Vierge et des saints, les Sacrements, le Saint Sacrifice de la Messe, les prières et les bonnes œuvres.

5. La communion des saints n’existe pas seulement entre les fidèles qui sont sur la terre, mais encore entre l’Eglise triomphante, l’Eglise militante et l’Eglise souffrante.

6. L’Eglise triomphante est la réunion des saints qui triomphent avec Jésus-Christ dans le ciel.

7. L’Eglise militante est la réunion des fidèles qui combattent sur la terre contre les ennemis du salut.

8. L’Eglise souffrante est la réunion des âmes des justes qui achèvent d’expier leurs péchés dans les peines du purgatoire.

9. Le purgatoire est un lieu de souffrance où les âmes des justes achèvent d’expier leurs péchés avant d’entrer dans le ciel.

10. Ceux qui sont en purgatoire sont ceux qui meurent en état de grâce, mais qui ne sont pas exempts de tout péché véniel, ou qui n’ont pas encore satisfait à la justice de Dieu.

11. L’existence du purgatoire est certaine. En effet, Jésus-Christ a dit dans l’Evangile que le blasphème contre le Saint-Esprit ne sera pardonné ni dans ce monde ni dans l’autre. Par ces paroles, Notre-Seigneur nous a fait entendre que d’autres péchés seront pardonnés après cette vie. Or, ils ne peuvent l’être dans le ciel, où le péché n’entre pas, ni dans l’enfer, où il n’y a pas de pardon ; ils seront donc pardonnés dans le purgatoire.

12. Nous sommes en communion avec les saints qui sont au ciel, en ce que nous les prions et qu’ils intercèdent pour nous.

13. Nous sommes en communion avec les âmes du purgatoire, en ce que nous les soulageons par nos prières, par nos bonnes œuvres, par les indulgences et surtout par le Saint Sacrifice de la Messe.

14. Les prières qu’on dit ordinairement pour les âmes su purgatoire sont : l’Office des morts, le De profundis et l’invocation : « Que les âmes des fidèles qui sont morts reposent en paix, par la miséricorde de Dieu. »

15. Les fidèles de la terre sont en communion entre eux, en ce que chacun d’eux profite des prières et des bonnes œuvres qui se font dans toute l’Eglise.

16. Nous n’avons pas tous la même part à ces biens, mais cette part est plus ou moins grande, selon nos mérites.

17. Les pécheurs eux-mêmes ont quelque part à cette communion de biens spirituels, et il leur en revient des grâces dont ils peuvent profiter pour se convertir.

18. Ceux qui n’ont aucune part aux biens spirituels de l’Eglise sont ceux qui ne sont pas membres de l’Eglise, comme les hérétiques, les schismatiques et les excommuniés.

19. Par ces paroles : Hors de l’Eglise, point de salut, nous devons entendre que le salut est absolument impossible à ceux qui, volontairement et de mauvaise foi, se tiennent en dehors de la véritable Eglise.

 

Explication du tableau

20. Ce tableau représente la communion des saints : on y voit l’assemblée des anges et des saints qui sont dans le ciel, les fidèles de la terre et les âmes du purgatoire.

21. Dans le haut, les anges et les saints adorent les trois Personnes de la Sainte Trinité, et les prient pour les fidèles qui vivent encore sur la terre.

22. Au milieu, les fidèles de la terre assistent au Saint sacrifice de la Messe, où ils invoquent les Saints du ciel, prient les uns pour les autres, et demandent la délivrance des âmes du purgatoire.

23. Le bas du tableau représente les âmes du purgatoire. Les eaux rafraichissantes que deux anges versent sur elles symbolisent le soulagement que leur procure le Saint Sacrifice de la Messe.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 14

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Dixième article : Je crois la rémission des péchés

 

1. Ces paroles : Je crois la rémission des péchés, signifient que Jésus-Christ a donné à son Eglise le pouvoir de remettre les péchés.

2. Dieu seul a, par lui-même, le pouvoir de remettre les péchés. Dans l’Ancien Testament, il s’en est réservé l’usage.

3. Mais Jésus-Christ, comme Dieu, le partageait avec son Père ; comme homme, il en jouissait, puisque la divinité était unie à sa nature humaine ; comme Sauveur, il distribue le pardon à son gré. Par le fait, il a fait souvent usage de ce pouvoir. La guérison du paralytique, qui est racontée dans le passage suivant de l’Evangile, a été accomplie en signe de ce droit. 18 Et voilà que des gens qui portaient sur un lit un homme paralytique cherchaient à pénétrer pour le déposer devant lui. 19 Et, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et, ôtant les tuiles, ils le descendirent avec le lit au milieu de tous devant Jésus. 20 Celui-ci, voyant leur foi, dit : Homme, tes péchés te sont remis. 21 Alors les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire : Qui est celui-ci qui profère des blasphèmes ? Qui peut remettre les péchés, si ce n’est Dieu seul ? 22 Jésus, ayant connu leurs pensées, leur dit : Que pensez-vous en vos cœurs ? 23 Quel est le plus facile de dire : Tes péchés te sont remis, ou de dire : Lève-toi et marche. 24 Afin donc que vous sachiez que le Fils de l’homme a puissance sur la terre de remettre les péchés : Je te commande, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et retourne en ta maison. 25 Et aussitôt il se leva devant eux, il prit le lit où il était couché, et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. (Matth. 9.)

4. Dans sa bonté, Notre-Seigneur, de son vivant, a communiqué ce pouvoir à Pierre, et, le jour même de sa résurrection, à ses apôtres, et par eux à leurs successeurs légitimes. 13 Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples, disant : que disent les hommes du fils de l’homme ? 14 Ils lui dirent : Les uns que c’est Jean-Baptiste, et d’autres Elie, d’autres Jérémie ou quelqu’un des prophètes. 15 Jésus leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? 16 Simon-Pierre, répondant, dit : Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17 Et Jésus, répondant, lui dit : tu es heureux, Simon, fils de Jonas, parce que ce n’est ni la chair ni le sang qui te l’ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux. 18 Et moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. 19 Et je te donnerai les clés du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera aussi délié dans les cieux. 20 Ensuite, il commanda à ses disciples de ne dire à personne qu’il était Jésus, le Christ. (Matth., 16.) 19 Ce même jour, le lendemain du sabbat, comme il était tard, et que les portes du lieu où les disciples étaient rassemblés étaient fermées, de peur des Juifs, Jésus vint et, debout au milieu d’eux, il leur dit : la paix soit avec vous. 20 Et après avoir dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc à la vue du Seigneur. 21 Il leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ; comme le Père m’a envoyé, je vous envoie. 22 Cela dit, il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit-Saint. 23 Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. (Jean, 20)

5. En vertu de ces dernières paroles, il n’est aucun péché, quelque énorme qu’il soit, qui ne puisse être remis par l’Eglise, comme aussi elle a le pouvoir de le retenir, en refusant l’absolution aux pénitents non disposés. En outre, les péchés remis par l’Eglise n’existent plus en aucune manière, ils sont entièrement détruits.

6. Les péchés ne peuvent pas être remis hors de la véritable Eglise, car il n’y a de salut et de rémission de péchés que dans la véritable Eglise.

7. L’Eglise remet les péchés principalement par les sacrements de Baptême et de Pénitence.

8. Les péchés nous sont remis, non pas à cause de nos mérites, mais par les mérites de Jésus-Christ, qui est mort sur la croix pour nous en obtenir le pardon.

9. Les apôtres ont mis dans le Symbole cet article : Je crois la rémission des péchés, pour faire connaître la grandeur de la miséricorde de Dieu et exciter les pécheurs à mettre en lui toute leur confiance.

 

Explication du tableau

10. Ce tableau représente Notre-Seigneur Jésus-Christ remettant les clés à saint Pierre, en signe de la puissance qu’il lui donnait de remettre ou de retenir les péchés, comme l’indique le récit de saint Matthieu, que nous avons rapporté au numéro 4.

 


 

Catéchisme en Images – Texte & image no. 15

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LE SYMBOLE DES APOTRES

Onzième article : Je crois la résurrection de la chair

 

1. Ces paroles : Je crois la résurrection de la chair, signifient qu’à la fin du monde nos corps redeviendront vivants en se réunissant pour toujours à nos âmes.

2. Il est certain que tous les hommes ressusciteront, car 1° l’Eglise nous l’enseigne dans ses Symboles ; 2° Jésus-Christ a dit dans l’Evangile : Une heure viendra où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de l’homme : ceux qui auront fait du bien ressusciteront à une vie heureuse et ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour leur condamnation.

3. La résurrection des corps se fera par la toute-puissance de Dieu, qui peut rendre la vie aussi facilement qu’il la donne.

4. Nous en trouvons un exemple dans la nature. De même qu’un épi sort d’un grain tombé en pourriture, ainsi de la corruption du tombeau sortira un jour le corps ressuscité.

5. Le corps ressuscitera pour participer à la récompense ou à la punition de l’âme, comme il aura participé à ses œuvres, bonnes ou mauvaises.

6. Tous les hommes ne ressusciteront pas dans le même état : les justes ressusciteront avec des corps glorieux, et les pécheurs avec des corps hideux et défigurés.

7. Les qualités des corps glorieux seront les mêmes que Jésus-Christ ressuscité : l’impassibilité, la clarté, l’agilité et la subtilité.

8. La résurrection des corps se fera à la fin du monde, immédiatement avant le jugement général, comme il est marqué aux versets 23 et 24 de l’Evangile suivant : 1 Il y avait un malade, Lazarre, de Béthanie, village de marie et de Marthe, sa sœur. 2 Or, Marie était celle qui oignit de parfum le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazarre qui était malade. 3 Ses sœurs donc envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voilà que celui que vous aimez est malade. 4 Ce qu’entendant, Jésus leur dit : Cette maladie n’est pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. 5 Or, Jésus aimait Marthe, Marie sa sœur et Lazarre. 6 Ayant donc entendu qu’il était malade, il demeura cependant deux jours encore au même endroit. 7 Mais, après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. 8 Les disciples lui dirent : Maître, tout à l’heure, les Juifs voulaient vous lapider, et de nouveau vous y allez ! 9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures dans le jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne se heurte point, parce qu’il voit la lumière de ce monde. 10 Mais s’il marche pendant la nuit, il se heurte, parce qu’il n’a point de lumière. 11 Après ces paroles, il ajouta : Notre ami Lazarre dort, mais je vais l’éveiller de son sommeil. 12 Ses disciples lui dirent donc : Seigneur, s’il dort, il guérira. 13 Mais Jésus avait parlé de sa mort ; eux, au contraire, crurent qu’il parlait du repos du sommeil. 14 Alors, Jésus leur dit clairement : Lazarre est mort. 15 Et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais alors vers lui. 16 Sur quoi, Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : Et allons, nous aussi, et mourons avec lui. 17 Jésus vint donc, et il trouva Lazarre depuis quatre jours dans le tombeau. 18 Or, Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ. 19 Beaucoup de Juifs étaient venus près de Marthe et de Marie, pour les consoler de la mort de leur frère. 20 Marthe, ayant appris que Jésus venait, alla au-devant de lui, mais Marie restait assise à la maison. 21 Marthe dit donc à Jésus : Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort. 22 Mais, maintenant encore, je sais que tout ce que vous demanderez à Dieu, Dieu vous le donnera. 23 Jésus lui dit : Votre frère ressuscitera. 24 Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. 25 Jésus lui dit : C’est moi qui suis la résurrection et la vie ; qui croit en moi, fût-il mort, vivra ; 26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le croyez-vous ? 27 Elle lui dit : Oui Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui êtes venu en ce monde. (Jean, 11.)

 

Explication du tableau

9. Ce tableau représente la résurrection des morts. Au milieu du désordre général qui règne dans la nature, les anges, sonnant de la trompette, appellent les hommes au jugement ; les tombeaux s’ouvrent, les morts ressuscitent et sortent de la poussière. Parmi eux, nous voyons un roi qui a conservé sa couronne, et un évêque qui retrouve, en ressuscitant, ses habits pontificaux.

10. En haut du tableau, la croix apparaît dans les airs, toute resplendissante de lumière et environnée des esprits bienheureux. Sa vue console les bons, qui lui tendent les bras avec confiance, et épouvante les méchants, qui cherchent à se cacher et appellent les montagnes pour les écraser.

 


 

A- Catéchisme en Images, pages 01 à 15: Page actuelle

B- Catéchisme en Images, pages 16 à 32: Cliquez ici

C- Catéchisme en Images, pages 33 à 49: Cliquez ici

D- Catéchisme en Images, pages 50 à 66: Cliquez ici

 


publié 30 novembre 2017 par missiondesainteanne

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